Jeudi 8 octobre 2009 4 08 /10 /Oct /2009 14:13
A partir de mars 2014, tous les élus territoriaux des villes, des agglomérations, des départements et des régions devraient être élus et renouvelés le même jour pour une durée de six ans. Les électeurs devront se familiariser avec des modes de scrutin différents, selon la nature des collectivités.

Au coeur de cette réforme, la création des conseillers territoriaux, appelés à siéger dans les assemblées départementales et régionales, reste la mesure la plus controversée. Selon le projet, ces conseillers, exerçant deux mandats devraient être élus, pour 80 % d'entre eux, au scrutin uninominal majoritaire à un tour dans de nouvelles circonscriptions électorales redécoupées, qui conservent l'appellation de "canton".


Le système accorde le siège au candidat arrivé en tête et met fin au système actuel à deux tours qui privilégie les alliances et les désistements.


Pour assurer la représentation des "minorités" et des "petites" formations (Verts, MoDem...), 20 % des sièges restants seront attribués parmi les non-élus, à la proportionnelle sur des listes départementales auxquelles les candidats devront se rattacher préalablement. C'est sur ce contingent réduit que s'appliquera la parité, selon l'ordre de présentation "alternativement" entre les hommes et les femmes. Le système prévoit aussi de confier des missions de représentation et de délégations aux élus suppléants, sans que soient précisées les modalités d'exercice de leur fonction.


La réforme, qui ne s'appliquera ni en Corse ni en outre-mer, réserve un sort particulier aux élus de Paris. Ces derniers sont actuellement conseillers municipaux et généraux avec les compétences du département. En attendant le futur statut du Grand Paris, la réforme prévoit d'élire en plus des conseillers territoriaux au scrutin proportionnel de listes à un tour qui, eux, ne siégeront qu'au conseil régional.


S'il clarifie le mode d'élection, le texte laisse en revanche en suspens deux aspects majeurs de la réforme susceptibles d'alimenter les craintes des élus et de renforcer les critiques de l'opposition.


Le gouvernement a prévu de fixer à une échéance ultérieure le nombre et la composition de chaque assemblée, départementale et régionale. C'est ce nombre d'élus, actuellement de l'ordre de 6 000 en incluant Paris, que le chef de l'Etat veut réduire de moitié, sans dire ni où ni comment il entend effectuer les suppressions de sièges. Selon le projet, le gouvernement sera autorisé à arrêter cette répartition "par ordonnance dans un délai d'un an " après la publication de la loi. En second lieu, le gouvernement se réserve de procéder, cette fois par décret, pour les modalités et le redécoupage des nouveaux "cantons", qui reste là aussi un des motifs majeurs d'incertitudes et de polémique.


Le projet de loi définit enfin les modalités de désignation des conseillers municipaux appelés à siéger dans les structures communautaires des agglomérations et des métropoles. Parmi les diverses hypothèses, le gouvernement a écarté le système du fléchage pour retenir la formule a priori plus simple de l'ordre de présentation sur les listes. En outre, le scrutin de liste s'appliquera dans les communes de 500 habitants, au lieu de 3 500 actuellement.

D'après source Le Monde.fr

Par SD32 - Publié dans : Politique
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