Mardi 29 septembre 2009
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Saluant les mesures adoptées par les pays membres du G-20 pour accompagner la reprise mondiale, Dominique Strauss-Kahn a également mis l'accent sur les
engagements pris par le Groupe d'agir de façon concertée pour promouvoir une croissance solide, soutenue et équilibrée et moderniser la gouvernance économique mondiale.
Selon lui, ces mesures constituent " des décisions historiques qui permettront d'adapter la coopération économique mondiale aux besoins du 21e siècle". Evoquant les résultats du Sommet
du G-20 qui a pris fin vendredi à Pittsburgh, le Directeur général s'est dit encouragé par l'issue du Sommet, notamment par le nouveau rôle conféré au FMI, notant que la coopération
internationale a été déterminante dans la riposte à cette crise.
L'implication active des dirigeants, telle qu'elle se manifeste dans leur approche du Cadre pour une croissance solide, soutenue et équilibrée, est nécessaire pour
entretenir la reprise économique mondiale, souligne Dominique Strauss-Kahn, ajoutant que le FMI mettra son savoir-faire au service de ce processus d'évaluation réciproque fondé sur la
coopération.
Le Fonds, a fait savoir Dominique Strauss-Kahn, abordera un grand nombre de ces questions lorsque ses 186 pays membres, dont ceux représentés à Pittsburgh, se rassembleront à Istanbul la semaine
prochaine. L'Assemblée annuelle de 2009 donnera aux responsables économiques et financiers de la planète une occasion exceptionnelle de promouvoir une riposte fondée sur la coopération, a-t-il
estimé.
Rappelant que les gouvernements devaient poursuivre leurs politiques d'accompagnement jusqu'à ce que la reprise soit bien enclenchée, Dominique Strauss-Kahn a averti que " même si les risques
semblent s'estomper, la reprise demeure fragile". Il convient, selon lui, d'éviter un abandon prématuré des politiques budgétaires et monétaires accommodantes».
Le directeur général a également salué le soutien que le G-20 ne cesse de manifester au FMI, notamment en donnant suite à l'engagement pris à Londres de mobiliser 500 milliards de dollars afin de
contenir la propagation de la crise.
Il a noté la volonté réaffirmée des dirigeants de parvenir à un accord sur les quotes-parts du FMI d'ici janvier 2011, comme ils l'avaient manifesté lors du Sommet de Londres.
"Les réformes des quotes-parts et de la représentation d'avril 2008 constituaient une première étape pour renforcer le poids des pays émergents et en développement", a affirmé
le Directeur général du FMI, jugeant "décisif l'engagement pris par le G-20 de redéployer un pourcentage de
quotes-parts d'au moins cinq des pays sur-représentés en faveur des pays émergents et en développement dynamiques, qui sont sous-représentés, et de protéger les pourcentages de voix des pays
membres les plus pauvres".
A ses yeux, cette décision, qui marque un «tournant historique», et l'affirmation du G-20 comme instance privilégiée de coopération économique, permettront de jeter les bases d'un partenariat
plus soudé entre pays émergents et en développement et pays avancés sur le plan de la politique économique mondiale.
"Il reste bien entendu beaucoup à faire dans la mise en œuvre des réformes relatives aux quotes-parts", a toutefois fait remarquer Dominique Strauss-Kahn, estimant qu'il est notamment
essentiel de mener à terme les réformes d'avril 2008.
"J'engage les pays qui ne l'auraient pas encore fait à ratifier les réformes de 2008 sur les quotes-parts et la représentation afin d'ouvrir la voie à des réformes plus profondes", a dit
le Directeur général du FMI.
"Cette ratification est déterminante pour relever les pourcentages de quotes-parts des pays émergents dynamiques et pour préserver la voix des pays à faible revenu, dans la perspective du
prochain objectif d'une augmentation générale des quotes-parts d'ici 2011 ", a conclu Dominique Strauss-Kahn.
Source Le Matin.ma
Par SD32
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Publié dans : International
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