Parti Socialiste

Lundi 14 novembre 2011 1 14 /11 /Nov /2011 22:34

dsk-14-11-2011.jpg A la corrida, l’animal blessé regarde cette foule en liesse et couvert de sang, il attend sa mise à mort . Dans un dernier sursaut d’orgueil , le taureau va se précipiter vers ce matador qui lui plantera le sabre et l'anéantira, à tout jamais.

Image osée, peut être mais triste mise en scène de ce qui pourrait s’apparenter à ce que subit Dominique Strauss-Kahn depuis plusieurs semaines : un véritable lynchage médiatique.

Dans un communiqué de ses avocats Frédérique Baulieu et Henri Leclerc, Dominique Strauss-Kahn estime que la campagnedont il est l'objet n'est pas "dépourvue d'arrière-pensées politiques", les fuites ne pouvant selon lui venir que de ceux qui ont accès à la procédure.

"Depuis un mois il n'a pas été entendu. Pendant ce temps, un véritable lynchage médiatique n'a cessé de s'amplifier, alimenté par des informations puisées dans des procès-verbaux et des pièces du dossier communiqués en temps réel à la presse et d'évidence soigneusement sélectionnés avec partialité", peut-on lire dans ce texte remis à l’AFP par ses avocats.

"Dominique Strauss-Kahn affirme à nouveau qu'il est prêt à s'expliquer non devant un incertain tribunal de l'opinion mais devant ceux qui conduisent l'enquête judiciaire et demande à nouveau à être entendu le plus rapidement possible."

Dominique Strauss-Kahn, épaulé par sa femme Anne Sinclair, sujette elle aussi à tous les commentaires déplacés alimentés par une presse de caniveau, tente de survivre aux insinuations sur sa vie privée étalées au grand jour.

Beaucoup de ceux qui l’accompagnaient, de ces adeptes des courbettes et autres amabilités, de ceux qui se disaient même de ses amis l’ont abandonné. Celui qui fut un grand directeur du FMI, qui avait anticipé la précédente crise financière, avait apporté des solutions et envisageait de mettre en œuvre une véritable régulation financière internationale pour contrer toute spéculation en temps de crise, n’est aujourd’hui qu’un homme à l'agonie sur le plan judiciaire et en miettes sur le plan personnel.

Au moment où  une nouvelle crise fragilise la solidarité européenne, permet aux financiers de limoger des chefs de gouvernement pour imposer leurs nouvelles règles et cette austérité qui n’en finit plus d’affamer les peuples alors que quelques privilégiés trouvent toujours l’occasion de s’enrichir dans la spéculation, notre démocratie reste sans réaction face à la violation du secret de l’instruction dans un dossier aux ramifications supposées multiples.

Comme dans la Rome antique lorsque le peuple est inquiet et qu’il a faim, alors on lui donne l’occasion de s’amuser en lui fournissant les moyens  de rallumer les braises de la curiosité sur celui qu’il convient d’anéantir définitivement comme pour exorciser ces malheurs qui s’abattent sur une société désabusée et prompte à l’indignation collective, voir plus.

Au delà du drame humain en jeu, c’est la lâchage de sa famille politique qui est le plus attristant.

Aujourd’hui, j’ignore ce que l’avenir réserve à Dominique Strauss-Kahn mais rien ne justifie qu’il subisse une telle mise à mort politique dans une solitude infamante .

 

Philippe PUGNET

Par SD32 - Publié dans : Parti Socialiste
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Lundi 17 octobre 2011 1 17 /10 /Oct /2011 00:20
ecriture Ce soir, j’ai une pensée émue pour un homme, un ami, Dominique Strauss-Kahn, qui aurait dû être parmi nous tant dans cette primaire que dans une victoire qui lui était destinée.
Ma fidélité envers un autre, Jean Christophe Cambadélis, m’a guidé dans mon choix personnel de faire campagne pour Martine Aubry.
La force de la démocratie, c’est le respect de ses règles. Le dynamisme des socialistes c’est le rassemblement derrière son candidat légitimement désigné, François Hollande.
Désormais mon seul objectif, c’est de contribuer à sa victoire et à celle de la gauche en mai 2012.

Philippe PUGNET

Par SD32 - Publié dans : Parti Socialiste
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Lundi 29 août 2011 1 29 /08 /Août /2011 23:27

ecriture Bien qu’ils s’en défendent, nombre de socialistes, y compris certains de ceux qui se disent encore de ses amis, tournent désormais le dos à Dominique Strauss-Kahn. Le travail de sape d’une certaine presse et les agissements des deux côtés de l’Atlantique,de quelques avocats avides de notoriété, et bien plus encore, ont fini par faire valoir ce qu’une certaine droite a mis tant de temps à obtenir : la disqualification d’un homme coupable non pas " d’avoir commis une erreur passagère de jugement ", comme le soulignait il y a peu Benjamin Brafmann, mais d’avoir retrouvé sa liberté, beaucoup trop tôt à leurs yeux.

Qu’importe les mensonges avérés de la prétendue victime, son parjure devant le grand jury, l’absence d’explications concernant la présence de certaines sommes sur ses comptes, sans lien apparent avec son activité professionnelle !


Qu’importe certaines zones d’ombre du dossier, comme celle révélée par William Taylor, autre avocat de Dominique Strauss-Kahn, dans le JDD du 28 août : "Le dimanche 15 mai, qui précède l’incarcération de Dominique Strauss-Kahn, lorsque j’ai discuté avec le procureur des conditions matérielles de l’inculpation, nous nous étions mis d’accord sur un régime de liberté sous caution. Et puis le lundi, il avait changé d’avis. Par ailleurs, ses services avaient été mystérieusement avertis de l’existence d’une autre affaire dont il n’avait pas été question jusque-là… Qu’est-ce qui a provoqué ce changement? Comment le procureur de New York pouvait-il être au courant de l’affaire Banon, qui date de neuf ans et que la plupart des Français ont découvert ces dernières semaines?"

Non , à l’évidence, Dominique Strauss-Kahn gène et son retour embarrasse .

 

Ce week-end son ombre hantait les couloirs de l’université d’été du PS à La Rochelle. De ses anciens amis, les plus en verve étaient ceux qui ont rejoint François Hollande. De Pierre Moscovici qui conseille à Dominique Strauss-Kahn d’ inventer " une nouvelle forme d’expression et d’existence publique" ( source JDD ) à Jean-Marie Le Guen qui aime à souligner en contradiction totale avec ce qu'il disait le 1er juillet dernier, que "le retour de Dominique en politique ne passe pas par une candidature à la présidentielle" ( source JDD ) , ils s’y sont tous mis devant les micros .Y compris Michel Rocard qui, sur Canal + ce lundi, estime que Dominique Strauss-Kahn était atteint d'une "maladie mentale" qui l'empêchait de "maîtriser ses pulsions".

Que craignent-ils pour prononcer de telles phrases assassines, eux qui, avant ce funeste 14 mai dernier, n’arrêtaient pas de lustrer la moquette aux pieds de leur mentor !

Dès son retour en France, Dominique Strauss-Kahn aura à cœur de s’expliquer . Ils nous dira ce qu’il compte faire désormais. Mais , en attendant, nul n’a le droit, au nom d’une quelconque ambition personnelle d’ajouter le discrédit à l’opprobre d’un homme injustement accusé. Sauf à vouloir l’inciter à commettre l’irréparable.

 

Philippe PUGNET

Par SD32 - Publié dans : Parti Socialiste
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Mardi 23 août 2011 2 23 /08 /Août /2011 19:24

dsk-POUR-NOUS

Le juge de l’Etat de New-York , Michaël Obus, vient de rendre sa décision : en suivant les conclusions du procureur Cyrus Vance  qui recommandait que les poursuites soient abandonnées à l’encontre de Dominique Strauss-Kahn , au motif que "les preuves physiques, médicales et d'autre nature dans ce dossier n'ont qu'une valeur limitée en ce qui concerne les points clé contestés d'usage de la force et d'absence de consentement ", il clôture définitivement le dossier pénal.

Toutes les charges retenues initialement à l’encontre de Dominique Strauss-Kahn et qui lui valurent d’être lynché médiatiquement parce que le droit à la présomption d’innocence ne lui fut pas reconnu par de nombreux éditorialistes ou (et ) donneurs de leçons, sont abandonnées. D’un point de vue pénal, Dominique Strauss-Kahn est blanchi et désormais considéré comme innocent. Certes, dans un dernier effet de manche, Kenneth Thompson, l’avocat de Nafissatou Diallo vient d’interjeter appel du refus de nommer un procureur spécial , empêchant ainsi Dominique Strauss-Kahn de récupérer un passeport qui devrait lui être restituer sous 24 heures, après qu’un juge déjà saisi ait rendu sa décision.

Nous sommes un certain nombre à n’avoir jamais douter de l’ innocence de Dominique Strauss-Kahn , droit qui lui fut tant objecté. Nous avons même dénoncé, en son temps, notamment sur les réseaux sociaux, l’humiliation du perpwalk (marche du soupçon, menottes aux poignets - véritable tradition new-yorkaise ) qu’il subit.

Dans cette Amérique puritaine, rien ne fut épargné à Dominique Strauss-kahn. Et si certains aujourd’hui regrettent qu’il n’y ait pas eu de  procès pénal, qu’ils se rassurent : Dominique Strauss-Kahn a déjà été jugé par le cirque médiatique.

Revenu à son domicile new-yorkais, Dominique Strauss-Kahn a déclaré : " c’est la fin d’une épreuve terrible et injuste.Je suis soulagé pour ma femme, mes enfants, mes amis, pour tous ceux qui m’ont soutenu pendant cette période en m’envoyant des lettres et des emails. Il faut qu’ils sachent que leur soutien a été très important. J’ai hâte de rentrer dans mon pays mais j’ai encore quelques petites choses à faire avant de pouvoir partir.Et je m’exprimerai plus longuement quand je serai de retour en France".

Ton retour nous l’attendons avec impatience, Dominique.

 

Philippe PUGNET

Par SD32 - Publié dans : Parti Socialiste
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Vendredi 1 juillet 2011 5 01 /07 /Juil /2011 14:38

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"Big bang", "coup de tonnerre" : la révélation vendredi par le New York Times d'un effondrement possible des accusations de viol contre Dominique Strauss-Kahn, ex-star des sondages pour la présidentielle, perturbe déjà la primaire socialiste à peine lancée. "C'est un coup de tonnerre qui se produit, cette fois-ci pas dans le même sens. Si les charges portées contre Dominique Strauss-Kahn tombent, il aura quand même été donné en pâture par le fonctionnement du système", a réagi sur RTL l'ancien Premier ministre Lionel Jospin.

Du côté des strauss-kahniens, la députée Marisol Touraine a évoqué "un véritable big bang", son collègue Jean-Marie Le Guen se félicitant de la "réhabilitation" de l'ancien patron du FMI et de "la fin d'un cauchemar".

"Tous ceux qui ont spéculé sur sa disparition politique maintenant devront compter sur une personne (...) qui sera bientôt libre de ses mouvements et qui pourra regarder les Français les yeux dans les yeux", a dit sur France Info le député de Paris Jean-Marie Le Guen. Dans l'hypothèse où "Dominique est lavé de toute charge", ce sera d'abord à lui "de se déterminer après un tel choc personnel", a-t-il ajouté, "après, ce sera aux socialistes et aux responsables socialistes d'en décider".

Michèle Sabban, qui avait crié au "complot" lors de l'arrestation de DSK, a demandé que "l'on suspende le processus des primaires". "C'est un choc aussi important qu'en mai", a-t-elle poursuivi en s'étonnant "que ces informations sortent au lendemain" de la désignation de Christine Lagarde à la succession de Dominique Strauss-Kahn à la tête du FMI. "Cela confirme que l'idée d'une manipulation devient plausible."

De son côté, Martine Aubry a émis l'espoir que la justice américaine "établira dès ce soir toute la vérité" lors d'une audience prévue au tribunal de Manhattan (à 17 h 30 heure de Paris). Insistant sur l'"immense joie" procurée par les informations du NYT, celle qui est désormais candidate à la primaire PS pour 2012 a refusé de s'exprimer sur les conséquences éventuelles sur cette compétition. "Je souhaite que les éléments nouveaux qui viennent d'être révélés cette nuit dans le cabinet du procureur de New York permettent de lever toutes les accusations à l'encontre de Dominique Strauss-Kahn", a affirmé François Hollande.

 

Source LePoint.fr

Par SD32 - Publié dans : Parti Socialiste
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Dimanche 22 mai 2011 7 22 /05 /Mai /2011 12:54

Cambadelis 25012011Député de Paris, Jean-Christophe Cambadélis, 59 ans, est un des plus proches lieutenants de Dominique Strauss-Kahn au PS. Il s’exprime pour la première fois sur l’affaire et les conséquences politiques de l’arrestation de son champion.

Sept jours après l’arrestation de Dominique Strauss-Kahn, avez-vous une idée plus précise de ce qui s’est passé au Sofitel de New York?
JEAN-CHRISTOPHE CAMBADÉLIS.
Je ne sais pas ce qui s’est passé et je souhaite le savoir.Je n’exclus rien a priori, mais je me garderai bien à l’étape actuelle de défendre telle ou telle thèse. La seule chose que je constate, c’est que pendant cinq jours la part belle a été faite à l’accusation. Et à aucun moment à la défense.


Croyez-vous à la possibilité d’un complot?
Je n’ai aucun élément pour parler de complot et mon expérience me fait dire que, généralement, on découvre ces choses-là beaucoup plus tard. Mais je ne sais pas ce qui s’est passé, donc je laisse tout ouvert.

DSK a-t-il été traité à vos yeux comme un justiciable ordinaire?
Lorsque le manageur général de l’hôtel a appelé la police, DSK était condamné. Lorsqu’à 23 heures, heure française, l’officier l’a accusé de viol, DSK était médiatiquement foudroyé. Lorsque le site Atlantico a diffusé le rapport de police sur Internet, DSK était à terre. La mise au pilori mondial pouvait commencer, et nous, on ne pouvait rien faire. L’accusation et la défense vont être maintenant à égalité, ce qui va permettre de connaître enfin les faits. Mais la manifestation de la vérité ne nécessitait pas une humiliation planétaire.

L’humiliée, en l’occurrence, n’est-elle pas plutôt la femme que DSK aurait agressée?
Je l’ai écrit sur mon blog cette semaine : il y a dans cette affaire une victime. Une femme, et c’est intolérable, ou un homme, et ça l’est tout autant. Je n’éprouve aucune complaisance pour le viol ni pour toute forme d’agression sexuelle. Et si les accusations de la plaignante étaient vérifiées, je serais le premier à dire que ces faits sont inacceptables. Mais si ce n’est pas la vérité, alors c’est un destin qui aura été brisé sur la base d’une seule allégation. La lutte contre le viol et les agressions sexuelles est une cause juste qui s’égare aujourd’hui dans de faux débats. Je ne vois pas pourquoi on en oublierait la présomption d’innocence. Il faut l’une et l’autre.

DSK est-il politiquement mort?
A partir d’aujourd’hui, tout est possible, y compris un rétablissement spectaculaire. Je vous rappelle que François Mitterrand était jugé comme politiquement mort après l’attentat de l’Observatoire en 1959 (NDLR : Mitterrand fut soupçonné de l’avoir lui-même organisé pour faire parler de lui). Maintenant, est-ce que le temps judiciaire laissera la possibilité à Dominique Strauss-Kahn de retourner l’accusation? Et si c’était le cas, souhaiterait-il, après une telle épreuve, concourir à la présidentielle? Je n’en sais rien.

Comment avez-vous jugé les réactions de la classe politique?
Martine Aubry a été impressionnante d’humanité et de concentration sur l’intérêt général. La gauche a fait bloc tout en respectant la plaignante, c’est tout à fait remarquable. Les déclarations de M. Bernard Debré m’ont laissé perplexe (NDLR : le député UMP de Paris a qualifié DSK de « délinquant sexuel » et a déclaré connaître d’autres affaires). Pour le reste, la droite n’a pas voulu jubiler et a préféré se taire. Quant à Nicolas Sarkozy je pense qu’il n’a pas compris qu’il y avait à travers l’émotion française quelque chose d’extrêmement fort qui touche à la mise en cause d’une espèce de gloire nationale.

La gauche a perdu son favori, a-t-elle déjà perdu aussi l’élection présidentielle?
Le Parti socialiste n’est pas impliqué dans cette affaire, mais son dispositif présidentiel s’en trouve chamboulé, voire bouleversé. Les Français sont encore sous le choc. Ne nous précipitons pas, car encore une fois tout est ouvert, mais réfléchissons à 2012 calmement. Dominique était en situation d’être candidat et de l’emporter. Ses concurrents se déterminaient par rapport à cette évidence. Aujourd’hui, c’est à eux de se mettre en situation et nous devons les y aider, les soutenir. Faisons en sorte qu’à ce choc ne s’ajoute pas le désordre.

Faut-il mettre les primaires entre parenthèses?
Si DSK a besoin de silence, si les strauss-kahniens ont besoin de patience, le Parti socialiste a besoin de constance. Nous avons un calendrier, nous devons le respecter. C’est d’abord la convention du PS sur le projet où nous devrons être plus unis que jamais. Et ensuite des primaires maîtrisées qui doivent se dérouler aux dates prévues. Peut-être pourrions-nous toutefois décider à l’unanimité de réduire la phase de la confrontation, afin d’éviter tout dérapage? Je proposerai qu’on en discute lors du conseil politique mercredi prochain.

DSK était-il candidat à la présidentielle?
Oui, je le pense. Il m’avait laissé entendre qu’il s’y préparait. Vous savez, quand vous passez à Paris et que vous voyez la moitié de l’état-major du Parti socialiste, c’est quand même pas pour dire qu’après, vous allez renoncer.

Du coup si Martine Aubry se lance à sa place, ne risque-t-elle pas d’apparaître comme un plan B ou une candidature de second choix?

Il n’y a pas au PS de plan B, il n’y a que des plans A. Dominique avait des atouts par rapport à ses concurrents; mais par rapport à Nicolas Sarkozy, ils n’ont que des atouts.

François Hollande est en tête dans les sondages. Cela en fait-il le mieux placé pour l’emporter en 2012 ?
Il est encore trop tôt pour le dire. François est un atout comme Martine, Ségolène ou d’autres candidats pourraient l’être. Aujourd’hui il est en tête dans les sondages sur les primaires internes du PS. Mais moi je me détermine à partir des intentions de vote pour le premier tour. Sur cette base, il ne fait la différence que d’un, deux ou trois points avec Martine Aubry. Rien à voir avec les scores qu’on promettait à DSK.

Qu’est ce qui vous distingue sur le fond de François Hollande?
Rien de plus, rien de moins que ce qui me distingue de Martine ou Ségolène. Nous avons défendu les mêmes thèses et nous avons, si j’ai bien compris, adopté le même projet.

Ne serait-il pas logique, alors, que le PS se rassemble derrière sa première secrétaire?
Il serait politiquement faux et humainement inconvenant que je lance à cette étape un appel pour qui que ce soit.

Hollande et Aubry doivent-ils s’entendre?
Moi, je plaiderai fortement pour l’unité.

 

Source Le Parisien

Par SD32 - Publié dans : Parti Socialiste
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Mardi 10 mai 2011 2 10 /05 /Mai /2011 12:08
dsk-POUR-NOUS.png
La France a aujourd’hui besoin de solutions innovantes et crédibles, d’un socle de valeurs solides et de perspectives collectives. Ce sont là les conditions nécessaires pour restaurer la confiance, la justice et l’espoir sans quoi rien n’est possible.
Voilà le défi posé à la gauche : incarner un retour crédible du politique face à l’incantation, du possible face à la démagogie, du sens face aux calculs à court terme.
La gauche doit présenter à l’élection présidentielle un candidat engagé qui porte cette vision efficace et durable.  
Chaque jour, la République et l’image de la France s’affaiblissent un peu plus. La cohésion sociale se délite, les valeurs de la République sont battues en brèche. Les inégalités deviennent insupportables. Vu de l’extérieur, notre crédibilité économique est au plus mal et la stature internationale de la France est sérieusement entachée. Sur le terrain moral, sur le terrain social, sur le terrain politique, les comportements et les décisions du gouvernement réduisent nos chances de sortir sans dégâts irrémédiables de la crise.
Le temps est venu de préparer ensemble celui de l’alternative, de nous rassembler autour de celui qui peut porter cette exigence.
Le temps est venu de proposer au pays le Président qui lui manque. Notre pays a besoin d’autre chose que des constats ressassés, des gesticulations permanentes, des provocations que l’actuel Président agite quotidiennement pour masquer son impuissance à résoudre les problèmes ou, pire encore, instrumentaliser les inquiétudes.  
Offrons à la France qui souffre, qui doute, qui attend des raisons d’espérer une société plus juste, plus humaine et tournée vers l’avenir. 
Dominique Strauss-Kahn est le candidat que les français attendent parce qu'il est l'homme de la rupture tranquille et des solutions aux difficultés économiques et sociales rencontrées.
Gersois, nous sommes des hommes et des femmes de gauche, des citoyens engagés qui avons décidé de nous mobiliser  et de préparer cette candidature de Dominique Strauss-Kahn, dont plusieurs signes prouvent qu'elle ne saurait tarder.
 

Nous lançons un appel à tous nos concitoyens du Gers, à vous,  hommes et femmes de gauche, élus, militants, sympathisants pour que vous vous mobilisiez également et nous rejoigniez afin de préparer ces primaires du mois d'octobre 2011, véritable rendez-vous citoyen, dans les meilleures conditions, pour la désignation de Dominique Strauss-Kahn.

 

NE GACHONS PAS L’OCCASION DE 2012


ENSEMBLE PREPARONS L'AVENIR AVEC DOMINIQUE STRAUSS-KAHN
 

 

 

Socialisme & Démocratie 32 vous informe de la création d'un blog de campagne http://www.dsk2012gers.net/

 

Vous pouver y signer l'appel  pour-nous-c-est-dsk-


Par SD32 - Publié dans : Parti Socialiste
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Lundi 9 mai 2011 1 09 /05 /Mai /2011 14:40

Fabius.jpg A quelques semaines du dépôt des candidatures à la primaire et à l’aune de mai 1981, Laurent Fabius livre sa vision pour que le PS gagne en 2012.

De retour des Etats-Unis où il a de nouveau rencontré Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius fait le lien entre la présidentielle de 2012 et l’élection de François Mitterrand à la présidence de la République il y a trente ans.

Quel souvenir personnel gardez-vous du soir du 10 mai 1981 ?

Ce qui me frappe, c’est que l’image la plus forte pour moi est la même que celle de millions de gens : le portrait qui s’affiche à la télévision à 20 heures. Et de mes aventures avec lui me revient une anecdote. Un jour, nous nous promenions le long des quais de Seine. Il aimait les bouquins. Il faisait beau. Nous voyons un passant venir en sens inverse avec un air particulier. L’homme arrive à deux mètres et crache sur Mitterrand. Un geste d’une violence terrible. Lui, impérial, passe. J’étais quant à moi sûrement blanc comme un linge. Et Mitterrand me dit : «Vous verrez, un jour ils changeront d’avis.» Je repense en souriant à cet épisode quand je contemple la mitterrando-nostalgie actuelle. Pour lui, le propre de l’homme d’Etat consistait à résister et anticiper : il avait raison.

A un an de la présidentielle de 2012, en quoi les socialistes devraient-ils s’inspirer de François Mitterrand ?

D’abord, la nécessité de l’unité, celle du PS, celle de la gauche, et aujourd’hui des écologistes. Ensuite, un projet mobilisateur. Enfin, une personnalité capable de gagner et de réussir.

Où en est-on sur ces trois points ?

Notre projet est solide et bien accueilli. Il permettra de mener la bataille et d’agir dans ce nouveau monde en tenant compte notamment des énormes contraintes financières laissées par M. Sarkozy. Pour la candidature, nous avons fixé un calendrier. Non par bureaucratie mais par analyse politique : le premier trimestre 2011 pour les cantonales, le deuxième pour le projet, le troisième pour la candidature. Un an de campagne, c’est déjà très long. A la fin, je peux vous assurer que les Français seront las. La campagne de 1981 n’avait pas vraiment commencé avant février. Mais le juge de paix, c’est l’unité du PS et le rassemblement à gauche. Qu’est-ce que j’entends partout ? «Désignons quelqu’un de capable mais surtout, surtout, ne vous divisez pas !»

Sur l’unité au PS, au vu de la semaine qui vient de s’écouler, c’est mal parti…

Il faut être très attentif. La source des défaites pour la gauche - comme d’ailleurs pour la droite - résulte souvent des divisions. J’espère que la jurisprudence involontaire de 2002 servira de garde-fou. Elle ne dispense pas d’une sagesse collective.

Faut-il, pour mobiliser, une primaire de choix ou de confirmation ?

En tout cas, une primaire maîtrisée. Elle devra être perçue comme la première étape de la victoire contre M. Sarkozy (alors, elle mobilisera fortement) et non comme un remake des guérillas socialistes entre A, B, C, D, E : cette éventualité-là serait dangereuse et démobiliserait.

Vous avez indiqué qu’il y avait deux personnes ayant la stature d’homme d’Etat au Parti socialiste : DSK et vous…

Je ne suis pas un spécialiste de l’autobrevetage. J’ai indiqué qu’il y avait beaucoup de gens de talent au PS - ils devront composer l’équipe de la victoire -, mais les deux personnalités les plus en situation me paraissent Dominique Strauss-Kahn et Martine Aubry.

Mais vous penchez pour DSK ?

Il dispose de beaucoup d’atouts, notamment parce que la dimension économique, la crédibilité internationale et l’expérience gouvernementale seront décisives. Martine Aubry possède également la légitimité et accomplit un travail remarquable à la tête du parti.

Vous pensez qu’elle en a envie ?

L’«envie», c’est plutôt pour le chocolat. Concernant l’élection présidentielle, je parlerai davantage de «détermination». Mitterrand ne m’a jamais dit qu’il avait «envie» d’être président. Il possédait la détermination de l’être, à partir de son analyse politique, de sa vision du pays et de ses choix personnels.

Martine Aubry a cette détermination ?

Je crois qu’elle ne se lève pas le matin avec l’obsession présidentielle. Mais, quand elle doit remplir une tâche, elle la remplit. Et bien.

Martine Aubry ferait-elle une bonne Première ministre ?

Nos deux amis sont complémentaires.

François Hollande fait-il courir un risque au parti en faisant ouvertement campagne avant la primaire officielle ?

Il a le droit évident d’être candidat, mais la vraie question, pour lui comme pour tout autre, c’est celle de l’utilité collective d’une candidature : «Qu’est-ce que X apporte en chances de victoire collective par rapport à Y ou Z ?» Sauf à présenter une ligne politique différente, qu’il faut alors préciser.

Est-ce que Dominique Strauss-Kahn peut rassembler la gauche sous l’étiquette d’«affameur des peuples» que lui a collée notamment Jean-Luc Mélenchon ?

Notre programme, qui inspirera tout candidat socialiste, ne consiste évidemment pas à «affamer les peuples». Quant au FMI, il remplit une fonction particulière qui a évolué positivement avec son directeur général : comment permettre aux pays pris à la gorge de s’en sortir et de repartir de l’avant ? Ce sont deux tâches différentes.

Existe-t-il une menace populiste ?

Oui et il faut la prendre au sérieux. Victor Hugo a écrit : «Souvent la foule trahit le peuple.» Tout est dit. Un des maires de l’agglomération rouennaise me rapportait qu’un mécontent, dont le trottoir n’avait pas été refait, l’a menacé : «Si c’est comme ça, je vais voter Marine.» Pour contrer cette dérive, il faut parler du fond et agir au fond.

Marine Le Pen évoque dans ses discours l’Etat protecteur qui est aussi un thème de la gauche…

C’est une escroquerie ! Avec ses propositions, l’Etat serait démoli. Qu’est-ce que ça veut dire un «Etat protecteur», si on n’a plus de ressources publiques ? Si la production industrielle chute de 20% parce qu’on ferme les frontières ? Prétendre défendre le pouvoir d’achat si on revient au franc et que celui-ci perd immédiatement 30% de sa valeur, conduisant à devoir rembourser 30% de dettes en plus !

Quelles sont vos meilleures armes contre le Front national ?

Redonner de la crédibilité à la politique, et force concrète à la République : égalité, laïcité, sécurité, école, santé, culture… Eviter que le vote soit simplement une protestation ou une détestation. D’où notre triangle : effort, sérieux, justice. Ce sera une campagne où nous dirons : «Nous ne sommes pas condamnés à être un petit pays, à ce que nos enfants soient déclassés, mais cela demande des efforts, donc de la justice et du sérieux.» L’effort, et le sérieux, parce que nous sommes lucides et que nous avons les compétences dans nos équipes. La justice, parce que c’est la marque de la gauche, et qu’elle est indispensable. Nous sommes une gauche des solutions.

Pour paraphraser Nicolas Sarkozy, la présidentielle, vous la sentez bien ?

Une anecdote pour vous répondre. Le mardi suivant les cantonales, nous nous trouvions à quelques-uns dans ce cœur de la démocratie qu’est la buvette de l’Assemblée nationale. Arrivent plusieurs députés de droite. Le premier soupire. Le deuxième, plus prolixe : «Ça ne va pas du tout.» Le troisième : «Un massacre.» Le quatrième nous regarde, hésite puis lance : «Au fond, notre seul espoir, c’est vous !» J’en reviens à l’unité.

Quel rôle vous verriez-vous jouer en cas de victoire de la gauche l’an prochain?

Je ne me pose pas la question en ces termes. J’essaie, dans les trois domaines que sont le projet, la candidature et le rassemblement, d’apporter ma pierre pour que les choses se passent bien, efficacement. J’ai peut-être un certain crédit pour le faire puisque moi qui serais, dit-on, un candidat crédible, j'ai décidé d'aider le mieux placé pour gagner et pour redresser la France.

 

Source Libération

Par SD32 - Publié dans : Parti Socialiste
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Lundi 9 mai 2011 1 09 /05 /Mai /2011 14:26

Pierre-Mauroy.jpg L'ancien Premier ministre socialiste de François Mitterrand,  Pierre Mauroy a vanté lundi les mérites de Dominique Strauss-Kahn en vue de 2012, soulignant que  " l'essentiel, c'est son expérience, l'essentiel, c'est sa capacité à devenir un président et à dominer les problèmes qui deviennent de plus en plus les problèmes du monde"...et non son appartenance à "un monde finalement plutôt riche".

 

Selon AFP

Par SD32 - Publié dans : Parti Socialiste
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Dimanche 8 mai 2011 7 08 /05 /Mai /2011 10:46

Cambadelis 25012011Nous vous proposons de prendre connaissance de l'interview accordée au JDD par Jean-Christophe Cambadélis.

 

L’affaire de la Porsche était-elle une "bêtise" comme le dit Benoît Hamon ?
C’est moins grave de monter dans la Porsche d’un ami que d’utiliser des fonds publics pour vanter le bilan calamiteux de Nicolas Sarkozy comme le fait l’UMP. Reste que c’est une faute d’attention quand on sait que Nicolas Sarkozy et l’UMP ont des puissants relais pour dénigrer leurs adversaires.

Cela renvoie Dominique Strauss-Kahn à l’image du candidat des riches ?
Dominique Strauss-Kahn est un fonctionnaire international. Avec sa femme, ils ont un rapport laïc à l’argent contrairement à Nicolas Sarkozy qui en rêve même la nuit. Ils sont tout-terrain, ils sont bien avec des décideurs comme avec des gens du peuple à Sarcelles. On a besoin d’hommes d’État qui parlent à tout le monde.

Peut-on incarner un pays en ayant vécu si loin ces dernières années ?
C’est comme si on disait que le général de Gaulle n’avait pas pu incarner la France parce qu’il était à Londres ! Comprendre un pays c’est nécessaire et DSK le comprend mieux qu’un autre. Il est éloigné mais c’est le premier à avoir parlé dans un 20H des 6 millions de Français qui vivent avec moins de 700 euros par mois.

DSK, c’est un Français comme les autres pour vous ?
C’est un Français comme les autres, qui a l’immense avantage de connaître le monde.

Martine Aubry s’est elle retirée de la course à la présidentielle ?
Pas du tout. Martine Aubry veut gagner comme beaucoup d’hommes et de femmes de gauche. Elle veut mettre les atouts de notre côté et elle est un atout. Elle réfléchit s’il n’y a pas meilleur ou mieux.

Et pour vous, il y a meilleur qu’elle ?
Au moins l’équivalent. Il y a quelqu’un qui semble dans l’opinion avoir une résonance un peu plus forte, ça ne fait pas tout.

Ce sont donc les sondages qui cette fois encore désigneront le candidat du PS ?
C’est une donnée mais pas la seule. La capacité à rassembler le PS, son camp, la France, sa capacité à l’incarner, à être de plain-pied dans les affaires du monde et à résister de manière sévère à une droite dure compteront.

François Hollande peut-il rassembler le PS ?
DSK c’est François Hollande en mieux, et je pourrais dire la même chose pour Martine Aubry. François a bien sûr le droit de se présenter. Il est sur la même ligne que DSK, il porte le même projet. DSK et Martine Aubry ont une expérience gouvernementale et l’un une expérience internationale nécessaire car notre pays veut bien changer mais il veut aussi être rassuré.

Jean-Pierre Chevènement a dit cette semaine qu’il pourrait être candidat à la présidentielle, inquiet des positions de DSK sur l’euro et l’Europe ?
Personne ne peut préjuger des pensées de DSK, puisqu’il ne s’est pas exprimé. Jean-Pierre Chevènement veut surtout peser sur la gauche et le PS, plutôt que s’imposer.

S’il est candidat, c’est une mauvaise nouvelle pour le PS ?
S’il est candidat, ce n’est pas la meilleure nouvelle car, à tort ou à raison, on nous reparlera de 2002.

Nicolas Sarkozy fête ses 4 ans à l’Élysée, y a-t-il quelque chose que vous lui reconnaissez ?
L’autonomie des universités et le changement de pied sur l’investissement dans la recherche peut-être. Mais sinon, ce bilan est contesté par tous les Français. L’échec de Sarkozy est économique, social, sécuritaire, international. Et je suis très étonné que le Premier ministre, les ministres utilisent les fonds publics pour vanter le bilan de Nicolas Sarkozy. Jean-François Copé dit que cela prépare sa réélection. Je suppose que les frais afférents à cette propagande seront donc affectés au compte de campagne de Nicolas Sarkozy.

Quelles leçons tirez-vous du 10 mai 1981 ?
François Mitterrand avait compris que sous la Ve République, on n’élisait pas le président de la gauche, mais le président de la France. Il a su tenir sa gauche et tirer à lui des Français qui ne l’étaient pas.

Par SD32 - Publié dans : Parti Socialiste
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