Samedi 13 mars 2010 6 13 /03 /Mars /2010 19:38

Beaucoup d'émotion empreinte de nostalgie, de tristesse et de respect .

jean-ferrat.jpg Jean FERRAT a bercé ma jeunesse par sa voix chaude et profonde.

Jean FERRAT a guidé mes pas dans ce monde où l'amour, la justice, le respect, la solidarité la démocratie et la liberté ne sont pas acquis: leur conquête est permanente.

Il ne suffit pas d'en parler ou d'y penser, encore faut-il s'engager pour soi mais aussi et surtout pour autrui.

Alors ce soir, je me souviens de l'une de ses chansons qu'il interpréta en 1975




Je meurs

Je meurs d'une petite fièvre
Avec un prénom sur mes lèvres
Et quelques souvenirs heureux
Quelque part au fond de mes yeux

Je vois la chose comme un acteur
Que ses amis trouvent menteur
Quand son coeur à son dernier bond
Le fait grimacer pour de bon

Alors moi je ris doucement
Comme on rit aux enterrements
En me disant qu'au fond mourir
C'est ne plus s'arrêter de rire

Je meurs d'une petite fièvre
Avec un prénom sur mes lèvres
Et quelques souvenirs heureux
Quelque part au fond de mes yeux

Je m'en vais comme je suis venu
Un peu plus calme un peu moins nu
Je pars en voyage vers la terre
Qui peut m'expliquer ce mystère

A moins peut-être qu'un de ces quatre
J'entende enfin au transistor
Des nouvelles du vaccin-miracle
Qui guérira l'homme de la mort

Je meurs d'une petite fièvre
Avec un prénom sur mes lèvres
Et quelques souvenirs heureux
Quelque part au fond de mes yeux


Philippe PUGNET

Par SD32 - Publié dans : Faits de société
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