Dominique Strauss-Kahn battrait Nicolas Sarkozy au second tour de la présidentielle de 2012, selon un sondage CSA pour LCP-Politique Matin, diffusé hier,vendredi.Selon ce sondage, l'actuel patron du FMI l'emporterait avec 51% des suffrages face à l'actuel chef de l'Etat, qui aurait lui 49 % des voix.
Surtout, d'après ce sondage, DSK serait la seule personnalité de l'opposition à pourvoir l'emporter parmi les six candidats testés. Dans un second tour face à Nicolas Sarkozy, François Bayrou totaliserait 49% des voix, Martine Aubry et Bertrand Delanoë 47%, Ségolène Royal 45%, et François Hollande 43%.
Quelle crédibilité accorder à ce sondage, à deux ans et demi de la prochaine élection présidentielle? Cette étude d'opinion montre-t-elle que DSK est le seul candidat d'opposition capable de battre Nicolas Sarkozy en 2012 ?
Sur Le Post, Pierre Moscovici a décrypté les résultats de ce sondage.
Quels sont les enseignements à tirer de ce sondage?
"Il y en a trois. Le premier, c'est que Nicolas Sarkozy n'est pas imbattable en
2012. Cela casse un mythe et comme je l'ai déjà dit, avec une gauche qui ferait son travail, se trouverait un leader et rassemblerait son camp, la victoire est
possible.
Le second, c'est que Dominique Strauss-Kahn reste un homme estimé des Français et
qu'il serait apparement le mieux placé que les autres éventuels candidats de l'opposition.
Le troisième enseignement, c'est que malgré l'impopularité de Nicolas Sarkozy, cela montre que la prochaine présidentielle sera une bataille extraordinairement difficile. L'élection de 2012 sera très serrée. La gauche devra sérieusement travailler d'ici là."
Cette étude d'opinion montre-t-elle que DSK est le seul candidat d'opposition capable de battre Nicolas Sarkozy en 2012 ?
"Cela montre qu'aujourd'hui, il est incontestablement le mieux placé pour battre Nicolas Sarkozy en 2012 mais ne veut pas dire que ce sera le cas dans deux ans et demi. Quant à savoir si c'est le seul candidat d'opposition qui peut l'emporter, il est trop tôt pour le dire. Ce sondage est une photographie d'un instant qu'il faut prendre avec une très grande prudence. Il faut relativiser les résultats de ce sondage car d'ici 2012, la situation politique peut beaucoup évoluer entre la droite et la gauche, et à aussi à gauche, en interne."
Socialisme & Démocratie 32 partage tout à fait l'analyse de Pierre Moscovici
et rappelle également que seul Dominique aura son mot à dire le moment venu. Un sondage reste un sondage et non une élection. Mais nous ne doutons pas de la capacité de Dominique à rassembler
d'abord les socialistes, la gauche ensuite pour créer la dynamique nécessaire à la victoire.