Sommes-nous capables de maîtriser le fil de l’Histoire, de ce quotidien qui nous semble à la fois si difficile et si nécessaire.Le 9 novembre 1989, c’est la liberté qui, ce jour là, a triomphé pour des milliers de femmes et d’hommes, prisonniers du joug communiste qui les asservissait depuis plus d’un demi siècle. Des femmes, des hommes qui aspiraient à cette liberté sont morts, en franchissant le mur de la honte, abattus sans sommation dans ce" no man’s land", le fameux couloir entre le"monde libre" et la dictature.
Comme le dit si bien Jean Christophe Cambadélis « s’il y a une leçon à retenir, c’est que rien n’est immuable, lorsque les peuples s’emparent de leur histoire. »
Mais en nous retournant sur ces vingt dernières années, nous nous apercevons que c’est le capitalisme triomphant qui dicte sa loi, dans une mondialisation qui écrase les plus faibles et gratifie les spéculateurs et autres profiteurs du système. Notre société occidentale est devenue de plus en plus égoïste, individualiste alors qu’à ses portes l’Afrique crève de faim et les intégrismes en tout genre, tentent de dicter leur loi par la violence aveugle.
Chez nous, on pourrait se sentir plus privilégiés qu’ailleurs, sauf que tout dépend où l’on se situe dans l’échelle sociale. La crise se fait lourdement sentir pour celles et ceux, qui ont faim, ont froid, sont sans emploi ou sont tout simplement exclus d’une société qui les ignore, si ce n’est les méprise. La crise fragilise encore plus ces classes moyennes qui n’aspirent qu’à vivre dignement, à défaut de survivre. La crise , enfin, renforce l’arrogance et le mépris de ces rentiers de la finance et autres spéculateurs en tout genre qui tels des charognards se repaissent du système qu’ils ont eux même créé à leur suffisance et se vautrent dans le superflu .
Voilà le monde en ce 9 novembre 2009.
Alors que faire ?
Sommes-nous capables de tirer les leçons du passé, de cette Histoire qui grandit les peuples lorsqu'ils se battent pour la liberté et la démocratie. Sommes-nous capables de sortir de nos petites querelles qui n'amusent plus que leurs auteurs , les oisifs et autres médias peu scrupuleux? Sommes-nous capables, finalement, d'intégrer le sens de l'Histoire et de le comprendre pour bâtir le "monde d'après" ?