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    <title><![CDATA[Le blog de Socialisme &amp; Démocratie 32]]></title>
    <link>http://www.socialismedemocratie32.net/</link>
    <description>Ce blog de Socialisme &amp; Démocratie 32 est né d'une grande aventure celle de - DSK2007, désirs de gauche -un autre blog auquel il succède.

Socialisme &amp; Démocratie 32 regroupe au sein de la fédération du Gers du Parti Socialiste et aujourd'hui, bien au delà , toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans la démarche de réformisme radical initiée par Dominique Strauss-Kahn et ses ami(e)s dès 2001.

Socialisme &amp; Démocratie 32 se veut, parmi d'autres, porteur de cette flamme qui nous anime </description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Le blog de Socialisme &amp; Démocratie 32]]></title>
        <link>http://www.socialismedemocratie32.net/</link>
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    <pubDate>Thu, 09 Feb 2012 10:30:14 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Thu, 09 Feb 2012 10:30:14 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.socialismedemocratie32.net</copyright>            <category>Politique</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Dominique Strauss-Kahn, un expert économique particulièrement demandé]]></title>
        <link>http://www.socialismedemocratie32.net/article-dominique-strauss-kahn-un-expert-economique-particulierement-demande-98566094.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;"><img src="http://idata.over-blog.com/1/01/68/07/PHOTOS-3/dsk-08112010.jpg" class="GcheTexte" alt=
    "dsk 08112010" height="142" width="275">Durement secoué par une série d’événements depuis un certain 14 mai 2011, à New York, Dominique Strauss-Kahn a retrouvé, non sans un certain plaisir, les
    salles de conférence pour y parler économie, matière qu'il maîtrise au mieux et au sujet de laquelle, on attend toujours avec impatience ses analyses et un certain regard d'expert.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">Le 19 décembre dernier, il était à Pékin, invité d'honneur d'un colloque d'économistes chinois auprès
    desquels il présenta une analyse de la crise de la dette dans le monde.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">On se souvient de ses propos assez durs tenus notamment à l'encontre d'une Europe, et plus particulièrement
    vis à vis de l'Allemagne et de la France, incapables à ses yeux de mettre en oeuvre une véritable gouvernance économique pour lutter contre cette crise économique et financière qui n'en finit
    plus. En cause, la dette de la zone Euro qui entrave toute compétitivité économique et fragilise une croissance, lorsqu'elle ne la paralyse pas.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">Et Dominique Strauss-Kahn de fustiger alors ce remède infligé qu'est la mise en place de politiques
    d'austérité alors que le secteur financier n'est toujours pas assaini, d'autant plus qu'il paraît toujours menacé par "&nbsp; <em>la détention d’importants montants de dette publique d’une valeur
    douteuse</em>".</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">Et c'est dans ce contexte que l'ancien Directeur du FMI dénonça la position des leaders politiques européens
    : "<em>dès le départ, chacun des leaders européens se concentra sur le niveau de la dette, et personne ne voulut porter une attention suffisante au problème de la&nbsp; compétitivité – la clé
    réelle de la croissance. Comme c’est souvent le cas, le problème de la solvabilité à long terme fut occulté par le problème de la liquidité à court terme. L’attention a été portée sur l’issue la
    plus facile politiquement, aux dépens du problème fondamental. Les leaders politiques étaient dans le déni. Ils y sont toujours</em> ".</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">Bien plus, Dominique Strauss-Kahn devait se montrer plus précis dans son analyse, en révèlant les faiblesses
    politiques européennes fondamentales : " <em>aucun des problèmes principaux n’a été résolu : pas de budget central, pas de centre institutionnel, pas de prêteur de dernier recours, pas de
    politique monétaire globale ... sans parler de cette incapacité à gérer le cas de la Grèce</em> ".</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">Cette escapade chinoise ne restera pas sans lendemain. Les invitations tombent les unes après les autres
    parce que certains ont décidé, à juste titre, d'utiliser les compétences économiques de Dominique Strauss-Kahn.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">Le 9 mars prochain c'est la prestigieuse Université de Cambridge qui s'offrira ses services, avant qu'il ne
    se rende à Bruxelles, le 27 mars, où il devrait débattre&nbsp; des "leçons de la crise économique mondiale" au Parlement européen avec le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">Et mercredi dernier, Dominique Strauss-Kahn était au Forum de Paris, à Casablanca, aux côtés notamment&nbsp;
    de Nizar Baraka, ministre marocain de l’Economie et des Finances, Hubert Vedrine, ancien ministre français des Affaires étrangères et Ana Palacio, ancienne ministre espagnole des Affaires
    étrangères.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">Ses propos demeurent inchangés, même si Dominique Strauss-Kahn se veut plus optimiste sur l'évolution de la
    crise économique dans le monde, en dehors de l'Europe : " <em>La situation en Europe a des conséquences sur l’ensemble de l’économie mondiale. Tant que la croissance ne reviendra pas en Europe,
    cela gênera l’économie mondiale, ce qui ne veut pas dire que dans le reste du monde, il n’y ait pas des pays qui aillent bien. En Asie, en Amérique latine, en Afrique subsaharienne comme en
    Afrique du Nord, les choses vont plutôt bien. Quant aux Etats-Unis, la croissance y sera sans doute un peu meilleur en 2012 que ce que nous avions attendu. Ce que je veux dire par là c’est que
    les conséquences de la crise en Europe se font évidemment sentir, mais dans le reste du monde la croissance est repartie.</em></span> <span style=
    "font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;"><em>Pourquoi y a-t-il tant de difficulté en Europe? Parce qu’il y a une crise de confiance dans la capacité des Européens
    à résoudre leurs problèmes et particulièrement leur problème de dette souveraine. La crise dure principalement en raison de la difficulté qu’à l’Union européenne à apporter une réponse au
    problème de la Grèce, qui pourtant ne représente qu’une toute petite partie de son PIB (environ 2%). Mois après mois, sommet après sommet, les déclarations se succèdent mais l’action tarde "
    .</em> (*)</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">On le voit, son leitmotiv est toujours le même et Dominique Strauss-Kahn répète ce qu'il confiait déjà au
    printemps dernier , comme le rappelle François BAZIN dans le Nouvel Observateur de cette semaine :" <em>sans annulation de la dette grecque, l'Europe va dans le mur. Pis encore, plus elle tarde,
    plus cette mesure inéluctable de chirurgie économique risque de lui coûter cher</em> ".</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #800080;"><span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Finalement, pour ce qui est des leçons à retenir pour la période , Dominique Strauss-Kahn a
    choisi de mettre l’accent sur deux éléments essentiels qui devraient être au coeur de notre campagne présidentielle :&nbsp; "trop d’inégalités nuit à la stabilité et à la croissance économique "
    et " exigence de revenir</span> <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">à une croissance plus fondée sur la demande interne, plus égalitaire, mieux répartie, moins
    fondée sur l’export".</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">L'avenir dira s'il sera entendu !</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;"><strong>Philippe PUGNET</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">(*) lire à ce sujet <em><span style="font-size: 8pt; font-family: andale mono,times;"><a href=
    "http://www.leconomiste.com/article/890962-forum-de-paris-casablanca-round-la-crise-en-europe-finira-par-toucher-le-maroc-entret">http://www.leconomiste.com/article/890962-forum-de-paris-casablanca-round</a></span></em><strong><br></strong></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 04 Feb 2012 10:33:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">bf87df734ed3f3c3cb777adff1958392</guid>
                <category>Problèmes économiques et sociaux</category>        <comments>http://www.socialismedemocratie32.net/article-dominique-strauss-kahn-un-expert-economique-particulierement-demande-98566094-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Comment vraiment aider les jeunes]]></title>
        <link>http://www.socialismedemocratie32.net/article-comment-vraiment-aider-les-jeunes-98315072.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;"><img src="http://idata.over-blog.com/1/01/68/07/PHOTOS-3/jeunes-2.jpg" class="GcheTexte" alt="jeunes-2.jpg"
    height="216" width="289">La situation des jeunes et les moyens de l’améliorer sont un des enjeux importants de la campagne présidentielle qui s’ouvre. Cette situation semble refléter une bonne
    partie des difficultés et des blocages propres à la société française.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">Mais pour bien l’appréhender il faut évidemment produire un bon diagnostic. Une des questions centrales est
    de déterminer s’il faut mettre en œuvre une action globale en direction de l’ensemble de la jeunesse ou s’il convient plutôt d’adopter une politique ciblée en faveur de certaines franges
    particulièrement défavorisées.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">Certains travaux ont popularisé l’idée d’une « génération sacrifiée », ce qui militerait, si l’on y adhère,
    pour une action d’envergure en faveur de l’ensemble des jeunes. En réalité, cette thèse est très contestable car elle repose essentiellement sur la comparaison avec une « génération dorée » qui a
    connu sa jeunesse dans l’après-guerre. Cette génération a connu une extraordinaire promotion par rapport aux générations d’avant-guerre et à cette aune, les générations actuelles paraissent bien
    mal loties. Mais les conditions économiques qui l’ont permise étaient exceptionnelles et ne se reproduiront pas à un horizon prévisible. Conserver ce point de référence comme norme n’a donc pas
    grand sens, sauf à considérer que toute nouvelle génération est traitée de façon inique.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">Cela veut-il dire pour autant que tout va bien pour les jeunes en France ? Sûrement pas, mais le diagnostic
    doit être affiné et différencié selon les catégories. L’entrée dans la vie adulte est certes longue et pleine d’embuches dans notre pays. Mais les causes en sont nombreuses et complexes et ne
    relèvent pas exclusivement de considérations économiques. Il faut bien avoir à l’esprit en effet que le modèle d’entrée dans la vie adulte qui prévalait pour la « génération dorée » – une
    adaptation rapide et presque automatique entre des aspirations et un statut – est définitivement caduc. La forte prolongation de la scolarité qu’ont connue les générations scolaires des années
    1990-2000 a mis à bas le modèle de reproduction sociale qui prévalait autrefois. Aujourd’hui les jeunes doivent construire eux-mêmes leur destin professionnel, ils ne l’héritent plus de leurs
    parents. La jeunesse est la phase de tâtonnements nécessaires qui permet d’y parvenir.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">On y parvient cependant plus ou moins bien d’un pays européen à l’autre et, sur ce plan, force est de
    reconnaître que la France est loin d’être la plus performante. Plusieurs raisons l’expliquent. Le système d’information et d’orientation, qui devrait être un outil vital pour construire ce chemin
    complexe dans les filières de formation et d’emploi, est totalement défaillant. Le marché du travail est très rigide, réservant les bons emplois stables et très protégés aux adultes, et
    cantonnant les jeunes sur des emplois instables. Les performances du système scolaire enfin sont loin d’être à la hauteur, puisque près d’un jeune sur cinq le quitte sans avoir obtenu de diplôme.
    L’école a réussi la massification de l’accès à l’enseignement secondaire sans réussir la démocratisation. Les structures et les méthodes d’enseignement sont restées, dans une large mesure, celles
    du collège et du lycée classiques pensés pour préparer l’accès aux meilleures filières de l’enseignement général. Ceux qui ne peuvent y prétendre sont, dans une large mesure, éliminés.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">Le principal résultat de ces défaillances multiples est d’introduire un profond clivage à l’intérieur même de
    la jeunesse (voir à ce sujet Pierre Cahuc, Stéphane Carcillo, Olivier Galland, André Zylberberg, <em>La machine à trier. Comment la France divise sa jeunesse</em>, Eyrolles 2011). En effet, dans
    ce système opaque, les ressources sociales dont chacun dispose prennent une importance grandissante. Les jeunes eux-mêmes ne s’y trompent pas : dans une récente enquête (sondage IPSOS, janvier
    2012) ils indiquent que « l’aide des parents et des proches est indispensable pour s’en sortir » (71% des 18-24 ans sont d’accord avec cette idée), et que c’est le fait « d’avoir des relations »
    qui est le plus important « pour réussir sa vie professionnelle » (première raison citée, par 48% des 18-30 ans). Le résultat est bien là : certains s’en sortent et d’autres non. Tous les jeunes
    connaissent aujourd’hui une phase de transition instable au sortir des études, dans la première phase de la jeunesse. Cette situation est parfois une source d’angoisse ou même d’échec, mais pour
    la plupart des jeunes elle se finit bien : entre 25 et 30 ans 70 à 80% d’entre eux finissent par accéder à ce fameux CDI qui est, en France plus qu’ailleurs, la clé d’entrée dans la vie adulte.
    Mais certains restent sur le carreau. Il s’agit surtout de jeunes non diplômés qui subissent une triple peine : ils ont été rejetés par l’école, ils ont de faibles ressources familiales, ils sont
    insuffisamment aidés par la puissance publique (pas de RSA pour les jeunes, des structures d’aide à l’insertion insuffisamment dotées en moyens humains permettre un suivi efficace).</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">Comment améliorer les choses ? Tout d’abord des réformes de structure concernant l’école et le marché du
    travail sont indispensables : l’école doit se fixer l’objectif d’une réussite pour tous, 100% au niveau 5, plutôt que 80% au niveau du bac. Plus aucun élève ne devrait sortir du système éducatif
    initial sans un socle de compétences minimum. Le contenu et les méthodes d’enseignement doivent être profondément repensés pour y parvenir. Le marché du travail doit s’assouplir pour réduire la
    distance entre le CDD et le CDI et faciliter le passage de l’un à l’autre. Mais ces réformes ne pourront porter leurs fruits qu’à moyen terme. En attendant il faut aider les jeunes en difficulté,
    mais pour être efficace il faut concentrer les moyens sur ceux qui le sont vraiment. Diluer les rares ressources publiques sur toute la classe d’âge n’améliorera pas la situation d’ensemble et
    sera totalement inefficace pour ceux qui sont le plus en difficulté. Créer des emplois publics est une solution de pis-aller qui, les expériences passées l’ont montré, ne profite pas aux plus
    démunis et n’apporte pas d’amélioration significative au terme du contrat à ceux qui en bénéficient.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">Un nouveau contrat doit être passé avec la partie de la jeunesse la plus défavorisée, les jeunes non diplômés
    qui sont, pour une large part, laissés à l’abandon : une aide financière (en étendant le bénéfice du RSA au moins de 25 ans non étudiants et sans emploi), avec des contreparties fortes en termes
    de recherche d’emploi et de formation. Cette politique suppose aussi de renforcer considérablement les moyens humains du service public de l’emploi de façon à accompagner ces jeunes de manière
    individualisée et sur la durée. Les expériences étrangères montrent que pour que ces politiques soient efficaces, il faut compter au moins un conseiller pour trente jeunes. Il y a actuellement un
    conseiller pour 100 jeunes. Cela donne la mesure de l’effort à faire.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">Par Olivier GALLAND</span>
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">Sociologue Directeur de recherche au CNRS</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">Source <em>© Telos</em></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 31 Jan 2012 15:51:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">2f2118ecda9d58b83610536e7a3f5ca5</guid>
                <category>Problèmes économiques et sociaux</category>        <comments>http://www.socialismedemocratie32.net/article-comment-vraiment-aider-les-jeunes-98315072-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Les fondements énergétiques de la Démocratie]]></title>
        <link>http://www.socialismedemocratie32.net/article-les-fondements-energetiques-de-la-democratie-98314143.html</link>        <description><![CDATA[<div id="outils_texte" style="text-align: justify;">
    <span style="color: #800080;"><em><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;"><img src="http://idata.over-blog.com/1/01/68/07/PHOTOS-3/energie-democratie.png"
    class="GcheTexte" alt="energie-democratie.png" height="200" width="134">Les sources d’énergie sont-elles porteuses de modèles politiques&nbsp;? Oui, répond Timothy Mitchell, dans un essai
    stimulant sur les soubassements énergétiques des démocraties contemporaines. Le passage du charbon au pétrole au cours du XXe siècle a érodé le potentiel de mobilisation de la classe ouvrière et
    consacré le pouvoir des experts.</span></strong></em></span>
  </div>
  <div id="outils_texte">
    <div class="chapo"></div>
  </div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">Janvier 2012&nbsp;: l’Iran menace de fermer le détroit d’Ormuz. Casus belli&nbsp;: les États-Unis envisagent
    de répondre par la guerre si la république islamique met sa menace à exécution. Ni la répression intérieure du régime contre les mécontents, ni même son programme nucléaire n’ont ces dernières
    années amené réaction aussi belliqueuse. La raison en est connue: un quart du pétrole mondial transite par le détroit. Or l’économie mondiale dépend du pétrole pour sa survie. L’histoire récente
    l’a montré plus d’une fois&nbsp;: quand le pétrole est en jeu, c’est l’escalade, au moins verbale, souvent militaire. Comment sommes-nous devenus si dépendants aux hydrocarbures&nbsp;?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">Timothy Mitchell, politiste et historien spécialiste du Proche-Orient à l’université de Columbia, signe avec
    <em>Petrocratia</em> un court essai d’histoire globale, bien documenté et stimulant, qui éclaire la corrélation entre sources d’énergie, systèmes énergétiques et systèmes politiques. L’auteur
    propose ainsi de «&nbsp;suivre la piste du carbone&nbsp;» (p. 21) pour décortiquer les liens unissant le surgissement et l’hégémonie des hydrocarbures et la naissance de la démocratie de masse et
    de l’impérialisme aux XIXe et XXe siècles. Il s’intéresse particulièrement aux charnières de l’histoire énergétique contemporaine&nbsp;: le passage des énergies renouvelables au charbon au XIXe
    siècle, puis le passage du charbon au pétrole au siècle suivant. Il montre comment les propriétés physiques respectives du charbon et du pétrole ont facilité la naissance des démocraties sociales
    modernes et l’impérialisme colonial et néo-colonial. À cette interrogation historique sur les ruptures introduites par l’exploitation de nouvelles sources énergétiques, il ajoute l’analyse de
    plusieurs «&nbsp;connexions&nbsp;» entre les hydrocarbures et ce qu’il appelle – souvent par antithèse – la «&nbsp;démocratie&nbsp;» (nous dirions «&nbsp;le pouvoir&nbsp;»).</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;"><strong>Petrocratia</strong> se transforme alors en laboratoire d’idées&nbsp;: Mitchell teste sur le lecteur
    ses intuitions sur la constitution de cette nébuleuse où se rencontrent pétrole et politique et qu’il nomme «&nbsp;pétrocratie&nbsp;». Certaines sont convaincantes, d’autres moins. Trions.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">La suite : <em><span style="font-size: 8pt;"><a href=
    "http://www.laviedesidees.fr/IMG/pdf/20120123_CR-Petrocratia.pdf">laviedesidees.fr/IMG/pdf/20120123_CR-Petrocratia.pdf</a></span></em><br></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 31 Jan 2012 15:36:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">44fd66fe717dfa6b0c039c0830d20a6d</guid>
                <category>Faits de société</category>        <comments>http://www.socialismedemocratie32.net/article-les-fondements-energetiques-de-la-democratie-98314143-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Présidentielle : la clef du peuple]]></title>
        <link>http://www.socialismedemocratie32.net/article-presidentielle-la-clef-du-peuple-97860868.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;"><img src="http://idata.over-blog.com/1/01/68/07/PHOTOS-3/peuple.jpg" class="GcheTexte" alt="peuple.jpg"
    height="206" width="342">Le problème est simple en apparence&nbsp;: nul ne peut gagner l'élection présidentielle s'il n'est capable de mobiliser la majorité des suffrages des catégories
    populaires.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">C'est le cas pour toute élection présidentielle, en raison notamment de la forte participation populaire qui
    distingue ce scrutin des autres. Mais c'est plus encore le cas cette année. Le peuple ayant fait un retour inattendu sur le devant de la scène politique française à l'occasion de la
    campagne.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">"Retrouver le sens du peuple&nbsp;!" Voilà en effet le cri de ralliement de tous les candidats à l'élection
    présidentielle. Non tant parce que le Général de Gaulle a voulu en 1962 qu'elle soit cette fameuse rencontre entre un homme (il ne pensait pas à une femme à l'époque...) et le peuple français que
    parce que face à une crise sans précédent depuis un demi-siècle, chacun sent bien que la lassitude et le mécontentement populaire pourraient tourner à la révolte dans les urnes. Abstention bien
    sûr mais aussi vote de protestation pour des candidats vite qualifiés de populistes.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">C'est donc entre injonction populaire et menace populiste que se joue une bonne partie de la campagne
    présidentielle de 2012.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">Ce "peuple" qui renvoie les politiques à leur impuissance sondage après sondage, ce sont d'abord et avant
    tout les catégories populaires - même si une partie de l'insaisissable "classe moyenne" n'est pas loin. Ce sont ces ouvriers, ces employés et ces retraités issus des deux CSP précédentes de
    l'Insee qu'il faut majoritairement conquérir pour gagner l'élection présidentielle. Ce qu'a fait précisément Nicolas Sarkozy en 2007, en les mobilisant fortement (alors qu'elles s'abstiennent
    plus que d'autres) et en les arrachant, en grande partie, au vote FN qui avait été leur premier choix en 2002 - à l'époque Lionel Jospin avait obtenu un piètre 12% chez les ouvriers et 13% chez
    les employés, loin derrière Le Pen et Chirac. C'est d'ailleurs le soutien de ces catégories qui manque cruellement à la gauche depuis 1988 pour gagner une élection nationale, présidentielle bien
    sûr mais encore législative -&nbsp;à l'exception, toute relative, de la victoire aux législatives "de la dissolution" en 1997.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">Cette année, chacun des candidats se bat donc pour la (re)conquête de cet électorat-clef. A juste titre
    puisqu'il représente encore, n'en déplaise aux faux experts ès-élections du think tank Terra Nova notamment, une large majorité des électeurs inscrits. Et, devrait-on ajouter, qui dans le
    contexte de crise que nous traversons, voit ses conditions sociales se dégrader plus vite que n'importe quelle autre catégorie sociale. Ce qui crée non pas une identité collective, comme ce fut
    le cas au temps de la classe ouvrière, mais à tout le moins une condition commune&nbsp;: celle de la France des fins de mois qui commencent de plus en plus tôt, d'une France largement invisible
    dans les médias, qui souffre en silence, comme l'a d'ailleurs souligné la quasi-totalité des candidats.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">C'est pour le président sortant que le problème se pose avec le plus de difficulté. Il ne pourra pas réitérer
    son exploit de 2007. Il doit cette année défendre son bilan. Celui du président des riches et des privilégiés qui a trahi la promesse faite il y a 5 ans à la "France qui se lève tôt", celle de
    lui redonner du pouvoir d'achat et un avenir pour ses enfants. La crise historique que nous traversons n'explique pas tout de cette faillite&nbsp;; les Français, les plus modestes en particulier,
    le savent. Les attaques répétées contre la gauche, ses 35 heures et sa retraite à 60 ans ne portent pratiquement pas. Le seul espoir de réélection de Nicolas Sarkozy tient à la faiblesse
    potentielle de ses adversaires.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">Ceux de la droite et du centre évidemment au premier chef. Ainsi un François Bayrou qui arriverait assez haut
    dans les intentions de vote pourrait-il menacer directement la qualification du président pour le 2nd tour. La multiplication des candidatures à sa droite pouvant lui faire perdre de précieux
    points, à la manière de ce qui est arrivé à Lionel Jospin à gauche en 2002. Sans une part significative du vote populaire, le président de la République ne peut pas surmonter ces aléas. Sans son
    socle de 2007, il peut donc tout perdre.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">C'est aussi tout l'enjeu de la campagne pour François Hollande. Il a un boulevard devant lui mais encore
    faut-il qu'il sache dans quel sens l'emprunter&nbsp;! Pour ramener vers lui le vote populaire, il n'a guère d'autre choix que d'aller de l'avant... sur deux jambes. D'une part, en proposant un
    programme économique et social ambitieux, celui d'une rupture à la fois effective, visible et lisible, avec le désordre et l'inégalité régnantes. C'est la réforme fiscale qui est l'arme
    principale d'une telle révolution. Profonde, radicale et égalitaire, elle est en effet dernier outil dont dispose l'Etat national dans un cadre européen et mondial aussi incertain que difficile à
    infléchir. D'autre part, en prononçant un discours d'autorité et de rassemblement du peuple, de la nation précisément, autour d'un projet républicain réaffirmé et renouvelé. Celui-là même que la
    gauche a oublié et perdu depuis tant d'années, entre pouvoir et opposition, entre dilution locale et errements doctrinaux.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">Cette élection est un moment privilégié pour la gauche pour se réapproprier ces dimensions matérielles et
    symboliques. Il reste 3 mois à son principal candidat - les autres, Jean-Luc Mélenchon, Eva Joly ou Jean-Pierre Chevènement notamment ne pouvant en rien lui disputer ce statut - pour non
    seulement gagner mais pour le faire dans les meilleures conditions possibles. Celles qui lui seront indispensables s'il veut gouverner dans la durée, et pas seulement pendant quelques courtes
    semaines d'état de grâce, si tant est qu'il y en ait un.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">Ce qui complique sérieusement l'affaire, c'est qu'en face il y a désormais Marine Le Pen. Et c'est elle qui
    pour le moment possède la clef du vote populaire, composante essentielle de ses 20% d'intentions de vote régulières. Un tel capital ne la conduira certainement pas à la victoire mais peut
    l'emmener suffisamment loin, et pourquoi pas au second tour, comme son père en 2002, pour faire trembler l'ensemble de l'édifice politique français. Si une telle situation devait se produire,
    contre François Hollande en particulier, celui-ci ne connaîtrait qu'une victoire à la Pyrrhus. Le pays serait ingouvernable. Et dès les législatives, la véritable "barrière d'espèce" construite
    dans la douleur parfois (souvenons-nous des régionales de 1998&nbsp;!) entre droite de gouvernement et FN pourrait bien disparaître, définitivement. Les triangulaires qui ont si souvent profité à
    la gauche depuis des années ne seraient plus alors qu'un souvenir.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">Quoi qu'il arrive, l'élection de 2012 marquera la fin du système politique mis en place depuis plus de 20
    ans, celui qui a tenu le FN à sa lisière. Ce qui lui a d'ailleurs permis de prospérer, de devenir le refuge des votes contre ce système justement. Aujourd'hui, si une partie de la droite se
    lepénise à grande vitesse, le FN se banalise aussi, en grande partie. De ce double mouvement pourrait bien naître, dès l'élection du printemps, un casse-tête politique bien plus douloureux encore
    pour la gauche que l'échec national qu'elle subit depuis des années.</span>
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    <strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 10pt; color: #800080;">Laurent BOUVET</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 10pt; color: #800080;">Professeur à Sciences Po PARIS</span>
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 10pt; color: #800080;">Source Le HuffingtonPost.fr</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 25 Jan 2012 11:21:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">54d14037c113f45e7e670a9cc45377ec</guid>
                <category>Politique</category>        <comments>http://www.socialismedemocratie32.net/article-presidentielle-la-clef-du-peuple-97860868-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Remettre en marche le moteur de l'emploi]]></title>
        <link>http://www.socialismedemocratie32.net/article-remettre-en-marche-le-moteur-de-l-emploi-97828554.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #800080; font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 10pt;"><img src="http://idata.over-blog.com/1/01/68/07/PHOTOS-2/ouvriers.jpg" class="GcheTexte" alt="ouvriers"
    height="185" width="275">La fin du mandat de Nicolas Sarkozy est marquée par une évidence : celle de son échec sur le front de l'emploi. Un million de demandeurs d'emploi de plus qu'en mai 2007,
    un taux de chômage qui approche dangereusement les 10 % et qui continue d'augmenter rapidement, le Président sortant ne s'est pas donné les moyens de sortir de la crise. Bien pire, il a contribué
    à l'aggraver.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="color: #800080; font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 10pt;">Alors que l'activité baissait et que le bon sens appelait à la mise en place de dispositifs massifs de
    chômage partiel, comme en Allemagne, Nicolas Sarkozy a préféré encourager les heures supplémentaires au détriment des embauches. La France a dépensé dix fois moins pour son dispositif de chômage
    partiel que l'Allemagne en 2009, au plus fort de la crise, et l'efficacité en a été diminuée d'autant : selon l'OCDE, le dispositif allemand a permis de préserver plus de 200 000 emplois alors
    qu'en France il en sauvegardait moins de 20 000. Il faut prendre conscience de la responsabilité de Nicolas Sarkozy dans l'augmentation du chômage tant par le maintien de la détaxation des heures
    supplémentaires, près de 13 milliards d'euros de gaspillés par l'Etat en trois ans pour un dispositif qui détruit de l'emploi sur fonds publics, que par l'absence d'ambition dans la mise en place
    du chômage partiel. L'obsession du "travailler plus pour gagner plus" aura coûté cher en emploi.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="color: #800080; font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 10pt;">La mise en place de plans d'austérité successifs est également intervenue sans vision ni cohérence. Alors
    qu'il aurait fallu investir massivement dans des projets de relance ciblée, au contraire du grand emprunt qui n'a été qu'un saupoudrage d'argent public, la seule réponse du gouvernement à la
    crise semble avoir été un ensemble de plans de</span> <span style="color: #800080; font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 10pt;">rigueur qui ont brisé la croissance. Cette politique a
    plongé la France dans une spirale négative : les plans d'austérité, plombant la consommation et l'investissement, donc la croissance, ont entraîné une baisse des recettes, rendant nécessaires de
    nouveaux plans d'austérité.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="color: #800080; font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 10pt;">Enfin, le démantèlement du service public de l'emploi en pleine crise a été une faute majeure. Comme en
    convient le rapport du 5 juillet 2011 de la mission sénatoriale relative à Pôle emploi, cet organisme cumule les difficultés : manque de moyens et de personnels, inexpérience de certains
    opérateurs privés à qui on délègue l'accompagnement des chômeurs, etc. La droite a compliqué le retour à l'emploi de millions de chômeurs.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="color: #800080; font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 10pt;">Face à ce désastre, face à l'état déplorable dans lequel Nicolas Sarkozy laissera, en 2012, le marché du
    travail dans notre pays, avec François Hollande, nous avons la lourde responsabilité de remettre en marche le moteur de l'emploi.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="color: #800080; font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 10pt;">Par <strong>le contrat de génération</strong>, d'abord, qui permettra de cibler les allégements de
    cotisations vers les entreprises qui embauchent un jeune travailleur en contrat à durée indéterminée (CDI) tout en gardant un employé senior. Négociée par les syndicats et financée par un
    redéploiement d'une partie des allégements généraux de cotisations, cette mesure améliorera la situation de l'emploi aux deux âges les plus touchés par le chômage.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #800080; font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 10pt;">Par <strong>les emplois d'avenir</strong>, ensuite, qui seront ciblés sur les populations les plus fragiles
    et par un parcours d'insertion afin de garantir qu'aucun jeune ne reste sans solution.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #800080; font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 10pt;">Par <strong>une réorganisation du service public de l'emploi</strong> bien sûr, avec un plan de recrutement
    d'agents formés et une personnalisation de l'accueil et du suivi des demandeurs d'emploi.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #800080; font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 10pt;">Par <strong>la relance de la croissance</strong> surtout, grâce au pacte de production de François Hollande
    pour une France qui produit mieux et qui respecte le travail.</span> <span style="color: #800080; font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 10pt;">Car c'est bien là la clef pour résoudre
    le problème du chômage à long terme : avoir une stratégie offensive pour remettre en marche notre appareil productif.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="color: #800080; font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 10pt;">- D'abord par un soutien massif à la recherche et à l'innovation, pour qu'enfin notre économie monte en gamme
    et change de dimension ;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="color: #800080; font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 10pt;">- Ensuite, en investissant dans la formation des étudiants et des salariés parce que l'élévation des
    qualifications et l'amélioration des savoirs sont la meilleure garantie d'une économie d'avenir ;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #800080; font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 10pt;"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #800080; font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 10pt;">-Egalement en aidant au développement des entreprises, notamment des PME/PMI grâce à une banque publique
    d'investissement déclinée sous forme de fonds régionaux ;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #800080; font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 10pt;"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #800080; font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 10pt;">- Enfin, en soutenant des filières industrielles d'avenir comme les énergies durables, la santé ou encore le
    numérique.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="color: #800080; font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 10pt;">C'est bien par une gouvernance économique inspirée, par une économie de l'intelligence que nous pourrons
    stimuler une croissance soutenue et durable et que nous créerons plus d'emplois de qualité.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    <span style="color: #800080; font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 10pt;"><strong>Alain VIDALIES</strong> Député des Landes</span>
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    <span style="color: #800080; font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 10pt;">Source LeMonde</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 24 Jan 2012 21:05:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">816e16cf934368c03e128ef76197c0ab</guid>
                <category>Problèmes économiques et sociaux</category>        <comments>http://www.socialismedemocratie32.net/article-remettre-en-marche-le-moteur-de-l-emploi-97828554-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[" Le changement c'est maintenant "]]></title>
        <link>http://www.socialismedemocratie32.net/article-le-changement-c-est-maintenant-96859658.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;"><img src="http://idata.over-blog.com/1/01/68/07/PHOTOS-3/ecriture.jpg" class="DrteTexte" alt="ecriture"
    height="215" width="292">Enfin nous y voilà : 2012 l’année du changement tant attendu avec notre candidat François HOLLANDE, vainqueur de notre belle primaire citoyenne en octobre
    dernier.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">Une légitimité sans précédent lui a été accordée à l’issue d’une procédure de désignation particulièrement
    bien réussie, en dépit des critiques d’une droite totalement désemparée face à ce succès populaire.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">Une exigence également, celle de gagner et faire gagner la gauche en mai et juin</span> <span style=
    "font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">prochains.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">Une responsabilité aussi, celle de conduire notre pays sur la voie de la transformation économique pour plus
    de croissance et d’emploi, d’innovation et de recherche ; celle de promouvoir un nouvel ordre social empreint de justice, d’égalité et de respect ; celle enfin de lui faire retrouver sa
    légitimité au sein de la communauté internationale, sans oublier un rôle prépondérant dans la construction européenne.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">Pour autant le parcours est semé d’embûches car une crise économique et financière sans précédent vient
    ternir cette exigence de victoire et impose d’apporter des réponses précises. Les attentes de nos concitoyens sont particulièrement importantes.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">Excédés par une rigueur injuste qui leur est imposée par une droite arrogante, plus soucieuse de satisfaire
    une caste de privilégiés que de mettre en oeuvre une politique économique et sociale garante de l’intérêt général, les français en ont assez des palabres et autres promesses purement
    électoralistes.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">Nous savons tous, et François HOLLANDE le premier, qui est responsable de cette politique qui a creusé les
    déficits, a aggravé la dette, a augmenté le chômage. Pour autant , nombreux sont celles et ceux qui ne croient plus en l’action politique, se sentent trahis, ne savent pas vers qui se tourner.
    Alors, empreints d’amertume ou de colère, ils s’orientent dans les méandres dangereux du populisme qui ne fait qu’attiser les haines et rejeter l’autre, coupable à leurs yeux, de tous les
    maux.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">Le moment est désormais venu de renoncer à la fatalité, à la résignation et de préparer le changement, avec
    conviction et détermination. Le 4 janvier dernier , à Mérignac, François HOLLANDE s’est clairement positionné : « <em>je suis candidat à</em></span> <span style=
    "font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;"><em>l’élection présidentielle pour le récit républicain, pour le rêve français, pour que la génération qui arrive comme
    les autres qui l’ont précédée puissent connaître le progrès, la justice et la dignité à laquelle toute génération a droit pour son avenir</em> »</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">Nous n’avons pas le droit d’échouer. Dans ce combat collectif, notre engagement doit être total. Nous devons
    aller au devant de nos concitoyens pour dialoguer avec eux et construire l’espérance. Mais nous ne saurions nous contenter que de cela. Gagner l’élection présidentielle au mois de mai prochain
    est une exigence, mais c’est la première étape. Il nous faudra aussi apporter au nouveau Président une majorité à l’Assemblée nationale.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">Certes, les désignations préalables de nos candidat(e)s s’accompagnent parfois de surprises et autres
    querelles, ici ou là. Et nous n’ignorons pas également que certains sont avant tout soucieux de leur propre avenir politique. Mais nous devons dépasser ces péripéties car l’enjeu est de taille.
    Nous avons l’obligation de bâtir cette alternance tant attendue et nous en donner les moyens.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">C’est pourquoi, au mois de juin prochain, nous devrons élire, en très grande majorité, des hommes et des
    femmes de gauche, socialistes bien sûr mais aussi radicaux de gauche ou écologistes, qui , dans leur diversité, soutiendront la nouvelle action présidentielle et voteront les lois progressistes
    dont notre pays a besoin.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">Au seuil de cette nouvelle année, Socialisme &amp; Démocratie 32 reste fidèle à ses engagements. Par delà les
    hommes, nous avons des convictions et nous mènerons le combat pour la justice, l’équité, la solidarité et la fraternité, afin qu’au printemps prochain les roses fleurissent et parfument l’air du
    renouveau démocratique.</span>
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    <strong><span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">Philippe PUGNET</span></strong>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 11 Jan 2012 10:33:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">cf774df0dac473c6af03f670933e8e95</guid>
                <category>Socialisme et Démocratie</category>        <comments>http://www.socialismedemocratie32.net/article-le-changement-c-est-maintenant-96859658-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Dominique Strauss-Kahn, son grand retour d’expert en macro-économie]]></title>
        <link>http://www.socialismedemocratie32.net/article-dominique-strauss-kahn-son-grand-retour-d-expert-en-macro-economie-93263646.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #800080; font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;"><img src="http://idata.over-blog.com/1/01/68/07/PHOTOS-3/DSK-en-Chine-2.JPG" class="DrteTexte" alt=
    "DSK-en-Chine-2.JPG" height="185" width="253">Après plus de sept mois de turbulences personnelles, Dominique Strauss-Kahn a choisi une conférence économique dans la capitale chinoise pour
    retrouver son statut de spécialiste en macro-économie. Aux journalistes étrangers qui lui posaient des questions plus personnelles, sur son actualité judiciaire, sur son état d'esprit ou sur son
    choix de la Chine pour revenir sur le devant de la scène, il a systématiquement opposé la même réponse: "<em>Aucun commentaire</em>". Circulez, il n'y a rien à voir !</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">Invité par le groupe NetEase, l'un des géants de l'internet en Chine, Dominique Strauss-Kahn a prononcé un
    discours en anglais de 45 minutes*.</span> <span style="color: #800080;"><em>&nbsp;</em></span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">Fort d'une expérience liée à ses quatre années passées à la tête du FMI, bien au-dessus de la mêlée, il a
    distribué bons et mauvais points, se montrant particulièrement très critique des mesures de sauvetage récemment prises à Bruxelles.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">"<em>Nous voyons les pays européens passer d'un plan (de sauvetage) à un autre, d'un sommet de la dernière
    chance à un autre, toujours sans admettre les pertes, toujours sans permettre une reprise de la croissance et toujours en échouant à restaurer la confiance</em>", a -t-il déclaré . Le ton est
    donné.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">Les 500 millions d'euros du Mécanisme européen de stabilité (MES), futur fonds de sauvetage permanent de la
    zone euro, "<em>ne seront pas réels avant six mois, ce qui est bien trop tard. C'est une question de semaines, ce n'est pas une question de mois</em>", a t-il tenu à souligner.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">Quant aux 200 milliards d'euros de prêts bilatéraux promis par la zone euro et d'autres pays de l'UE pour
    renflouer le FMI, ils "<em>sont dans les limbes</em>", a jugé Dominique Strauss-Kahn, avant de conclure que le pare-feu anti-crise de la dette européenne "<em>n'existait pas
    vraiment</em>".</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">Concernant les autres mesures sur lesquelles planchent les leaders européens, qui se retrouveront en sommet
    début 2012, DSK a assuré: "<em>Franchement je ne suis pas vraiment sûr que ce qu'ils vont préparer sera suffisamment solide pour être efficace</em>".</span><br>
    <br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">Dominique Strauss-Kahn a ensuite répondu à des interrogations d'internautes transmises par le biais d'un
    animateur du forum.</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">"<em>Avec la récente tempête, le radeau semble ne plus être assez résistant</em>", a-t-il affirmé en parlant
    de l'eurozone. "<em>Le fait que l'euro soit encore au milieu de la rivière et que l'union budgétaire ne soit pas réalisée le rend très vulnérable et le radeau semble sur le point de
    sombrer</em>".</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">"<em>Je ne suis pas persuadé que (le président français) M. Sarkozy et (la chancelière allemande) Mme Merkel
    se comprennent bien entre eux et c'est probablement une des raisons pour lesquelles le système européen a des problèmes pour avancer</em>", a-t-il confié.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">Un retour aux sources particulièrement percutant et réaliste.<br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    <span style="color: #800080;">D'après source AFP</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #800080;">*<em>Socialisme &amp; Démocratie 32 publiera cette intervention dès que possible<br></em></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 19 Dec 2011 11:42:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">fc471d6843f0dd0e5ed986d0fa82a0e6</guid>
                <category>International</category>        <comments>http://www.socialismedemocratie32.net/article-dominique-strauss-kahn-son-grand-retour-d-expert-en-macro-economie-93263646-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Une autre voie pour l'Europe par François HOLLANDE]]></title>
        <link>http://www.socialismedemocratie32.net/article-une-autre-voie-pour-l-europe-par-fran-ois-hollande-92834532.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #800080; font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;"><img src="http://idata.over-blog.com/1/01/68/07/PHOTOS-2/zone-euro.jpg" class="DrteTexte" alt="zone euro"
    height="225" width="294">L'Union européenne affronte la plus grave crise de son existence. Elle tient moins à la force des marchés qui menace la zone euro, qu'à la faiblesse de la gouvernance
    politique pour la conjurer.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="color: #800080; font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Le 9 décembre, le compromis de Bruxelles à l'occasion du 16e sommet européen depuis le déclenchement de la
    défaillance grecque en a été une nouvelle illustration. Je partage la nécessité d'adresser de nouveaux signes de crédibilité par des procédures de contrôle des engagements budgétaires des Etats.
    Mais je constate que la proclamation d'un nouveau traité n'a pas permis de restaurer le calme sur les marchés et d'instaurer la confiance chez les citoyens. Car cet accord n'a été capable ni de
    répondre à l'urgence, ni de relancer l'Europe.</span><br>
    <br>
    <span style="color: #800080; font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Personne ne sait d'ailleurs quelle en sera la traduction juridique: une révision des traités européens ?
    L'adaptation de dispositions existantes ou la finalisation de mécanismes déjà prévus par la Commission ? Un accord intergouvernemental sur de bonnes pratiques mais avec quel rattachement à
    l'ordre juridique communautaire ?</span><br>
    <br>
    <span style="color: #800080; font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Je le sais d'autant moins que le président-candidat se garde bien de consulter l'opposition. Il en appelle à
    l'union nationale, ce qui est cocasse venant de celui qui n'a cessé d'entretenir des divisions, et se prive, sur des questions essentielles, de l'avis de ceux qui pourraient être demain en charge
    du pays.</span><br>
    <br>
    <span style="color: #800080; font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Une révision des traités est un exercice difficile. Et même périlleux, a fortiori si le texte lui-même
    suscite la controverse. En tout cas, sa seule annonce, même célébrée par des communiqués de presse de victoire, n'a pas été de nature à lever les incertitudes. Une semaine après, tout semble être
    revenu comme avant. Et c'est un constat d'insuffisance qui est dressé. Je souhaite évidemment que les moyens financiers décidés à Bruxelles dissipent les inquiétudes avec le concours de la Banque
    centrale européenne. C'est l'intérêt de la France, comme de l'ensemble de la zone euro.</span><br>
    <br>
    <span style="color: #800080; font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Je tiens néanmoins à exprimer mes réserves. Car ce projet de traité, parce qu'il est étroit, flou et punitif,
    entretient une dangereuse confusion entre la nécessaire convergence des politiques économiques dans la zone euro et la généralisation de l'austérité.</span><br>
    <br>
    <span style="color: #800080; font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Et je vois, non sans m'en étonner, la résignation de l'un de ses initiateurs. Nicolas Sarkozy lui-même
    déclare, au détour d'une phrase, ne pas faire un drame de la dégradation de la notation de notre pays par les agences de notations. C'est dire sa confiance ! Le sauvetage du triple A était hier
    considéré comme un "trésor national" et le talisman d'une bonne gestion. Sa perte, aujourd'hui, est jugée "tout sauf insurmontable". Il y a là un terrible aveu d'échec.</span><br>
    <br>
    <span style="color: #800080; font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">La réduction des déficits et de la dette est un impératif. Si les Français m'accordent leur confiance en mai
    2012, je demanderai au Parlement de voter une loi de programmation des finances publiques sur le retour à l'équilibre de nos comptes avant 2017. Cet effort sera réalisé dans la justice sociale.
    Mais rien de sérieux ne sera possible sans la croissance; elle est la grande oubliée de l'accord de Bruxelles avec même le risque d'accentuer la récession, au point d'en inquiéter les marchés
    eux-mêmes.</span><br>
    <br>
    <span style="color: #800080; font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">La démocratie est l'autre grande absente. Comment admettre la mise à distance des institutions communautaires
    et, notamment, du Parlement européen ? Est-ce au prix d'un plus grand rôle donné à la Cour de justice européenne ? Ce serait inacceptable. Quelle sera la place des Parlements nationaux ? Pour
    toutes ces raisons, j'ai indiqué que j'examinerai avec la plus grande attention le détail de cet accord au fur et à mesure de son écriture, et j'ai exprimé ma volonté de renégocier pour
    rééquilibrer et compléter le futur traité dans l'esprit du pacte de responsabilité, de gouvernance et de croissance que je réclame, avec mes amis de la gauche européenne.</span><br>
    <br>
    <span style="color: #800080; font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Je souhaite des moyens efficaces d'action sur les marchés, conjuguant ceux de la Banque centrale européenne,
    dans le respect de son indépendance, et d'un fonds de secours financier puissamment doté pour décourager la spéculation. La zone euro doit se munir d'une véritable force de frappe financière. Je
    suis favorable à la mise en place d'euro-obligations, pour mutualiser au moins une partie de notre dette. Enfin, je demande des moyens de soutien à la croissance: les interventions de la Banque
    européenne d'investissement dans les secteurs d'avenir, un budget européen renforcé par des ressources nouvelles (notamment la taxe sur les transactions financières) pour conduire des politiques
    industrielles, en faveur de la conversion écologique ou dans les nouvelles technologies.</span><br>
    <br>
    <span style="color: #800080; font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Comment comprendre que l'on se soit privé de ces éléments indispensables à la sortie de crise ? Les peuples
    le demandent. Même le président du Conseil européen Herman Van Rompuy le propose.</span><br>
    <br>
    <span style="color: #800080; font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">L'enjeu n'est pas seulement la sortie de la crise. Il est aussi de refonder le projet européen. Celui-ci ne
    peut se réduire à l'austérité et à une simple coordination intergouvernementale, sans ambition. Les peuples s'en détourneraient définitivement. Cette refondation ne peut être entreprise qu'à
    partir d'un processus de convergence économique, d'harmonisation fiscale et sociale, de grands programmes européens de croissance, d'un nouvel élan démocratique. Tout cela donnera naissance à ce
    "fédéralisme des projets" que j'entends discuter avec nos partenaires et amis européens pour le proposer au peuple français et demain à l'Union européenne tout entière.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><strong><span style="color: #800080; font-size: 10pt;">François HOLLANDE</span></strong></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 16 Dec 2011 15:08:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">f88f046bc4aadfeeb8dd0ba8f309bad1</guid>
                <category>Politique européenne</category>        <comments>http://www.socialismedemocratie32.net/article-une-autre-voie-pour-l-europe-par-fran-ois-hollande-92834532-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Les syndicats : unité et divergences face à la crise]]></title>
        <link>http://www.socialismedemocratie32.net/article-les-syndicats-unite-et-divergences-face-a-la-crise-91857051.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #993366;"><em><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;"><img src="http://idata.over-blog.com/1/01/68/07/PHOTOS-3/manif.jpg" class=
    "GcheTexte" alt="manif.jpg" height="173" width="287">Les thèmes de l’emploi, du chômage et du pouvoir d’achat sont au coeur des préoccupations des Français.</span></strong></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #993366;"><em><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif;">Pourtant, dans un contexte d’élection présidentielle inédit car marqué par la
    rigueur et la crise économiques, les syndicats restent dans une situation difficile. Réussiront-ils à se faire entendre durant les prochains mois ? Pour eux, la question se pose plus que
    jamais.</span></strong></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">En 2012, les syndicats sont dans une situation bien plus difficile qu’ils ne l’étaient lors de la dernière
    élection présidentielle. En 2007, la question sociale était au coeur des débats qu’il s’agisse du pouvoir d’achat - chacun se rappelle du slogan de Nicolas Sarkozy : « Travailler plus pour gagner
    plus » - ou de la rénovation de la démocratie sociale. À ce sujet, l’ensemble des « grands candidats », de Nicolas Sarkozy à Ségolène Royal en passant par François Bayrou, prônaient un
    renouvellement en profondeur des rapports entre la loi et la négociation. Estimant qu’il fallait accorder plus de place à celle-ci face au législateur, ils souhaitaient aussi redéfinir en
    profondeur les règles de la représentativité syndicale tant dans l’entreprise qu’à d’autres niveaux de négociations.</span><br>
    <br>
    <strong><span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">1/ Des élections marquées par la crise et la rigueur</span></strong><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">En 2012, pour la première fois sous la Ve République, l’élection présidentielle sera placée sous le signe de
    la rigueur économique, ce qui contredit les propositions que les syndicats s’apprêtaient à soumettre aux divers candidats en matière de redistribution sociale ou de nouveaux financements publics.
    Pour les confédérations, la situation actuelle est d’autant plus difficile qu’elle est en partie imprévue. Lors du mouvement sur les retraites de l’automne 2010, certains commentateurs, experts
    ou dirigeant syndicaux estimaient possible un recul du pouvoir politique au vu de la faible popularité du président de la République et de l’approche de l’élection présidentielle. À leurs yeux,
    la conjoncture était favorable aux syndicats.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">Aujourd’hui, c’est exactement le contraire qui se produit. Non seulement les pouvoirs publics ont maintenu
    leurs objectifs en matière de réforme de retraites mais le gouvernement a depuis défini de nouvelles mesures de rigueur qui touchent plusieurs domaines : accélération de la réforme des retraites,
    consommation et TVA, allocations familiales, indemnités relatives aux arrêts maladie, contreparties liées au RSA, etc.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">Certes, on pourrait penser que ces mesures renforcent le mécontentement social, confortant ainsi les
    organisations syndicales mais la situation n’est pas dénuée d’ambiguïtés. Face à la situation économique et sociale de la France, le nombre de Français qui se disent « révoltés » a encore
    augmenté depuis le printemps 2011 : 48% en mai, 53% en octobre dernier. Et ce pourcentage est beaucoup plus élevé que celui qui concerne les Français qui se disent « résignés » (29%) ou «
    confiants » (11%)<span style="font-size: 8pt;"><strong><a href=
    "http://www.lejdd.fr/Economie/Actualite/Sondage-exclusif-Ifop-JDD-53-des-Francais-revoltes-face-a-la-crise-411067/">1</a></strong></span>.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">En outre, en novembre 2011, les questions liées au chômage et à l’emploi venaient largement en tête des
    préoccupations des Français (76% du total des réponses citées contre 57% pour les questions de santé et de qualité des soins qui se situaient en second rang)<span style=
    "font-size: 8pt;"><strong><a href="http://www.tns-sofres.com/_assets/files/2011.11.09-baro-preoc.pdf">2</a></strong></span>.</span> <span style=
    "font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">Mais en parallèle, les conséquences de la crise économique actuelle semblent produire ses premiers effets sur l’opinion.
    À la fin octobre, un sondage réalisé par l’IFOP montrait que « la dette et le déficit public » constituaient désormais le problème le plus important pour les Français (33%) allant jusqu’à
    devancer le thème traditionnel du pouvoir d’achat (23%).</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">De la même manière, l’influence des syndicats sur l’emploi et le chômage est souvent sujette à caution. En
    l’occurrence, seuls 23% des Français disent faire confiance aux syndicats pour « combattre le problème du chômage », un pourcentage inférieur à ceux des chefs d’entreprise (41%), du gouvernement
    (30%) ou des collectivités locales (27%)<span style="font-size: 8pt;"><strong><a href=
    "http://www.csa.eu/multimedia/data/sondages/data2011/opi20111027-reinventons-le-travail.pdf">3</a></strong></span>.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">Dans la conjoncture présente, le faible crédit des syndicats qui affaiblit leurs propositions face aux
    candidats à l’élection présidentielle, peut être rapporté à l’échec qu’ils ont connu en 2010, lors du grand mouvement social sur les retraites. Ou encore à l’absence de résultats tangibles durant
    les vastes mobilisations du printemps 2009 qui dénonçaient la politique du gouvernement face à la crise. Mais plus fondamentalement, ces mouvements sociaux récents sont porteurs d’autres
    enseignements.</span><br>
    <br>
    <strong><span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">2/ Unité de façade, divergences de fond ?</span></strong><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">Estimant que la faiblesse des syndicats français était due à leurs divisions, la CGT allait, dès les années
    1990, militer en faveur d’un rapprochement entre les grandes confédérations. Cette stratégie avait un nom : le « syndicalisme rassemblé » et ce dernier prit forme au cours des mobilisations de
    2009 et 2010. En dépit de certaines réserves de FO, ces dernières s’appuyèrent sur une unité syndicale qui concerna la totalité des centrales - de SUD à la CFTC - ce qui est inédit dans le
    contexte de l’après-guerre.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">Mais dans le même temps, cette stratégie avait des limites. Elle masquait mal les divisions existantes sur le
    terrain des pratiques et sur celui des propositions. Si l’unité permet d’atteindre le plus haut niveau possible de mobilisation face aux pouvoirs publics, ses résultats demeurent peu probants si
    elle ne s’incarne pas aussi sur le terrain des propositions. À l’automne 2010, l’unité syndicale n’était pas seulement mise en cause par les appels répétés de FO et de SUD en faveur d’une grève
    générale déclenchée de façon centralisée, ce que refusaient la CGT et la CFDT.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">Elle l’était surtout par le fait qu’elle ne débouchait pas sur des propositions communes face aux initiatives
    du gouvernement. À cet égard, entre la CGT et la CFDT qui constituaient l’axe du front syndical d’alors, les divergences étaient patentes notamment sur le plan de l’allongement de la durée des
    cotisations. Or, faute de propositions (réellement) communes, faute d’une sorte de « programme syndical commun », la mobilisation ne s’arrête-t-elle pas aux portes de la négociation, alors que
    c’est précisément là où elle devrait porter tous ses fruits ? En d’autres termes, fautes de propositions communes, l’unité d’action se limite à l’action immédiate et ne débouche que rarement sur
    des résultats tangibles.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">D’une manière générale, c’est l’une des raisons qui explique la désaffection des salariés par rapport</span>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">aux syndicats même s’ils rallient à l’occasion telle ou telle mobilisation, un ralliement par définition
    éphémère. Mais c’est aussi ce qui explique plus globalement le faible crédit des syndicats au sein de l’opinion comme le montre le Baromètre de la confiance politique du CEVIPOF.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">À l’automne 2011, à peine un peu plus du tiers des interrogés (35%) disaient faire globalement confiance aux
    syndicats. Ce chiffre était égal à celui relatif à la confiance accordée aux grandes entreprises privées et il se situait en deçà de ceux concernant l’Union européenne (39%), les grandes
    entreprises publiques (44%), la police (65%) ou les hôpitaux (80%)<span style="font-size: 8pt;"><strong><a href=
    "http://www.cevipof.com/rtefiles/File/barometre%20confiance/CEVIPOFpartie3.pdf">4</a></strong></span>.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">À l’évidence, le faible crédit des syndicats constitue pour eux un réel handicap dans le cadre d’une élection
    présidentielle particulière à cause d’une conjoncture de crise et de rigueur. Comme il risque aussi de les handicaper dans l’après-présidentielle surtout lorsque l’on sait que la faiblesse de
    leur crédit est liée à leurs divisions organisationnelles et à leurs divergences sur le terrain des propositions.</span>
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    <em><span style="color: #993366;">Source SciencesPo CEVIPOF CNRS</span></em>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 09 Dec 2011 10:50:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">5dab3dfddf88fb188b16b0c5e10a292d</guid>
                <category>Problèmes économiques et sociaux</category>        <comments>http://www.socialismedemocratie32.net/article-les-syndicats-unite-et-divergences-face-a-la-crise-91857051-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[« DSK : Ce que je sais de lui »]]></title>
        <link>http://www.socialismedemocratie32.net/article-dsk-ce-que-je-sais-de-lui-90620929.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800000;"><em><span style="font-size: 10pt;"><img src="http://idata.over-blog.com/1/01/68/07/PHOTOS-3/dsk-29112011.jpg" class=
    "GcheTexte" alt="dsk-29112011.jpg" height="193" width="280">Socialisme &amp; Démocratie 32 publie ce texte de Gaël Tchakaloff ( Le Nouvel Economiste ) dans lequel il nous parle du nouvel état
    d’esprit de Dominique Strauss-Kahn, de ce qu’il est, de ce qu’il ressent, de ce qu’il a décidé de faire, de ses interrogations<span class="commentBody">.</span></span></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800000;"><em><span class="commentBody" style="font-size: 10pt;">Un texte poignant où l'on découvre un homme dont on mesure trop
    l'absence aujourd'hui, dans le débat politique et la gestion de cette crise qu'il avait su juguler, en son temps, par des réponses lumineuses et des actions pertinentes.</span></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800000;"><em><span class="commentBody" style="font-size: 10pt;">Dominique avait fait fi des vieilles recettes, bousculé les théorèmes
    dépassés et affronté le spectre spéculatif avec l'intelligence d'un joueur capable de découvrir ses pions pour mieux anéantir l'adversaire.</span></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 12pt; color: #800080;"><strong>Le vrai DSK par Gaël Tchakaloff</strong></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;"><strong>Héros contemporain du mythe camusien, il a refusé les codes politiques, sociaux et sociétaux, au nom
    de la liberté individuelle.&nbsp;En armant contre lui ceux qui poursuivent sa chute, il semble avoir appliqué, à la lettre, la théorie de l’absurde. Retrouvant son tempérament révolté, il décide
    désormais d’arracher une à une les griffes de sorcières médiatiques et politiques qu’il n’avait pas suffisamment vues pousser.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;"><strong>Le mythe de Sisyphe</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">L’humour, la joie, l’enthousiasme, la capacité à transformer un instant banal en situation exceptionnelle.
    Cela, c’est ce qu’il était avant. Plus provocateur que léger, il avait décidé de se faire aimer tel qu’il était. Tant pis pour les autres, ils resteraient sur le bas-côté. Recherchant le bonheur
    au gré de ses amitiés tribales, de la musique, des jeux de go, d’échecs ou de poker, des bonnes tables, du travail intellectuel, de sa capacité à séduire les hommes autant que les femmes…</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">Il refusait les codes établis : psychologiquement, ils contraignaient sa liberté ; philosophiquement, ils
    rétrécissaient le champ des possibles ; intellectuellement, ils induisaient des raisonnements étriqués. Mêlant l’hédonisme au besoin d’être aimé, il s’arrangeait toujours pour jouer à armes
    égales avec son interlocuteur (à condition qu’il ne soit pas son adversaire). Il avait autant de plaisir à fréquenter l’élite du pouvoir que le bistrotier du coin de la rue.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">Il admirait ceux qui accumulaient les excellences variées. Il avait autant le goût des mots que celui des
    chiffres, celui du chocolat que celui de la vodka. Mais tout cela, c’était avant. Avant que ne surgissent trois questions lancinantes : Pourquoi lui ? Pourquoi maintenant ? Comment a-t-il pu ?
    Nous ne détenons pas tous les réponses à nos interrogations les plus profondes. Il n’est pas question de revenir ici sur des faits qui ne pourront être précisément retracés que par le travail
    commun de la justice et des parties impliquées dans les affaires. On peut néanmoins se demander pourquoi une telle déferlante médiatique s’est abattue sur Dominique Strauss-Kahn depuis le mois de
    mai.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">Son tempérament peu précautionneux, son mode de vie et les conditions de son arrestation aux Etats-Unis
    n’expliquent qu’une partie du raz-de-marée. Plusieurs présidents français ou étrangers ont été des maris volages, plusieurs grands managers internationaux ont négocié des gros contrats entre deux
    libertinages, sans que les médias choisissent d’étaler tout cela sur la place publique. Contre toute attente, cela a été fait plus que de mesure, notamment dans le cadre de l’affaire du Carlton.
    Personnellement, je ne sais pas de quelle manière John Fitzgerald Kennedy faisait l’amour avec Marilyn Monroe.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">Mais je sais désormais précisément, et sans le vouloir, l’intimité supposée d’un homme qui n’a pas encore été
    entendu dans le cadre d’une procédure judiciaire. Un homme dont le nom et les agissements potentiels ont fait grimper le chiffre d’affaires d’une presse économiquement condamnée à un cortège
    funèbre qui lui fait perdre la tête, cherchant à tout-va les ventes dont elle se sait bientôt privée.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">Résolument, le prisme de la crise économique a également modifié ce que nous demandons à ceux qui nous
    gouvernent. La rationalité des personnalités doit l’emporter sur le reste de leur ADN. La compétence et la vision sociétale passent après la morale. Et depuis le 14 mai 2011, la morale est
    devenue le synonyme de la responsabilité. Il semble entendu qu’un homme aux mœurs dissolues ou un mauvais mari est un irresponsable politique.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">Et cela a été implicitement revendiqué par les médias (notamment sur le plateau de France 2, fin mai 2011),
    bien avant l’issue pénale de l’affaire Diallo. Par extension, un mauvais père de famille serait-il aussi un irresponsable politique ? Paradoxalement, la pression qu’induit le pouvoir conduit les
    hommes politiques à décompresser ou décompenser, plus que de raison. Ils sont nombreux à le faire, pour le moins en France.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">Que les journalistes politiques féminines qui n’ont pas été poursuivies par une drague assidue de certains
    membres du pouvoir exécutif actuel lèvent le doigt. Je crains qu’elles soient peu nombreuses.</span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;"><strong>Le malentendu</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">Les amalgames nuisent à la vérité, mais il semble que les médias n’en aient cure. Du Sofitel au Carlton, en
    passant par l’affaire Tristane Banon, la liste des agrégats hasardeux est longue. Si bien que la différence n’est plus faite entre un violeur maladif et un séducteur libertin qui drague avec
    insistance, s’organisant une vie personnelle marginale… Développé par les médias, l’amalgame s’est propagé jusqu’au cercle rapproché de Dominique Strauss-Kahn.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">Le triple choc correspondant à l’accumulation des trois affaires sus-citées, a entraîné la désertion des
    troupes sur le thème de la trahison. “Il aurait dû nous dire”, clament certains, qui se sont engagés de près à ses côtés l’année d’avant. C’est vrai, il aurait dû, mais peut-être ne pouvait-il ou
    ne voulait-il pas, soit par honte, soit parce qu’il n’avait pas pris la mesure des répercussions et des risques induits.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">A cet endroit s’opère le tri sélectif entre ceux qui appartiennent au cercle de l’amitié, envers et contre
    tout, et ceux qui se sont présentés comme étant ses amis, quittant pourtant la route au troisième virage. Le problème réside dans le fait que nombre de ses amis travaillaient à ses côtés. Affaire
    d’opportunisme pour ceux-là, affaire judéo-chrétienne pour d’autres, considérant qu’ayant fait des bêtises, l’homme doit tout assumer.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">Et tout seul. Le paradoxe entre l’hyper-réalisme d’un manager international gérant des problématiques
    économiques et financières planétaires et la déconnexion des comportements à risques dans le monde réel en a choqué plus d’un. Quoi qu’il en soit, ce comportement reste commun à beaucoup de gens
    de pouvoir, quand s’opère la bascule de la surpuissance, liée aux contenus traités, aux personnalités rencontrées et à la disparition de l’espace temps, réduit aux heures passées dans les avions
    autour de la planète. Ceci n’excuse pas cela. C’est un fait communément répandu. Voilà tout.</span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;"><strong>L’homme révolté</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">A qui profite le crime ? C’est, semble-t-il, la question que se pose aujourd’hui Dominique Strauss-Kahn.
    Jusqu’au-boutiste, décidé à prouver qu’aucun de ses agissements n’est pénalement répréhensible, en dépit d’égarements relevant de sa vie personnelle, il a choisi de ne pas négocier. Ni dans le
    cadre de l’affaire américaine, ni – on pourrait le supposer – dans le cadre de l’affaire Banon.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">Même scénario pour l’affaire Carlton, puisqu’il demande à être entendu, ce qui laisse présager de la ligne
    défendue. La question qui demeure en suspens reste celle de l’étalage judiciaire à tiroirs qui a suivi le scandale new-yorkais, à propos duquel on peut, à ce jour, penser que la théorie du piège
    est devenue l’hypothèse de travail privilégiée. En ce qui concerne Tristane Banon, son avocat ayant annoncé envisager de déposer une plainte dès le 16 mai 2011 – c’est-à-dire deux jours après
    l’arrestation de DSK -, il semble entendu que la connexité médiatique des dossiers ait pu motiver la jeune romancière. Quant à l’affaire du Carlton, reste encore à découvrir le cadre précis du
    déclenchement de cette instruction, voire, si les langues se délient, quels en sont les commanditaires. La question n’est plus de savoir si l’homme avait des faiblesses.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">La question ne consiste plus à se demander s’il les a suffisamment encadrées ou contrôlées. La seule question
    appartenant à la sphère publique qui demeure sans réponse aujourd’hui est celle de l’organisation du déroulé médiatico-judiciaire, dont l’avalanche ne peut être naturelle, tant sont concomitantes
    les superpositions de faits potentiellement reprochés. Le Parti socialiste est affaibli, l’homme traqué cherche les maîtres d’œuvre des révélations en cascade autant que la vérité de leurs
    mobiles.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">Il a connu le pire à l’époque de Rikers Island. Il a connu des jours meilleurs, au mois de juillet, caressant
    l’espoir d’une procédure accélérée, avant que ne surgisse le tournant racial de l’affaire new-yorkaise. Rentré à Paris au mois de septembre, il a retrouvé l’envie de vivre normalement. Mais, très
    vite, un nouveau rebondissement l’a affaissé… Dans L’Etranger, le héros est condamné parce qu’il ne joue pas le jeu de la société dans laquelle il vit.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">Il ne montre pas d’émotions, se contentant de regarder avec distance l’enchaînement des faits. Pour ceux qui
    ouvrent les yeux, l’émotion de Dominique Strauss-Kahn est visible, autant que sa volition à faire émerger la vérité. De gré ou de force, l’homme est confronté à lui-même autant qu’à l’humanité
    réelle ou défaillante de ceux qui l’encensaient, encore récemment. Pendant plusieurs semaines au mois d’octobre, les interventions de ses avocats se sont raréfiées.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">Puis, il est parvenu à en convaincre d’autres de l’aider. Pendant plusieurs semaines, ce même mois, les
    visites se sont espacées, la barbe a poussé, le regard s’est égaré, certainement lié à la déception qu’il a de son proche entourage autant que du comportement des amis de toujours qu’il avait
    dans la presse, ceux-là n’ayant pas su le contacter pour vérifier certaines informations… L’homme n’est plus à terre. Il s’est redressé.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">Comme dans Camus, il n’est pas question de quitter la vie, il est question de démontrer sa vérité. Et cela,
    d’abord et avant tout, par des voies juridiques et judiciaires. On est bien loin du concept marketing de la “faute morale” que les communicants lui ont fait réciter, cherchant trop tôt la
    réconciliation avec l’opinion, alors que les procédures en cours interdisaient la formulation de la réalité passée.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: comic sans ms,sans-serif; color: #800080;">Peut-être la livrera-t-il plus tard ou peut-être jamais. Car il appartient à la justice seule de décider du
    caractère pénalement répréhensible des faits reprochés. Si ce n’est pas le cas, personne n’a à connaître les dessous d’une vie privée et intime qui n’appartiennent qu’à Dominique Strauss-Kahn.
    Qui aurait osé demander à Nicolas Sarkozy de venir publiquement expliquer les hypothétiques tromperies dont la presse se faisait l’écho à l’égard de sa précédente épouse ? Qui aurait eu l’audace
    d’en livrer le détail ? Personne. Et c’était louable.</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 29 Nov 2011 21:40:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">7cdc3b9fdf40eb5fbe17c231f7035b86</guid>
                <category>Politique</category>        <comments>http://www.socialismedemocratie32.net/article-dsk-ce-que-je-sais-de-lui-90620929-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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