Lundi 29 septembre 2008
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Dans une récente interview, Michel Rocard déclarait voir en Nicolas Sarkozy le représentant d'"une droite réformatrice et intelligente" avec
laquelle la "gauche non révolutionnaire" pouvait trouver "une grande convergence".
"C'est un homme de droite ouvert. La crise est suffisamment grave pour qu'on respecte ce qu'en dit
le président sans y voir, en plus, de la manœuvre politicienne", déclarait même Michel Rocard. L’ancien Premier Ministre ajoutait également qu’il pouvait "y avoir une grande
convergence entre une droite réformiste et intelligente - ce qui est le cas de Nicolas Sarkozy - et une gauche non révolutionnaire".
Des propos surprenants, voir inqualifiables, qui mettent même le réformisme à toutes les sauces.
Lorsque l’on sait que Michel Rocard soutient, pour le prochain congrès de Reims, la motion A de son nouvel ami Bertrand Delanoë, lequel se qualifie d’ailleurs de socialiste-libéral, il y a
là de l’inquiétude et de sérieuses interrogations à faire valoir.
Jean Christophe Cambadélis ne s’y est d’ailleurs pas trompé. Il réplique à Michel Rocard qu’il a
commis un faux pas : " face à la crise, Nicolas Sarkozy et François Fillon appellent à l’union nationale. Michel Rocard, en évoquant l’alliance de la droite réformiste incarnée par Nicolas
Sarkozy et de la gauche non révolutionnaire, fait de même. Le pays a moins besoin d’une union des puissants que d’une autre politique. La tentation de l’union nationale est une réponse de forme à
une question de fond. On ne peut pas répondre à la crise en poursuivant ou cautionnant la politique actuelle " précise-t-il
L’autre compagnon de route du tandem Delanoë – Rocard, François Hollande, encore premier secrétaire a
dû rectifier le tir, refusant ce jour l'appel à l'unité nationale lancé par le Premier ministre pour faire face à la crise financière internationale.
"Si l'unité nationale ça consiste à demander à la gauche de soutenir une politique qui échoue,
sûrement pas!", a lancé François Hollande lors d'une conférence de presse au siège du parti. "Demander aux Français de participer à l'unité nationale, d'accepter des sacrifices
supplémentaires quand sont exonérées de toute contribution les plus grandes fortunes de notre pays, c'est inacceptable", a-t-il jugé.
"On demande l'unité nationale des fourmis pour solder les comptes de la cigale", a même
dénoncé François Hollande.
Du rififi donc chez nos camarades de la motion A , mais est-ce si surprenant !
Philippe PUGNET
Par SD32
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Publié dans : Parti Socialiste
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Quant à nos camarades de la motion A, il va falloir qu'ils accordent leurs propos: mon article se voulait un simple clin d'oeil à ce disfonctionnement, tout simplement.