Faits de société

Mardi 31 janvier 2012 2 31 /01 /Jan /2012 15:36
energie-democratie.png Les sources d’énergie sont-elles porteuses de modèles politiques ? Oui, répond Timothy Mitchell, dans un essai stimulant sur les soubassements énergétiques des démocraties contemporaines. Le passage du charbon au pétrole au cours du XXe siècle a érodé le potentiel de mobilisation de la classe ouvrière et consacré le pouvoir des experts.

Janvier 2012 : l’Iran menace de fermer le détroit d’Ormuz. Casus belli : les États-Unis envisagent de répondre par la guerre si la république islamique met sa menace à exécution. Ni la répression intérieure du régime contre les mécontents, ni même son programme nucléaire n’ont ces dernières années amené réaction aussi belliqueuse. La raison en est connue: un quart du pétrole mondial transite par le détroit. Or l’économie mondiale dépend du pétrole pour sa survie. L’histoire récente l’a montré plus d’une fois : quand le pétrole est en jeu, c’est l’escalade, au moins verbale, souvent militaire. Comment sommes-nous devenus si dépendants aux hydrocarbures ?

Timothy Mitchell, politiste et historien spécialiste du Proche-Orient à l’université de Columbia, signe avec Petrocratia un court essai d’histoire globale, bien documenté et stimulant, qui éclaire la corrélation entre sources d’énergie, systèmes énergétiques et systèmes politiques. L’auteur propose ainsi de « suivre la piste du carbone » (p. 21) pour décortiquer les liens unissant le surgissement et l’hégémonie des hydrocarbures et la naissance de la démocratie de masse et de l’impérialisme aux XIXe et XXe siècles. Il s’intéresse particulièrement aux charnières de l’histoire énergétique contemporaine : le passage des énergies renouvelables au charbon au XIXe siècle, puis le passage du charbon au pétrole au siècle suivant. Il montre comment les propriétés physiques respectives du charbon et du pétrole ont facilité la naissance des démocraties sociales modernes et l’impérialisme colonial et néo-colonial. À cette interrogation historique sur les ruptures introduites par l’exploitation de nouvelles sources énergétiques, il ajoute l’analyse de plusieurs « connexions » entre les hydrocarbures et ce qu’il appelle – souvent par antithèse – la « démocratie » (nous dirions « le pouvoir »).

Petrocratia se transforme alors en laboratoire d’idées : Mitchell teste sur le lecteur ses intuitions sur la constitution de cette nébuleuse où se rencontrent pétrole et politique et qu’il nomme « pétrocratie ». Certaines sont convaincantes, d’autres moins. Trions.

 

La suite : laviedesidees.fr/IMG/pdf/20120123_CR-Petrocratia.pdf

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Lundi 19 septembre 2011 1 19 /09 /Sep /2011 22:53

dsk-tf1-18-09-2011.jpg Il y avait, indubitablement, quelque chose d’éminemment émouvant - une sorte de grandeur tragique, non dénuée de panache, et solitaire - dans la confession publique à laquelle Dominique Strauss-Kahn, certes blessé mais toujours digne, s’est livré, ce dimanche 18 septembre 2011, lors du 20 heures de TF1.

Car ce que DSK a donné à voir comme à entendre là, devant des millions de téléspectateurs et face à des questions quelquefois indiscrètes, c’est un homme très sincèrement soucieux de dire enfin, par-delà la précision de son discours, la vérité - l’humble mais indispensable vérité - à ce pays qui l’aurait peut-être bientôt porté, s’il n’y avait pas eu les mensongères accusations de Nafissatou Diallo pour le faire chuter, au sommet de l’Etat.

Inutile, donc, de revenir, de pérorer ou d’épiloguer, pour la énième fois, sur cette pénible affaire : nous n’en connaîtrons probablement jamais - je l’ai déjà dit - l’exacte teneur, bien que DSK, lors de ce "mea culpa" en forme de repentir, n’ait pas hésité à avouer, en niant toutefois toute "agressivité" ou "violence", une relation "inappropriée" avec cette femme de chambre et, même, une "faute morale"  face à ces Français qui, lui prêtant à juste titre une intelligence et une compétence hors norme, étaient sur le point de l’élire, à en croire tous les sondages, à la tête de la République.
 

Mais ce sur quoi, en revanche, il apparaît légitime, plus que jamais, de se pencher en profondeur, c’est sur la raison de pareille déchéance politique, sinon sociale. Un "acte manqué", pour s’en référer à la psychopathologie freudienne, de la part d’un futur candidat aux élections présidentielles, comme le suggérait Claire Chazal lors de cet entretien ? Peut-être, bien que DSK ait balayé cette hypothèse d’un simple mais prompt revers de main. Aussi, face à cette perplexité dont il a lui-même fait preuve là, est-ce à l’un de nos plus insignes maîtres, en matière de psychologie secrète, que j’aurais recours, pour ma part, pour tenter de comprendre ce type de comportement, particulièrement dramatique, et surtout lourd de conséquences, en la circonstance : le Charles Baudelaire de "Mon cœur mis à nu" - titre que Dominique Strauss-Kahn aurait par ailleurs pu faire sien, justement, lors de sa confession publique.

Voici donc ce que Baudelaire, poète maudit par excellence, dit, en ce texte, pour expliquer les contradictions, et autres ambiguïtés, inhérentes au tréfonds de l’âme humaine : "Il y a en tout homme, à toute heure, deux postulations simultanées, l’une vers Dieu, l’autre vers Satan. L’invocation à Dieu, ou spiritualité, est un désir de monter en grade ; celle de Satan, ou animalité, est une joie de descendre."

Point n’est besoin d’autres commentaires : c’est toute notre difficile, trouble et complexe humanité, là où l’ange semble côtoyer la bête, et le ciel rejoindre l’enfer, qui se trouve là, pour le meilleur et pour le pire, entièrement résumée !

Mais il y a plus douloureusement éclairant encore, sur le plan de l’analyse philosophico-littéraire, quant aux motifs cachés mais réels de cet essentiel dédoublement, d’un point de vue strictement anthropologique, de la personne.

C’est Oscar Wilde, le plus flamboyant des dandys de son temps avant que deux années d’emprisonnement pour outrage aux mœurs ne le broyèrent définitivement, qui nous les relate, en y soulignant en outre l’importance de tout amendement moral, dans son "De profundis", longue confession épistolaire qu’il rédigea du fin fond de sa tristement célèbre geôle de Reading et qui, par certains aspects, semble préfigurer, au vu de son récent parcours existentiel, le portrait de Dominique Strauss-Kahn en personne : "… le silence, la solitude, la honte - toutes ces choses, il me faut les transformer en une expérience spirituelle. Il n’y a pas une seule dégradation corporelle que je ne doive essayer de changer en une spiritualisation de l’âme. […] L’âme […] peut transformer en pensées pleines de noblesse et en passions de haute valeur ce qui en soi est bas, cruel et dégradant ; mieux encore : elle peut y trouver ses moyens de s’affirmer les plus augustes, et peut souvent se révéler le plus parfaitement au travers de ce qui était destiné à profaner ou à détruire".

Paroles aussi lucides que courageuses, emplies de compassion et qui ne sont pas sans rappeler précisément, dans leur terrible mais profonde humanité, l’admirable confession, bouleversante à maints égards, de DSK lui-même, cet autre "maudit" des temps modernes qui, de son propre aveu, a tout perdu en cette misérable aventure new-yorkaise : de la direction du Fonds Monétaire International à la présidence de la République Française.

Mais que DSK, par-delà ce destin brisé, se console, autant que faire se peut. Car s’il a effectivement perdu tout pouvoir aujourd’hui – et il apparaît bien, en ce sens, la première et véritable victime de ce scandale planétaire – il conserve néanmoins, en plus de l’indéfectible amour de cette grande dame qu’est Anne Sinclair, la tout aussi inaliénable estime de ses pairs, fussent-ils à chercher, aujourd’hui, plus du côté des intellectuels, parfois, que des politiques !

 

Source Le Plus de L'Obs - Daniel Salvatore Schiffer


Daniel Salvatore Schiffer est philosophe, écrivain, et auteur de "philosophie du dandysme - Une esthétique de l’âme et du corps" et "Le Dandysme, dernier éclat d’héroïsme", essais publiés aux PUF, ainsi que de "Oscar Wilde", biographie parue chez Gallimard.

Par SD32 - Publié dans : Faits de société
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Vendredi 28 mai 2010 5 28 /05 /Mai /2010 17:11

marianne2.jpg Arrêtons de nous focaliser sur l'âge de la retraite, et permettons à chacun de choisir le moment de quitter la vie active, une fois toutes ses annuités acquises. Et profitons-en pour supprimer l'âge couperet de 70 ans, au-delà duquel un employeur peut mettre d'office un salarié à la retraite. C'est ce que propose Laurent Neumann, de MARIANNE.

Cette semaine, Marianne publie une longue enquête consacrée à ces jeunes de 25 à 30 ans, parfois plus, qui sont toujours aux crochets de leurs parents. Non pas les « Tanguy » d’hier qui retardaient le plus possible le moment de quitter le doux cocon familial. Mais des jeunes gens et des jeunes filles qui rêveraient de s’émanciper, d’être financièrement autonomes, mais qui se heurtent de plein fouet au chômage, au travail précaire, aux prix démentiels des loyers et qui n’ont d’autres choix que de taper au portefeuille parents et, même parfois, grands-parents pour boucler leurs fins de mois ou juste manger à leur faim.


Pendant que l’on débat sur la réforme (indispensable) du financement des retraites, qui se soucie aujourd’hui du chômage des jeunes? Pour cette génération sacrifiée, le débat sur le maintien ou la suppression de l’âge du départ à la retraite à 60 ans doit avoir quelque chose de surréaliste. A quel âge ceux qui peinent aujourd’hui à entrer sur le marché du travail auront-ils totalisé le nombre d’annuités nécessaires pour bénéficier d’une retraite à taux plein ? 62 ans ? 65 ans ? Plus ?


Certes, la majorité des Français restent attachés au principe de la retraite à 60 ans. Tout en sachant déjà, quel que soit le projet finalement retenu par le gouvernement, qu’ils devront sans doute travailler au-delà de cet âge pour espérer toucher une pension digne de ce nom. Faut-il, pour autant s’accrocher à ces « 60 ans » ? La question mérite d’autant plus d’être posée qu’aujourd’hui déjà l’âge moyen de départ de la retraite est déjà de 61,6 ans. En réalité, l’entrée dans la vie active étant de plus tardive (22 ans en moyenne) et la durée de cotisations étant allongée (41,5 ans en 2020), la barrière des 60 ans est déjà virtuellement abattue.

Formulons néanmoins une hypothèse : et si, plutôt que de maintenir les « 60 ans » (comme le réclament le PS et les syndicats) ou de repousser l’âge du droit au départ à la retraite (comme se prépare à le décider la droite), on imaginait une troisième possibilité ? Que chacun ait désormais la possibilité de faire valoir ses droits à la retraite quand il (ou elle) le veut, a fortiori si il (ou elle) dispose de toutes ses annuités. C’est simple et, surtout, c’est juste. Prenons l’exemple d’un salarié qui aurait commencé à travailler à 18 ans : pourquoi l’empêcher de prendre sa retraite (à taux plein) à 60 ans s’il a travaillé pendant 42 ans ?

Oublions, donc, les « 60 ans ». Mais allons jusqu’au bout : oublions aussi l’âge couperet des 70 ans qui permet aux employeurs d’obliger les salariés qui souhaitent encore travailler à quitter la vie active.
Une fois abolies ces deux « âges limites » que l’espérance de vie rend caduques, ne restera plus à répondre qu’aux deux questions essentielles :

1) Comment intégrer, dans le calcul des pensions et des annuités nécessaires, la pénibilité au travail ?

2) Comment imaginer d’autres sources de recettes plus justes, la taxation des revenus du capital, par exemple, qui ne sont aujourd’hui imposés en moyenne qu’autour de 18 ou 19% quand ceux du travail sont taxés à plus de 45% ?

Alors là, oui, les Français accepteront peut-être dans leur grande majorité de ne pas faire une fixette sur ce que la droite appelle à tort le « dogme » des 60 ans !

Source Marianne2.fr
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Samedi 13 mars 2010 6 13 /03 /Mars /2010 19:38

Beaucoup d'émotion empreinte de nostalgie, de tristesse et de respect .

jean-ferrat.jpg Jean FERRAT a bercé ma jeunesse par sa voix chaude et profonde.

Jean FERRAT a guidé mes pas dans ce monde où l'amour, la justice, le respect, la solidarité la démocratie et la liberté ne sont pas acquis: leur conquête est permanente.

Il ne suffit pas d'en parler ou d'y penser, encore faut-il s'engager pour soi mais aussi et surtout pour autrui.

Alors ce soir, je me souviens de l'une de ses chansons qu'il interpréta en 1975




Je meurs

Je meurs d'une petite fièvre
Avec un prénom sur mes lèvres
Et quelques souvenirs heureux
Quelque part au fond de mes yeux

Je vois la chose comme un acteur
Que ses amis trouvent menteur
Quand son coeur à son dernier bond
Le fait grimacer pour de bon

Alors moi je ris doucement
Comme on rit aux enterrements
En me disant qu'au fond mourir
C'est ne plus s'arrêter de rire

Je meurs d'une petite fièvre
Avec un prénom sur mes lèvres
Et quelques souvenirs heureux
Quelque part au fond de mes yeux

Je m'en vais comme je suis venu
Un peu plus calme un peu moins nu
Je pars en voyage vers la terre
Qui peut m'expliquer ce mystère

A moins peut-être qu'un de ces quatre
J'entende enfin au transistor
Des nouvelles du vaccin-miracle
Qui guérira l'homme de la mort

Je meurs d'une petite fièvre
Avec un prénom sur mes lèvres
Et quelques souvenirs heureux
Quelque part au fond de mes yeux


Philippe PUGNET

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Vendredi 5 mars 2010 5 05 /03 /Mars /2010 22:54
SFF.jpg Nés au XIXème siècle, socialisme et féminisme constituent des corpus d’idées et des pratiques militantes qui se sont incarnés dans des mouvements sociaux et politiques désormais pensés comme pluriels. Tous deux ont tenté de changer le monde, dénonçant la domination de classe ou celle des hommes sur les femmes. Le féminisme est-il donc soluble dans le socialisme, voie royale pour l’émancipation des opprimé(e)s ? Le socialisme prend-il vraiment en charge la question des droits des femmes et celle de l’égalité entre les sexes ? Ces questions se posent aujourd’hui comme elles se sont posées hier. Un détour par l’histoire permet de comprendre la complexité et les enjeux des relations entre ces deux « ismes » fondateurs.

Essai d’historiographie, ce texte a été écrit pour répondre à la question posée par les organisateurs du colloque d’hommage à Madeleine Rebérioux : « Qu’est devenue l’histoire du socialisme ? » Illustrée par le témoignage de Gerd Krumeich, un collègue allemand qui comparait l’assistance à un séminaire sur la Commune de Paris en 1973 – cent vingt personnes – et en 2007 – trois personnes –, la question mérite incontestablement d’être posée. L’histoire s’écrivant toujours au présent, elle se fait sans doute l’écho du déficit de légitimité culturelle et politique que connaissent aujourd’hui les valeurs et organisations de gauche. Travail d’historien ou d’historienne, la réponse peut à cet égard alimenter la réflexion citoyenne.

L’histoire des femmes, qui a fait des femmes et du féminisme de nouveaux objets-sujets historiques, s’écrit en France depuis plus de trente-cinq ans. Les ouvrières et les militantes féministes y furent les premières figures explorées par une jeune recherche enthousiaste. L’analyse peut cependant partir de l’année 1978, où Madeleine Rebérioux s’engage plus fermement dans cette direction, dans le prolongement de l’enseignement qu’elle a assuré à l’Université de Vincennes avec Béatrice Slama et Christiane Dufrancatel (1973-1978)  . Cette année-là, elle organise avec d’autres le colloque « Les Femmes et la Classe ouvrière » qui, resté inédit, abordait les thématiques suivantes : « Travailleuses, ménagères et classe ouvrière au XIXème siècle » ; « Les Femmes et le Travail pendant la Première Guerre mondiale » ; « Femmes et syndicats depuis 1945 » ; « L’Inscription politique du féminisme et le Rapport à l’État ». Cette même année, elle préface longuement l’ouvrage de l’Américain Charles Sowerwine Les Femmes et le Socialisme,  histoire des femmes oubliées qui ont contribué au développement du socialisme au cours de la Troisième République et de leur échec. La préface s’interroge sur les définitions des termes et sur les chronologies des rapports entre féminisme et socialisme ; elle compare aussi la situation française avec celle, plus favorable, de la socialdémocratie allemande. L’année 1978 voit également la parution en livre de la thèse deMarie-Hélène Zylberberg-Hocquard sur les rapports entre féminisme et syndicalisme en France avant 1914.

Colloque et parutions de l’année 1978 permettent de dégager, du point de vue de l’histoire des femmes, trois thématiques principales qui organisent cet essai. La première se focalise sur le travail des femmes, la deuxième sur la structure partisane (au pouvoir ou pas),la troisième sur le féminisme et ses liens complexes avec le socialisme. Ces thématiques ont bien évidemment des zones d’intersection, mais les séparer facilite la perception d’évolutions historiographiques.

À propos de chaque thème seront dégagées quelques caractéristiques générales, mentionnés quelques travaux récents, et développés quelques exemples. L’accent sera mis sur les inflexions historiographiques qui répondent à la question initiale concernant l’histoire actuelle du socialisme.

Pour télécharger l'essai : socialisme femmes et féminisme.pdf

Source  Fondation Jean Jaurès
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Mardi 26 janvier 2010 2 26 /01 /Jan /2010 21:35

logo-PS.gif Socialisme & Démocratie 32 vous propose de prendre connaissance du communiqué du Bureau national du Parti Socialiste relatif à la question des retraites et aux priorités du parti en la matière.


La retraite par répartition, c'est-à-dire la solidarité entre les générations, est au cœur du modèle social de notre pays et constitue le socle fondamental de notre système de retraites. Nous devons le défendre et le sauvegarder. Or, les réformes du système de retraite de 1993 et 2003 n’ont réglé ni le problème du financement, ni celui du niveau des pensions qui ne cesse de se dégrader, ni permis de prendre en compte pleinement la situation des carrières longues, la pénibilité et les différences d’espérance de vie.

 
Au total, notre système de retraite n’est aujourd’hui pas financé durablement et n’assure pas un niveau de vie décent au plus grand nombre des retraités. Cette situation est aggravée par le très faible taux d’emploi des plus de 50 ans, une personne sur deux étant au chômage ou en préretraite au moment de faire valoir ses droits à la retraite. C’est pourquoi la réforme du système de retraite qui sera discutée à partir de cette année est décisive. Le Parti socialiste prendra toute sa part dans le débat sur l’avenir des retraites. 
 
Le Parti socialiste rappelle que les organisations syndicales doivent, être au premier rang, les interlocuteurs privilégiés du gouvernement en ce qui concerne les retraites. Cela étant posé, le Parti socialiste est prêt à débattre sur cette question majeure pour notre pays. Nous pensons que si la question des retraites doit être traitée, elle ne doit pas faire oublier les actions prioritaires nécessaires sur les salaires, l’emploi et les réponses à apporter pour sortir de la crise.  
 
Pour que le débat ait lieu dans de bonnes conditions, trois temps devraient être respectés.
 
Le premier est celui, à partir des travaux du COR, d’un diagnostic, qui doit être autant partagé que possible notamment avec les organisations syndicales, sur la situation des retraites en France. 
 
Sur la base de ce diagnostic, devra s’engager un dialogue national au cours duquel chacun, partenaires sociaux, formations politiques, doit pouvoir exprimer ses propositions qui devront être discutées et négociées, en particulier avec les organisations syndicales. 
 
Enfin, un vrai débat devra avoir lieu au Parlement, qui ne saurait être ni précipité, ni tronqué, ni mené dans l’objectif de passer en force pendant l’été comme ce fut le cas en 1993 et 2003. 
 
L’avenir du système de retraites et les réformes nécessaires dépendront fortement de l’évolution de la démographie, de la croissance, de l’emploi et de la masse salariale. Le Parti socialiste rappelle d’ores et déjà les grandes orientations qu’il défendra et ses priorités pour la période 2012-2020 :
-la sauvegarde du système par répartition, fondé sur la solidarité entre les générations, qui nécessite de répondre à des besoins de financement de 25 milliards d’euros à horizon 2020 (compte tenu de l’augmentation du nombre de retraités, de l’allongement de la durée de la vie et de la diminution du nombre de cotisants) ;
-un niveau de pension permettant aux retraités de vivre correctement, alors que celles-ci ont baissé de 20% depuis la réforme Balladur et devrait baisser de 25% à nouveau dans les années à venir ; 1 million de retraités vivent sous le seuil de pauvreté et 50% ont une retraite inférieure à 1000 euros ;
- l’introduction de nouvelles ressources dans le système, alors que la droite n’a jamais pris d’initiative sur ce plan. Il s’agit notamment de : l’élargissement de l’assiette des cotisations à la valeur ajoutée, le prélèvement de cotisations sur les stocks-options et autres rémunérations non assujetties (5 milliards d’euros de recettes possibles selon le rapport de la Cour des comptes) et l’alimentation du fonds de réserve des retraites.
- le maintien de l’age légal du départ à la retraite à 60 ans, c’est à dire la possibilité de faire valoir ses droits, quel que soit le montant de sa retraite. C’est le seul droit encore attaché à l’âge légal de départ à la retraite et nous le défendrons.
- nous voulons faire en sorte que les salariés qui ont occupé des emplois pénibles puissent bénéficier d’une retraite anticipée, par exemple en majorant d’un coefficient les trimestres travaillées dans ces conditions. Le traitement des emplois pénibles était un engagement de l’Etat dans l’accord signé avec certaines organisations syndicales, il doit être un préalable des nouvelles discussions.
- Nous savons aussi que l’accroissement de l’espérance de vie, associée à une arrivée plus tardive sur le marché du travail, entraîne un départ réel à la retraite à 61, 62 ans…L’âge moyen de départ à la retraite est aujourd’hui en moyenne de 61,6 ans, mais nous voulons que les salariés puissent faire valoir leurs droits à la retraite dès lors qu’ils ont cotisé le nombre de trimestres requis, ce qui signifie que pourraient partir à 58 ou 59 ans par exemple des salariés qui ont commencé à travailler tôt.
- des mesures vigoureuses et effectives pour le maintien dans l’emploi des plus de 50 ans : le taux d’emploi des plus de 55 ans est de 35% ; une personne sur deux est au chômage ou en préretraite au moment de faire valoir ses droits. Cela pèse sur les recettes des caisses de retraite, en raison des cotisations non perçues, autant que sur les droits des salariés concernés.
 
Le Parti Socialiste souhaite travailler la question des retraites dans une approche plus large : l’organisation des temps tout au long de la vie. Comment donner à chacun la possibilité de mieux organiser les temps de la vie dans le cadre de garanties collectives ? Comment faire de l’allongement de l’espérance de vie un progrès et non pas une contrainte pour la société ? Comment donner aux seniors une place active dans la société ? Comment prendre en charge la dépendance ? Autant de questions sur lesquelles nous voulons travailler tout au long de cette année, et dont nous souhaitons débattre également avec les organisations syndicales. 
 
Le Parti Socialiste rencontrera les organisations syndicales dans les semaines qui viennent pour entendre leur analyse et leurs propositions.  
 
A partir du diagnostic partagé dont il demande qu’il soit établit, de ses priorités, et du dialogue qu’il aura lui même engagé avec les organisations syndicales, le Parti socialiste fera connaître ses propositions. Il évaluera les propositions du Gouvernement également à l’aune de la méthode qu’il aura mis en oeuvre pour préparer la réforme et du résultat de ses négociations avec les organisations syndicales. 
 
Fort de ces orientations et de ces objectifs, le Parti socialiste présentera ses propres propositions, après les avoir fait valider par les militants selon les modalités prévues par ses règles internes.
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Vendredi 22 janvier 2010 5 22 /01 /Jan /2010 22:40

Marianne.jpg Socialisme & Démocratie 32 a choisi de publier dans ses colonnes ce post d'Anne SINCLAIR relatif à la triste expérience qu'elle vient de vivre. En plein débat sur l'identité nationale, nous avons atteint là, l'absurde, l'humiliation et l'irrespect.


**********


Après beaucoup de Français dont j'ai lu les témoignages sur  différents sites internet, j'ai fait l'expérience dite de la Carte d'Identité (nationale?...). J'avais souhaité la faire refaire pour qu'elle témoigne de mon changement d'adresse dans Paris. Stupide démarche, car elle était valable jusqu'en 2017, mais très instructive expérience. J'aimerais vous en faire le récit complet, même si j'ai déjà évoqué ici cette aventure désormais bouclée.

 

Il y a un mois, de passage à Paris pour 48h, je suis allée dans une des annexes de la Préfecture de Police faire les démarches nécessaires. Munie de mon actuelle CI, des photos, de mon extrait de naissance et d'une quittance de téléphone pour prouver mon domicile. Bref, des documents dont le site de référence demande de se munir.

 

Procédure habituelle donc à travers les dédales administratifs où l'accueil n'est pas toujours chaleureux dans ces temps où notre identité est questionnée.

" Alors, vous êtes de la Guadeloupe ou vous n'êtes pas de la Guadeloupe?" demandait un guichetier à une vieille dame un peu paumée du ton dont il me semble qu'on n'aurait pas demandé "êtes vous de Loire Atlantique, oui ou non?".

 

J'observe, j'écoute, j'attends, comme tous ceux qui avant moi ont pris leur ticket. Une heure et demie. Temps raisonnable car il paraît que la moyenne est de deux heures. Lorsque mon tour vient, le monsieur derrière le guichet remarque que je suis née à l'étranger et me demande non pas si mes parents sont Français, mais si mes quatre grands-parents le sont: je lui fais reposer la question tant elle me semble maladroite, sinon ahurissante. A l'évidence, il cherchait seulement à savoir de quel côté familial il me fallait apporter la preuve de ma nationalité. Mais peut-être les responsables de ces nouvelles directives devraient-ils prendre le temps d'expliquer à leurs agents au contact du public, qu'il est des formules malheureuses, rappel de temps troubles.

 

 Il me précise en effet que depuis 2009, il me faut un document supplémentaire, un extrait de naissance de mon père ou de ma mère, qui puisse prouver ma francité. Je lui rétorque que, sur mon extrait de naissance, il est bien écrit que je suis née de Monsieur Robert S. né à Paris et de Madame Micheline R. née elle aussi à Paris. Et si donc, je ne suis pas française par le sol (car j'ai commis l'erreur de naître hors de France), je le suis par filiation et que cet extrait de naissance le prouve.

J'ajoute que je demande un renouvellement de ma carte d'identité, toujours valable, et qu'il a donc sous les yeux les  preuves de ma nationalité  qui, depuis quelques décennies, n'a d'ailleurs jamais été contestée. Intraitable, il veut me renvoyer chercher le papier qui me manque. Exaspérée et ne disposant que de quelques heures à Paris, je reprends mon dossier, mes photos, ma naissance suspecte et je repars.

 

Revenant cette semaine à Paris je me retrouve hier matin Boulevard du Palais munie cette fois de l'extrait de naissance de ma mère, née à Paris de parents français. La délicieuse dame souriante qui me reçoit, me le demande dès qu’elle constate que je suis née à l’étranger. Je répète que mon extrait de naissance a toujours suffi jusqu’à ce jour, qu'il indique la nationalité de mes parents, que je ne vois pas pourquoi on me demande de faire la preuve de ma nationalité sur trois générations, que c'est discriminatoire par rapport aux Français nés sur le territoire (il y aurait donc deux sortes de Français – les uns « plus français » que les autres ?), que ma carte d'identité toujours valable n'est pas frauduleuse, que si la France la conteste, qu’elle fasse donc la preuve de ma mauvaise foi; bref, je lui ressors mon discours.

 

La pauvre, elle a dû déjà l'entendre des dizaines de fois cette histoire ! Venant de gens moins bien lotis que moi, ayant moins de temps, une vie plus mouvementée ou plus de difficultés à obtenir un extrait de naissance de leurs parents ! Mais sa courtoisie ne le laisse pas deviner, et c'est toujours souriante, qu'elle m’explique que c'est le règlement, la loi, une nouvelle disposition, pour avoir une "double preuve". Mais pourquoi pas une troisième, dis-je, une quatrième? Jusqu'à combien de générations de Français faut-il remonter pour désormais apporter la preuve d'une nationalité qui n'a jusqu'ici jamais été mise en doute?

 

Au nom de tous ceux qui se heurtent chaque jour à ces demandes vexatoires, humiliantes, je demande s'il est possible de voir un responsable, pour comprendre... Pas de chance, ils sont en réunion. Tous. Mais peut-être la semaine prochaine quand je viendrai retirer ma carte... ???

 

Longue histoire pour témoigner de ce que vous savez déjà, de ce que vous avez déjà lu, de ce que vous devinez: la nationalité française n'est plus une évidence pour qui l'a toujours eue. Il faut sans cesse être capable de la prouver.

Je connais une vieille dame, née en Suisse de parents français qui pendant un an n’a pas pu obtenir ses papiers d'identité, tant ses démarches étaient infinies et finalement rejetées. J’ai vu son courrier disant sa blessure, sa douleur de se voir exclue d’un pays auquel elle n’avait jamais pensé qu’on puisse contester son appartenance.

Je connais une femme, née en Algérie, dont les parents étaient français du fait de la colonisation, mais dont les extraits de naissance semblent difficiles à établir à cause de la disparition de certains fichiers de mairies.

 

Le climat de suspicion, lié à ce débat sur l'identité nationale, ajoute au malaise.  Il fut un temps où l'on me fit l'honneur de me demander d'incarner Marianne. Aujourd'hui, la République française a besoin de s'assurer doublement que je n'usurpe pas ma nationalité. Ce ne sont pas que des tracasseries bureaucratiques. C'est un état d'esprit qui fait du mal à l'identité de la France.

Anne SINCLAIR
source annesinclair.typepad.fr
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Lundi 28 décembre 2009 1 28 /12 /Déc /2009 19:13

justice.jpgProfondément inquiets des évolutions récentes de la Justice et des perspectives de réformes, syndicats et associations de magistrats ont décidé, dans une démarche pour la première fois commune, de s'unir pour défendre, dans l'intérêt des Français, une justice indépendante, de qualité, égale pour tous et dotée des moyens nécessaires à son action.

Les atteintes à l'indépendance de l'autorité judiciaire, en violation du principe de séparation des pouvoirs, se sont multipliées depuis deux ans.

Sous couvert d'une modernisation certes nécessaire du Ministère de la Justice, ce sont les grands principes qui régissent notre droit depuis la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 et l'architecture d'une justice libre et indépendante qui sont progressivement remis en cause.

Dans le même temps la paupérisation de la Justice, par manque de personnels et de moyens, se poursuit dans l'indifférence générale. Le malaise est plus intense que jamais dans les juridictions au point que l'explosion apparaît aujourd'hui plus que probable.

Toutes les fonctions sont touchées. Ainsi :

- les juges de l'application des peines sont stigmatisés à l'occasion du moindre fait divers impliquant une personne déjà condamnée, pendant que les lois de circonstances votées sans moyens pour les appliquer s'amoncellent ;

- les juges des enfants font l'objet d'une suspicion permanente alors que leurs possibilités d'intervention en assistance éducative se réduisent et que les moyens budgétaires d'accompagnements des mineurs délinquants sont en baisse ;

- les juges d'instance, confrontés à une réforme non préparée de la carte judiciaire et à une réforme non accompagnée des procédures de tutelle, ne pourront bientôt plus être ces juges du quotidien, proches du justiciable ;

- les magistrats du parquet, de plus en plus encadrés et contrôlés dans leur activité quotidienne par une hiérarchie, dont les nominations sont chaque jour davantage partisanes, s'inquiètent légitimement de leur avenir ;

- les juges civils, comme les juges pénaux, soumis à la pression des statistiques, sont invités, à gérer des flux au détriment d'une gestion personnalisée et humaine des dossiers.

A ce tableau déjà sombre, le Président de la République souhaite ajouter la mort du juge d'instruction, sans modification préalable du statut du parquet. Ce projet de réforme, condamnée par la majorité des Français et par le Conseil de l'Europe, apparaît clairement comme une volonté du pouvoir politique de contrôler les affaires sensibles ou gênantes pour l'exécutif.

Parallèlement, le budget de la Justice judiciaire, déjà l'un des plus faibles d'Europe, stagne et contrairement aux affirmations de la Chancellerie, les effectifs de magistrats et de fonctionnaires de greffes sont réduits au point d'hypothéquer le fonctionnement normal de l'institution.

Or, une justice asphyxiée est une justice sous contrôle. Pour assumer pleinement son rôle constitutionnel de gardienne des libertés individuelles et pour répondre à la demande légitime des Français d'une justice humaine et de qualité, l'institution judiciaire doit disposer de moyens décents, dignes d'une vraie démocratie.

Face à ce contexte catastrophique, tous les syndicats et toutes les associations de magistrats, ont décidé d'engager un vaste débat sur l'avenir de la justice.

Quelle justice pour demain ? Une justice indépendante ou sous tutelle ? Une justice dotée des moyens de fonctionner, plus efficace et plus rapide ou une justice paupérisée ? Une justice égale pour tous ou une justice favorisant quelques uns ?

Nous, magistrats, garants constitutionnellement des libertés individuelles, considérons que la sauvegarde d'une Justice forte, indépendante et égale pour tous est indispensable à l'équilibre démocratique.

Pour affirmer ce choix, le partager avec l'ensemble de la population, nous avons décidé de nous mobiliser tout au long de l'année 2010. Nous le ferons aux cotés de tous ceux qui concourent à l'action de la Justice.

 

Communiqué commun de toutes les organisations de magistrats : Syndicat de la magistrature, Union syndicale des magistrats, FO-magistrats, Association française des magistrats de la jeunesse et de la famille, Association nationale des juges de l'application des peines, Association nationale des juges d'instance, Association française des magistrats instructeurs, Association des jeunes magistrats

Par SD32 - Publié dans : Faits de société
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Mardi 15 décembre 2009 2 15 /12 /Déc /2009 23:05
arton820-903b4.jpg Notre consommation ne cesse d’augmenter et la planète est exsangue. Confier notre salut au progrès technologique et à l’économie relève de l’illusion. Car la solution est politique : c’est à la refondation de notre démocratie représentative qu’il faut tendre.

Nous partirons d’une hypothèse acquise pour les environnementalistes, mais dont la réception est mitigée dès qu’on sort d’un cercle restreint, soit pour des raisons d’ignorance, soit au nom d’une autre posture. Quelle que puisse être l’issue de la crise financière et économique actuelle, le monde où nous entrons sera profondément différent de celui que nous quittons. L’expression « inversion des raretés », parfois évoquée, caractérise assez bien le monde qui vient. À une population mondiale massive, quasiment 7 milliards et 9 au milieu du siècle, dotée d’un pouvoir d’achat et de capacités technologiques croissants, s’opposera une planète exsangue.

Il est probable que nous ne parviendrons jamais à extraire plus de 100 millions de barils de pétrole par jour alors que l’Agence internationale de l’énergie estime à 120 millions la production nécessaire en 2020. Nous aurons épuisé au début du siècle prochain l’héritage fossile de l’humanité avec un taux de croissance de la consommation annuelle de 2 %, alors que le rythme était encore de plus de 3 % ces dernières années.À consommation constante, les réserves d’or, d’argent et de palladium s’élèvent à une quinzaine d’années ; elles se situent entre 15 et 30 ans pour le plomb, le cuivre ou le zinc. Nous provoquons la disparition d’un grand nombre d’espèces, les services écologiques que nous rendent les écosystèmes sont pour 60 % d’entre eux dégradés.

À quoi s’ajoute le changement climatique en cours. Avec une hausse d’un degré de la température moyenne, que nous atteindrons avant le milieu du siècle, c’est par exemple l’Ouest des États-Unis, du Texas au Dakota, qui pourrait redevenir ce qu’il fut il y a quelques millénaires, un immense désert de sable. La prochaine disparition de la banquise estivale arctique, dans une ou deux décennies, déplacera le front polaire vers le Nord. Il en résultera un changement non moins perturbant du régime des pluies, asséchant par exemple régulièrement et sur de longs mois l’Angleterre. Les ouragans qui ont fait leur apparition sur les côtes du Brésil et au Sud de l’Europe seront plus nombreux et pourraient s’étendre à la Méditerranée .


Lire la suite : pour une démocratie écologique 

Source La Vie des Idées
Par SD32 - Publié dans : Faits de société
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Lundi 7 décembre 2009 1 07 /12 /Déc /2009 14:31
Prenant acte de la réalité du réchauffement climatique dans la décennie 90, et de la responsabilité humaine dans ces déréglements, les dirigeants politiques ont initié une politique de lutte contre le réchauffement de la planète. Le protocole de Kyoto, qui entre en vigueur en février 2005, est l'exemple le plus actuel d'une stratégie de réduction des gaz à effet de serre. Cette politique n'est toutefois pas sans diviser les pays industrialisés, peu enclins à remettre en cause leur modèle de croissance, et les pays du Sud inquiets pour leurs projets de développement.

Dès la fin des années 1970, la réflexion sur les problèmes environnementaux n’était déjà plus cantonnée aux seuls cercles écologistes. L’environnement était devenu un objet de préoccupation des Etats. Mais ce n’est qu’en 1992, lors du sommet de la Terre à Rio, qu’ils ont finalement reconnu la nécessité d’agir dans le cadre d’un "partenariat mondial"..

Nécessité d’autant plus grande, dans le cas du changement climatique, qu’à la différence de certains problèmes écologiques qui sévissent à l’échelle d’une région ou d’un pays, ce phénomène fait peser sur la planète une menace globale. Après le temps de la prise de conscience, l’adoption de la Convention-cadre sur le changement climatique à Rio en 1992, puis du protocole de Kyoto en 1997, marque le début d’une nouvelle phase qui est celle d'une politique concertée entre les Etats. Cette politique ne va pas sans heurts car elle remet en cause les choix de développement du Nord et du Sud et posent en particulier la question cruciale de l'énergie.

 

Lire la suite : la documentation francaise: le changement climatique

Par SD32 - Publié dans : Faits de société
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