Politique européenne

Vendredi 19 février 2010 5 19 /02 /2010 21:35
zone euro Le Comité des régions, qui représente les collectivités auprès de l'Union européenne, s'est doté aujourd'hui d'une présidente progressiste, l'Italienne Mercedes Bresso (PSE). Cette nomination est bienvenue, d'autant plus que les régions auront fort à faire pour défendre leurs projets dans les négociations budgétaires à venir et dans le cadre de la stratégie dite "UE 2020".
Selon Mathieu Hornung et Alix Cava, fonctionnaires européens, c'est aux régions elles-mêmes de penser leur propre développement dans un cadre européen.


En ce début d'année 2010, les acteurs territoriaux français donnent une priorité, légitime, aux échéances électorales régionales et au débat sur le projet de loi de réforme des collectivités territoriales. Logiquement, il est donc peu question d'Europe. Tout au plus peut-on noter ça et là, dans les programmes électoraux, des propositions d’inspiration européenne. 

 

Pourtant, des orientations fondamentales pour l’avenir européen des régions seront prises en 2010.


Tout d'abord dans les urnes puisque, outre les élections régionales françaises de mars 2010, des scrutins importants auront lieu au même moment dans 14 régions italiennes, en mai en Rhénanie du Nord-Westphalie, puis à l'automne en Catalogne, en Pologne et dans différentes régions autrichiennes. Toutes ces élections seront déterminantes sur la question de savoir si la gauche européenne peut, au niveau des territoires, casser le cycle des défaites électorales subies aux niveaux national et européen.

 

Mais c'est à l’échelon européen que les enjeux seront essentiels : de la détermination d'une Stratégie de Lisbonne révisée - la probable Stratégie "UE 2020" - à la fixation d'un nouveau cadre budgétaire au-delà de 2013, en passant par l'avenir de la politique de cohésion et de la déclinaison "territoriale" du Traité de Lisbonne, toutes ces décisions impacteront les régions de l'Union Européenne.
 
Il est donc essentiel que ces orientations soient prises sur la base d'une implication active des régions. Le Comité des régions, qui représente les collectivités auprès de l'Union, s'est doté mercredi 10 février d'une présidente progressiste, l'Italienne Mercedes Bresso (PSE). Au-delà, c'est aux régions elles-mêmes de penser leur développement dans un cadre européen et de peser sur les choix budgétaires et stratégiques de l'Union. L'enjeu est d'autant plus important pour les régions françaises qu'il existe un risque de renationalisation de la politique de cohésion qui pourrait leur être préjudiciable.

 

Lire la note : http://www.tnova.fr/images/stories/publications/notes/239-cohesion.pdf

Source TERRA NOVA

Par SD32 - Publié dans : Politique européenne
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 9 janvier 2010 6 09 /01 /2010 17:01
Zapatero.jpg Alors que l'Espagne inaugure la première présidence bicéphale de l'Europe, le président du gouvernement espagnol et le président du Conseil européen s'expriment dans plusieurs quotidiens* de l'UE pour donner leur vision de l'Europe après le traité de Lisbonne.

Cette année 2010 doit être bonne et marquer le début d'une bonne décennie pour l'Europe. L'entrée en vigueur, le 1er décembre dernier, du traité de Lisbonne ouvre une nouvelle étape pour l'Union, pour ce projet de vivre ensemble, unique en son genre, qui rassemble 27 pays et 500 millions de personnes, un projet bâti sur ces grandes valeurs irrévocables que sont la liberté et la dignité humaine, la tolérance et la solidarité.

L'Espagne, qui fêtera en juin prochain le 25e anniversaire de la signature du traité d'adhésion, est un pays à forte vocation européenne ; elle l'a prouvé à maintes reprises au fil de ces années. Avec ce nouveau semestre et ce nouveau traité, elle se voit offrir une occasion unique de réaffirmer cette vocation. Elle ne manquera pas de la saisir.

En tant que présidents du Conseil européen et du gouvernement de la présidence tournante, nous souhaitons que la mise en œuvre institutionnelle du traité de Lisbonne soit aussi rapide et rigoureuse que possible. Dans un esprit de totale loyauté et de coopération, nous allons tâcher de consolider le nouvel ordre institutionnel de l'Union, qui nous permettra de résoudre les problèmes concrets nous préoccupant tous.

Les nouvelles autorités sont pleinement conscientes des responsabilités qu'implique cette nouvelle étape. La présidence espagnole est également consciente du rôle qu'elle aura à jouer en tant que présidence de transition. Il lui reviendra en effet de faciliter les choses, d'apporter sa collaboration et d'assumer les engagements qui jalonnent l'ambitieux agenda de ce premier semestre.

Ensemble, nous allons aborder les priorités établies dans le programme de la présidence. La pleine application du traité constitue la première d'entre elles. Elle sera le point de départ nous permettant de poursuivre les autres objectifs que nous nous sommes fixés, en utilisant les instruments  et  les  possibilités  que  ce  texte  nous  offre :  mieux  coordonner  les  politiques économiques nationales pour consolider la reprise, contribuer à ce que l'Europe, forte et unie, parle d'une seule voix dans le monde pour défendre ses valeurs et ses intérêts, et faire de l'Union une réalité plus proche et plus utile pour tous les citoyens européens.

À Maastricht, nous avons mis en marche une Union économique et monétaire. L'union monétaire existe, et nous disposons d'un marché unique, mais nous sommes encore loin de l'union économique, dont la crise a pourtant plus que souligné le besoin croissant.

Il est nécessaire d'intensifier la coordination pour impulser la relance économique et jeter les bases d'une croissance durable. Durable en termes économiques, ce qui implique d'être plus compétitifs, de miser davantage sur l'éducation, la formation, la recherche, le développement et l'innovation, de respecter le principe de stabilité budgétaire et, enfin, de mieux superviser les questions financières. Durable, encore, d'un point de vue environnemental et social, ce qui signifie être capables de maintenir le leadership dans la lutte contre le changement climatique - et d'en tirer parti - ainsi que veiller à la cohésion sociale et au maintien du système de la Sécurité sociale. En définitive, un modèle de croissance européen, fidèle tant à ses marques d'identité actuelles qu'à la nécessité de s'adapter à un environnement et à un avenir irrémédiablement globalisés.

Telle est la finalité de la Stratégie pour la croissance et l'emploi, que nous devons approuver à l'occasion d'un des Conseils les plus importants de la présidence espagnole et qui aura pour objectif la révision de l'agenda de Lisbonne.

Ensuite, et c'est là notre deuxième priorité, au lendemain du sommet de Copenhague sur le changement climatique, l'Union doit réaffirmer son leadership dans un monde multipolaire, voué au multilatéralisme. Elle doit être une référence incontestable en matière de démocratie, de droits humains et de progrès social sur l'ensemble de la planète. Grâce au président du Conseil et à la haute représentante, Catherine Ashton, et avec le concours des États membres, l'Europe sera désormais dotée d'une plus grande visibilité et d'une voix plus forte et plus unie sur la scène internationale. Et cette présence se verra, certainement, renforcée avec la création du Service européen pour l'action extérieure, une véritable diplomatie européenne au service des citoyens de l'UE dans le monde entier.

Avec l'entrée en vigueur du traité, les citoyens européens pourront réellement sentir que l'Union est importante pour eux, dans leur vie quotidienne, qu'elle est importante pour leurs libertés et pour leur sécurité. L'inclusion de la charte des droits fondamentaux dans le traité de Lisbonne a constitué un premier pas dans cette direction. Pour poursuivre dans cette voie, nous œuvrerons en faveur de l'adhésion de l'UE à la Convention européenne des droits de l'homme et nous donnerons le coup d'envoi au Plan pour l'égalité des chances entre les femmes et les hommes de l'UE pour la période 2011-2015, qui conférera à la lutte contre la violence de genre une dimension européenne.

Nous lancerons en outre l'initiative législative populaire européenne, qui permettra aux citoyens de participer au processus législatif de l'Union par l'intermédiaire de la Commission. Nous approuverons également le plan d'action du Programme de Stockholm, adopté sous la présidence  suédoise,  relatif  à  l'Espace  européen  de  liberté,  de  sécurité  et  de  justice  et contenant des mesures décisives pour la protection de nos concitoyens. Enfin, nous continuerons de faire en sorte que la gestion commune de l'immigration reste une priorité stratégique pour l'Europe.

Ce sont là les nouvelles impulsions que nous donnerons à une Europe rénovée, les premières étapes d'un long chemin qui commence au premier semestre 2010 et que nous allons parcourir ensemble.


Par José Luis Rodriguez Zapatero et Herman Van Rompuy

*   Corriere   della   Sera   (Italie),   El   Pais   (Espagne),   Frankfurter   Allgemeine   Zeitung (Allemagne), Le Soir, De Standaard (Belgique), The Guardian (Grande-Bretagne).

Par SD32 - Publié dans : Politique européenne
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 25 juin 2009 4 25 /06 /2009 18:33
Les citoyens européens ont fait leur choix. le parlement européen et la Commission européenne seront dirigées par une coalition de droite.La complexité du processus de décision communautaire ainsi que les traditionnels arrangements créeront sans doute la confusion auprès des citoyens sur qui sera responsable de l'orientation de l'Europe pour les cinq années à venir.

Mais les gouvernements et les partis de la droite européenne, ainsi que leurs députés au Parlement européen, doivent maintenant assumer pleinement les conséquences de leur victoire à la Pyrrhus, basée sur des taux d'abstention record. je crois qu'ils vont décevoir beaucoup de ceux qui leur ont fait confiance le 7 juin. Les dirigeants de la droite européenne, et en particulier du PPE, utilisent aujourd'hui une rhétorique sociale-démocrate pour tromper leurs électeurs. Des engagements ont été pris sur la politique sociale, sur la lutte contre le changement climatique, sur la régulation des marchés financiers et sur bien d'autres sujets encore. Ils ne seront pas tenus.

La tradition de légiférer par consensus va sans doute perdurer à Bruxelles et à Strasbourg. Mais j'ai la conviction que l'heure est venue de mettre davantage en évidence les différences politiques entre la gauche et la droite. Après cette défaite aux élections européennes, la social-démocratie doit-elle faire comme si de rien n'était, et ainsi prendre le risque d'aider la droite à brouiller un peu plus les clivages politiques dans les années à venir ? Je ne crois pas que ce soit la voie à suivre. Pour commencer, nous devons nous battre pour nos engagements de campagne: un nouveau plan de relance européen et une réforme en profondeur du système européen de régulation financière. mais dès à présent, nous devons aller beaucoup plus loin.


La social-démocratie doit se renouveler. les valeurs sur lesquelles nous avons fondé nos combats et nos succés politiques depuis plus d'un siècle doivent rester notre inspiration. mais nous devons repenser notre projet dans le monde d'aujourd'hui, en perpétuelle mutation. Nous devons être audacieux, fiers de ce que nous représentons et plus efficaces dans la manière d'exprimer nos idées et nos projets. Nous devons apprendre à être au plus proche des gens, de ceux qui se sentent exclus de la société et ne croient plus à la politique, en répondant à leurs peurs et à leurs rêves. Nous, partis socialistes et sociaux-démocrates européens, devons plus que jamais travailler ensemble. Nous devons aussi être ouverts aux personnes et aux idées progressistes  au delà de nos propres partis.

Mais nous devons aller encore plus loin.Notre impératif aujourd'hui, est d'intégrer à notre pensée politique les dynamiques d'un monde en pleine évolution.

Prenons l'environnement. Nous nous sommes battus pour la protection des ressources naturelles, de la biodiversité, de la qualité de l'air et de l'eau. Mais comment lier cela à nos combats naturels pour la justice sociale et l'égalité? Nous avons été incapables de développer une vision cohérente à long terme pour le développement écologique de nos économies et de nos sociétés. Si nous n'arrivons pas à trouver une manière de combiner notre combat de toujours contre les inégalités avec l'environnement, nous serons contraints de faire des compromis impossibles. Nous devons parvenir à plus de clarté et de crédibilité politique sur cette question essentielle qu'est le développement durable.

Prenons l'économie mondiale. Nous devons trouver les meilleures réponses aux aspects les plus néfastes de la mondialisation. Nous avons oeuvré pour un système économique global plus durable et plus juste.Mais les inégalités demeurent scandaleuses. Et la création de nouvelles richesses écologiquement durables, qui doivent être plus équitablement réparties, ne répond pas aux besoins des milliards de personnes qui vivent aujourd'hui dans la pauvreté. nous devons trouver de nouvelles réponses à ce défi mondial et nous devons les trouver rapidement.Sinon comment peut-on prétendre continuer d'incarner le principal mouvement politique internationaliste ?

Prenons l'Europe. Nous avons peur de défendre une Europe politique plus forte. Nos discours sont hésitants, et parfois même contradictoires.Une fois encore, si nous n'arrivons pas à élaborer un projet clair et ambitieux pour l'avenir politique de l'Europe, nous ne pourrons pas convaincre les citoyens de nous soutenir pour construire une Europe capable de les protéger dans la mondialisation.

Nous avons perdu une élection, mais pas la guerre des idées politiques. nous n'en sommes qu'au début.Pour les cinq années à venir, les institutions européennes seront dominées par la droite.Nous devons utiliser cette période pour engager un changement audacieux. Si nous y parvenons, les citoyens retrouveront confiance en nous, peut-être pour longtemps.Si nous échouons, et surtout si nous refusons de changer en continuant comme avant, nous mourrons.


Poul Nyrup Rasmussen
Président du Parti Socialiste Européen

Par SD32 - Publié dans : Politique européenne
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 25 juin 2009 4 25 /06 /2009 09:13

Le président du PSE Poul Nyrup Rasmussen et le chef de file du Groupe socialiste au Parlement européen Martin Schulz viennent de rendre public une déclaration commune sur la décision du Conseil concernant le président de la Commission. La déclaration stipule:

“Nous avons appris que le Conseil demande au Parlement européen de passer au vote le 15 juillet. Comme nous l'avons déjà dit, nous refusons ce vote. Nous ne céderons pas à la pression de certains membres du Conseil qui voudraient qu'on passe à un vote le plus rapidement possible. Nous avons convenu avec nos premiers ministres et nos leaders de partis hier que le Parlement européen avait besoin de temps pour mener à bien une pleine consultation. Nous prévoyons des auditions intenses une fois que le Parlement aura été adéquatement constitué”.

“Nous avons besoin d'un débat de fond sur le programme et les politiques de la prochaine Commission, sur les propositions concrètes, et non d'une campagne de relations publiques. Nous connaissons M. Barroso et nos expériences avec lui ne sont pas positives. Ses actions pour gérer la crise, pour la protection sociale, sa capacité de leadership se sont révélées insuffisantes mais il essaie d'impressionner en les présentant comme positives. Nous, les socialistes, savons ce que nous voulons pour l'Europe et nous évaluerons M. Barroso et son programme sur cette base”.

“Nos priorités sont claires et nous voulons entendre ce que M. Barroso aura à dire là-dessus. Nous demandons à la Commission européenne d'adopter un nouveau plan de relance pour l'emploi et pour une croissance verte, un Pacte européen pour l'emploi afin de préserver les postes de travail et de renforcer les droits des travailleurs, comprenant une clause sociale, une nouvelle charte des droits des femmes, une régulation effective et une véritable régulation des marchés financiers, une nouvelle solidarité entre les Etats membres et un engagement européen en faveur d'un nouveau 'deal' mondial”.

“Il s'agit de garantir l'avenir de l'Europe, non pas d'une offensive de charme ou d'une opération de relations publiques”.


Par SD32 - Publié dans : Politique européenne
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 7 juin 2009 7 07 /06 /2009 10:59
  • Voir ressurgir l'idée d'une Europe rayonnante

On dirait qu'il y a un intérêt politique dans tous les pays européens à gommer chaque élection du Parlement européen, car tous les thèmes de campagne sont nationaux, alors que 80 % des lois sont établies à Bruxelles. J'irai voter le 7 juin dans l'espoir de voir l'idée d'une Europe rayonnante ressurgir et que l'électeur voie de plus en plus une nécessité de plus d'Europe pour le protéger d'une globalisation à la dérive.


  • Voter est un de nos derniers droits !

Je fais parti des moins de 25 ans et c'est malheureusement l'un des seuls droits qui nous restent : le droit au travail nous fuit, ne parlons pas du droit de propriété, nous ne pouvons même pas en rêver ! La liberté est utile lorsqu'on l'utilise.

  • Pour chasser José Manuel Barroso

Je serai présent à 100 % ce dimanche 7 juin pour voter aux élections européennes, car je suis intimement convaincu de l'importance d'un tel scrutin sur nos vies en tant que citoyens. Il me semble également crucial de voter pour les élections européennes afin que puisse renaître l'idée d'une Europe politique, volontaire sur le plan social, mais également capable de peser dans le jeu politique international. Force est de constater que l'Europe s'est détachée ces dernières années de l'esprit innovateur des pères fondateurs que furent Jean Monnet et Robert Schuman en 1957. L'actuel président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, dont l'action témoigne d'une vision de l'Europe sans aucune ambition, doit être chassé par les urnes afin que puisse renaître une véritable ambition Européenne.

  • Je voterai pour une Europe plus audacieuse
Oui, je voterai car on ne peut toujours critiquer l'Europe et au jour J faire comme si elle n'existait pas. On peut la critiquer, parce qu'elle est là, depuis 50 ans, imparfaite, mais là. Avec elle, nous avons su reconstruire un grand espace de paix, qui fait rêver de nombreux peuples moins bien lotis que nous. Il faut continuer à la construire avec de plus grandes ambitions, ne pas se contenter de la libre circulation des marchandises et des hommes, surtout si ces hommes, main d'œuvre docile, sont soumis aux plus bas revenus possibles dans la communauté.


Source Le Monde.fr
Par SD32 - Publié dans : Politique européenne
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 5 juin 2009 5 05 /06 /2009 16:59

La crise économique frappe durement notre pays et elle n'épargne pas notre territoire . Salariés, artisans, PME, fonctionnaires, retraités, jeunes : nous sommes tous touchés. Dans ce contexte, l'élection européenne du 7 juin est essentielle. Elle concerne directement notre quotidien. C'est pourquoi je vous appelle à y participer.

 

Voter socialiste le 7 juin, c'est voter pour l'emploi, pour le pouvoir d'achat et pour la défense des services publics. Avec les élus socialistes nous nous mobilisons tous les jours à notre niveau. Le 7 juin, donnons les moyens aux socialistes de mettre la même énergie au Parlement européen pour conduire cette politique.

 

Voter socialiste le 7 juin, c'est apporter des réponses concrètes à la crise. Dès le lendemain de l'élection européenne, nos députés européens, s'ils sont majoritaires, mettront en place un plan de relance d'un montant de 100 milliards d'Euros. Ils créeront 10 millions d'emplois dans la « croissance verte », dans les transports, dans la construction et dans les énergies renouvelables. Ils imposeront un salaire minimum dans tous les pays afin d'arrêter la concurrence entre les travailleurs des pays européens. Ils voteront un bouclier social pour mettre fin aux délocalisations. Ils voteront une directive pour protéger et développer les service publics.

 

Voter socialiste le 7 juin, c'est rendre le changement possible avec une nouvelle majorité au Parlement européen.

 

Telles sont les raisons qui me conduisent à vous demander de soutenir la liste du Parti Socialiste conduite pour notre région Grand Sud Ouest par Kader Arif et ses colistiers gersois Françoise Castex et Philippe Pugnet


 

Cyril Cotonat

Maire de Ladevèze-Rivière

 

Par SD32 - Publié dans : Politique européenne
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 5 juin 2009 5 05 /06 /2009 09:37
Déclaration de personnalités
de la
famille socialiste et social-démocrate

 

La crise en cours a ouvert une période de choix historiques. Elle peut conduire soit à une dépression avec chômage de masse mêlée à un repli économique et politique, soit à une opportunité unique de faire émerger un nouveau modèle de croissance fondé sur plus de justice sociale et le développement durable, et lié à une réforme de l’ordre international.


Les socialistes et les sociaux-démocrates ont une responsabilité centrale face à ces choix historiques. C’est à eux de présenter des propositions pour cette transformation. C’est à eux de lutter pour le leadership au niveau national, européen et international.


C’est pourquoi les prochaines élections européennes sont particulièrement décisives. Les socialistes et les sociaux-démocrates ont déjà été capables de présenter un plan pour surmonter cette crise qui définit une vraie alternative et qui montre pourquoi une solution durable exige une Europe plus forte, capable d’éviter le chômage de masse, de coordonner la relance économique, de réformer le système financier, de promouvoir une croissance verte et intelligente et de s’affirmer comme un véritable acteur global dans la réforme de l’ordre mondial.


L’alternative socialiste et sociale-démocrate est claire. Il faut maintenant la traduire dans les meilleurs résultats électoraux en vue de renforcer la présence des socialistes et des sociaux-démocrates dans les institutions européennes, pas seulement dans le Parlement Européen mais aussi dans la Commission et au Conseil.


Le Parti Populaire Européen (PPE) a déjà présenté son candidat officiel pour la Présidence de la Commission européenne. C’est avec espoir que les socialistes et les sociaux-démocrates et beaucoup d’autres progressistes attendent un candidat provenant du Parti Socialiste Européen, le seul parti européen qui peut disputer le leadership au PPE. Dans la situation économique et politique présente, une nouvelle majorité peut naître au Parlement Européen, créant une vraie chance pour un candidat du Parti Socialiste Européen.


C’est dans ce but que nous adressons cet appel aux socialistes et aux sociaux-démocrates, sur la base de notre responsabilité historique commune, afin que ce pas fondamental soit franchit.


Signataires : Felipe GONZÁLEZ, ancien Président du Gouvernement de l’Espagne, Lionel JOSPIN, ancien Premier ministre de la France, Paavo LIPPONEN, ancien Premier ministre de la Finlande, Aleksander KWASNIEWSKI, ancien président de la république de la Pologne, Gerhard SCHROEDER, ancien Chancellier de l’Allemagne, Constantino SIMITIS, ancien Premier ministre de la Grèce, Mário SOARES, ancien Président de la république et Premier ministre du Portugal, Franz VRANITZKY, ancien Premier-ministre de l’Autriche.

 

Par SD32 - Publié dans : Politique européenne
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 2 juin 2009 2 02 /06 /2009 00:16

Cher(e) Camarade, 

Le 7 juin, les Français sont appelés aux urnes pour les élections européennes. 

L’enjeu de cette élection est historique. 
La droite a fait de cette Europe un grand marché mettant en concurrence les biens mais aussi les services publics, les territoires ainsi que les hommes et les femmes. Nous, nous souhaitons retrouver l’Europe, cette grande aventure humaine au service de la paix, de la justice et de la démocratie. 

Avec les partis socialistes et sociaux-démocrates des 27 pays de l’Union européenne, nous nous sommes unis pour la première fois pour présenter ce manifeste, cet autre modèle de société, que vous défendez depuis des semaines devant les Français. 

Dans ces derniers jours, il faut continuer à défendre avec force nos propositions, seules à même de mettre un coup d’arrêt au libéralisme, en Europe bien sûr, mais aussi en France. 

Au Parlement européen, la droite cherche à être reconduite pour continuer la politique mise en œuvre depuis 2004.
 Ce qui se profile, avec l’appui de l’UMP et du MODEM, ce sont de nouvelles remises en cause des services publics, la privatisation de la santé et une nouvelle vague de libéralisation du marché du travail… 

En France, c’est maintenant sûr, la droite prépare un nouveau tour de vis social pour l’après 7 juin. L’amendement Lefebvre sur le travail des malades et des femmes enceintes en constitue un avant-goût. D’autres mesures suivront : la hausse du coût de la santé, les fermetures de bureaux de postes, les baisses d’effectifs dans la fonction publique ou l’allongement de la durée de cotisation nécessaire pour une retraite à taux plein… 

En France comme en Europe, il faut une gauche forte et unie pour empêcher ces nouvelles régressions et imposer une autre politique qui en Europe combattra la crise avec un vrai plan de relance de 100 milliards, créant 10 millions d’emplois verts et un bouclier social de reconquête des services publics. 

Nicolas Sarkozy et l’UMP ont d’abord cherché à étouffer le débat. Ils tentent aujourd’hui de le détourner avec les leurres qu’ils ressortent à chaque élection : la sécurité, l’immigration ou la xénophobie (question de la Turquie). Dans ce contexte, il n’a pas été facile de mener campagne sur les vrais enjeux et les questions de fond. 

Nous avons réussi malgré tout à installer la campagne et elle bénéficie désormais d’une vraie dynamique. 
Les grands meetings nationaux de Toulouse, de Strasbourg, de Saint-Étienne, de Marseille, de Nantes ont réuni des milliers de personnes, alors que l’UMP tient les siens devant des salles vides et froides. 

Des réunions ont lieu dans toute la France, tous les jours, avec nos candidats. Ils vont à la rencontre des Français dans tous les territoires, dans toutes les villes, dans tous les quartiers. 

L’unité est là, comme l’a montré encore notre réunion à Nantes, la semaine dernière, avec Ségolène Royal, comme avant à Clermont-Ferrand avec François Hollande, à Paris avec Bertrand Delanoë, à Marseille avec Vincent Peillon. Unité des socialistes français, mais aussi unité de la famille socialiste européenne que nous avons eu la fierté de réunir à Toulouse pour le lancement le même jour, dans le même pays –le nôtre- cette campagne européenne.

Cette dynamique porte ses fruits. Les commentaires sur les sondages ont remplacé le débat sur l’Europe que la droite ne veut pas. Si nous devons retenir des leçons de ces sondages, c’est d’abord la défaite annoncée de l’UMP et ainsi que le risque d’abstention et de dispersion des voix de gauche. 

Des marges de progression existent. Près d’un Français sur deux n’a pas décidé s’il allait voter ou non, ni fait définitivement son choix. Et près d’un Français sur quatre le fera au tout dernier moment. Oui, tout confirme que dans une élection comme celle-ci, tout se décide dans la dernière semaine. 

Beaucoup de Français restent encore perplexes. Ils ne voient pas suffisamment l’importance de l’élection. Tout dépendra de notre capacité d’entraînement dans la dernière ligne droite. Nous en faisons toujours l’expérience. Quand on explique les vrais enjeux, quand on expose nos propositions, nos concitoyens se montrent prêts à nous soutenir. 

Ta mobilisation est essentielle pour que nous soyons collectivement au rendez-vous : elle peut faire la différence, chaque voix va compter. Notre Parti a une force que nul autre ne possède : celle de ses militants et ses élus.

Dans cette dernière ligne droite, chacun doit concentrer ses efforts sur deux priorités.

 

  •  La première, la plus essentielle, est de faire voter notre électorat. L’abstention est le plus grand danger qui nous guette. Il faut aller là où sont nos électeurs, par téléphone, en porte à porte, dans des pieds d’immeubles ; tous les moyens sont bons. A chacun de se mobiliser.
  •  La deuxième priorité est de rappeler que l’élection européenne ne laisse pas place aux hésitations. La dispersion est le deuxième danger pour la gauche. Le mode de scrutin - à un seul tour, à la proportionnelle et avec des listes régionales - est ainsi fait que les listes qui feront moins de 8 à 10% n’auront aucun élu au parlement européen. Il faut l’expliquer à tous. 

    Ainsi, les voix qui se seront portées sur ces listes seront perdues pour la gauche.
     Nous devons faire appel à toutes les voix de gauche pour voter socialiste car seul le parti socialiste avec ses alliés européens est en mesure de renverser la majorité actuelle et donc de changer l’Europe.


Il nous reste 7 jours pour convaincre, 7 jours pour être au rendez-vous historique du changement en Europe, 7 jours pour retrouver cette Europe de justice, de paix, de solidarité que nous aimons. 

Je compte sur toi pour aller chercher une à une les voix qui feront la différence dans les urnes le 7 juin. 

      Amitiés socialistes, 
      Martine Aubry

Par SD32 - Publié dans : Politique européenne
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 1 juin 2009 1 01 /06 /2009 11:37
Information passée quasiment sous silence en France… et pour cause , à quelques jours d'un scrutin décisif pour l'avenir de l'Europe: Dominique Strauss-Kahn vient de se voir décerner, à bulletin secret, par un jury de 12 experts internationaux indépendants et travaillant de Dubaï à Washington, le titre de meilleur responsable européen.

L’initiative de réunir un tel jury d’observateurs a été prise par le grand quotidien italien Corriere della Serra.

L’objectif était de connaître la crédibilité et la réactivité face à la crise, d’un certain nombre d’hommes et de femmes de l'Union Européenne et dont les décisions ont des répercussions internationales.

Ont été ainsi évalués les dirigeants de la Banque centrale européenne, de la Commission, de l’Eurogroupe (qui rassemble les ministres des finances de la zone euro), les premiers ministres des pays les plus importants (Allemagne, France, Grande Bretagne),  les responsables du FMI, de l’OMC…

Dominique Strauss-Kahn sort large vainqueur de cet examen devant Mario Draghi le gouverneur de la Banque d’Italie lui même très loin devant le président de la Banque Centrale Européenne Jean Claude Trichet.

Ne cherchons pas aux avant-postes François Fillon ou Christine Lagarde. Pas plus qu’Angela Merkel qui, avec Nicolas Sarkozy font campagne commune en n'arrêtant pas de nous vanter leurs mérites de bons gestionnaires face à la crise et les candidats du PPE qui soutiennent leur politique.

Quant à leur candidat attitré pour présider la Commission européenne, en cas de victoire de leur camp le 7 juin, José Manuel Barroso, il ne figure qu’en bas du tableau, tout comme d’ailleurs Jean Claude Juncker qui dirige l’Eurogroupe .

C’est l’engagement immédiat de Dominique Strauss-Kahn ainsi que ses plaidoyers répétés en faveur de la coopération et la coordination qui expliquent son succès. Il fut le premier, pour ces experts, à comprendre la gravité de la crise économique et financière et à en mesurer les conséquences dramatiques.

Mais comme il ne s’agit pas, en la matière de trouver uniquement des solutions pour corriger cette crise, mais de coordonner une politique, les observateurs ont reconnu à Dominique Strauss-Kahn sa capacité à plaider publiquement pour que toutes les formes de coopération soient recommandées, en condamnant parallèlement tout action solitaire des gouvernements.

Philippe PUGNET


Par SD32 - Publié dans : Politique européenne
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 29 mai 2009 5 29 /05 /2009 11:32
Par SD32 - Publié dans : Politique européenne
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Recherche

Syndication

  • Flux RSS des articles
 
Créer un blog gratuit sur OverBlog - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés