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Lundi 1 juin 2009 1 01 /06 /Juin /2009 22:46
On le disait moribond, injuste, voire inutile. Il y a quelques mois, avant la crise financière, il était honni par les militants antimondialisation, pourfendeurs de ce symbole du libéralisme triomphant. Détesté par les ultralibéraux, qui y voyaient le reliquat d'un dirigisme hors d'âge. Mais la crise est passée par là, et le Fonds monétaire international (FMI) est aujourd'hui reconnu, sollicité comme jamais.

Dernière preuve de ce retour en grâce, le Congrès des Etats-Unis s'apprête à voter, début juin, une enveloppe de 108 milliards de dollars à son intention : c'est l'envers exact de 2008, quand le Fonds était sommé par le Trésor américain de licencier 500 personnes sur 2 800 pour réduire le déficit dans lequel il sombrait. Auparavant, le 3 avril à Londres, les dirigeants du G20 avaient décidé de doter le FMI de 750 milliards de dollars de réserves supplémentaires pour lui permettre de se porter au secours des pays mis en danger par la crise.


Certains - et pas seulement au Parti socialiste français - croient discerner dans ce spectaculaire retournement la patte du fin spécialiste des "courants" qu'est Dominique Strauss-Kahn, directeur général du FMI depuis dix-huit mois. D'autres pensent que ce changement de cap est dû aux vents politiques mondiaux qui ont tournés à 180° avec la récession mondiale.


En 1944 à Bretton Woods, dans le New Hampshire (Etats-Unis), le FMI est créé par 45 pays en réaction à la crise des années 1930, quand le chacun pour soi des Etats a fait des ravages. Il reçoit pour mission de promouvoir la coopération monétaire internationale, la stabilité des changes et la croissance harmonieuse du commerce mondial. Installé à Washington, il veille aux tempêtes et établit chaque année un audit sur la situation de chaque pays. Quand la crise est là, il prête de l'argent aux Etats en difficulté pour qu'ils puissent défendre leur monnaie et redresser leur balance commerciale.


Au fil des années, le Fonds a vu son image de pompier sauveteur tourner en une caricature de Père Fouettard. Imprégnés du "consensus de Washington" d'inspiration anglo-saxonne, ses cadres ont pris l'habitude d'imposer des contraintes aux pays qui demandaient de l'aide : les déficits sont supprimés à la hussarde, les services publics privatisés, les programmes de protection sociale révisés. "Ces pays avaient péché et devaient être punis, explique un vétéran du FMI. Telle était la mentalité."


Le film Bamako (2006), d'Abderrahmane Sissako, a porté à l'écran l'exaspération des Africains à l'égard de cette politique menée dans les années 1990. L'Argentine, saignée par la crise de 2001 comme par les médications du FMI, considère celui-ci comme malfaisant par nature. Et le bouillant président vénézuélien Hugo Chavez s'est longtemps démené pour créer un FMI sud-américain fonctionnant selon les principes de sa révolution "bolivarienne".


Cette réputation calamiteuse a poussé les pays émergents à constituer des réserves, lorsque la croissance leur a permis de dégager des excédents, pour n'avoir plus jamais à "passer sous les fourches caudines du FMI" - l'expression rituelle pour désigner les contraintes macroéconomiques qui leur étaient imposées. Par dizaines de milliards de dollars l'Argentine, le Brésil ou l'Indonésie ont ainsi remboursé leurs dettes avant l'heure, en 2006 et 2007.


Lorsque Dominique Strauss-Kahn en prend la direction, le 1er décembre 2007, l'institution n'a pas le moral. Elle est en panne d'argent, de missions, de légitimité. Début 2008, le Fonds n'a plus personne à sauver, donc plus de prêts à distribuer - 14 milliards de dollars d'encours en 2006, contre 86 milliards en 1998 - et plus de recettes. Le budget de fonctionnement vogue en 2007 vers les 110 millions de dollars de pertes. Pis, les grands pays en développement comme la Chine, le Brésil, l'Inde ou le Mexique ne supportent plus la mainmise des pays développés sur le Fonds, toujours dirigé par un Européen, étroitement surveillé par le Trésor américain et peuplé d'économistes issus des mêmes universités américaines et européennes. Les droits de vote des pays riches (Etats-Unis, Canada, Australie, Japon, Europe des 27) sont largement majoritaires.


Tout a donc basculé avec la crise financière. La nouvelle donne va obliger le gouvernement américain à réinventer un interventionnisme inouï. Des milliers de milliards de dollars sont mobilisés pour éteindre le brasier. Le FMI s'enhardit et exhorte les Etats qui en ont les moyens à consacrer au moins 2 % de leur produit intérieur brut à ranimer la demande. Adieu les budgets en équilibre, bonjour les déficits astronomiques et "provisoires " ! Oubliée la primauté du privé : vive les nationalisations de l'automobile ou des banques et le rachat avec l'argent public des actifs pourris qu'elles ont accumulés ! L'ultralibéralisme est au plus mal.


DSK va profiter de cette conjoncture chaotique pour modifier la perception que les nations ont du Fonds. S'affichant franchement pessimiste depuis le printemps 2008, il exaspère Washington, Berlin et Paris, mais les faits lui donnent raison : la récession se fait mondiale. Sa crédibilité monte d'un cran. Il en finit avec les "saignées" prescrites à tort et à travers par les "Diafoirus". Si les pays doivent se serrer la ceinture, inutile d'aggraver le sort des plus défavorisés. Le Fonds accepte que le déficit du Pakistan soit plus élevé que souhaitable pour préserver un filet de sécurité sociale. En Hongrie, il conseille de ne pas associer les retraités les plus pauvres aux sacrifices.


Mieux : fin 2008, à l'initiative de l'Indonésie et des Pays-Bas, le FMI met en place une nouvelle ligne de crédit "modulable", sans condition et destinée aux pays en difficulté qui n'ont pas démérité. En avril, le Mexique obtient 47 milliards de dollars qu'il n'utilisera pas, mais qui rassurent les marchés et font remonter le peso. Désormais, il n'est plus infamant d'emprunter au Fonds. L'affaire des droits de tirage spéciaux (DTS) confirme cette révolution. Inutilisés depuis 1981, les DTS sont des droits accordés aux pays membres d'emprunter en dollars, euros, yens ou livres au prorata de leur contribution. A Londres, le G20 a décidé que 250 milliards de dollars de DTS seraient émis à bref délai.


Les pays africains profiteront, grâce à ce mécanisme de 19 milliards de dollars d'argent pas cher et sans condition... Ce qui déplaît autant au conseil d'administration qu'à l'encadrement du Fonds, qui jugent, par exemple, la République démocratique du Congo incapable de bien gérer cette manne. "Nombreux sont ceux qui, parmi nous, pensent que certains pays vont faire n'importe quoi de cet argent et échapper à notre surveillance, explique un membre de la direction. Mais le directeur général a décidé d'une ligne politique qui exclut une mise sous tutelle permanente et, comme la maison est un peu de type militaire, tout le monde va obéir." Et le Fonds se met à réembaucher pour être efficace en temps de crise.


DSK a profité de l'envie des Chinois de remettre en cause l'hégémonie du dollar pour devenir leur allié objectif. La quarantaine de milliards de dollars que Pékin apportera au FMI pour renforcer ses capacités d'intervention devraient prendre la forme d'une souscription d'obligations émises par le Fonds... et concurrentes des obligations du Trésor américain.


Culotté, DSK ! Le 2 avril, raconte un "sherpa" du G20, "il a mobilisé les Africains pour dissuader Gordon Brown de donner aux pays pauvres la plus-value de 6 milliards de dollars de la prochaine vente des 403 tonnes d'or. Il les a convaincus que la mesure était démagogique, puisque l'or sera vendu très lentement et que la même somme pourrait être versée plus vite sous forme de prêts avantageux".


"Le FMI aurait-il enfin une âme ?", se demandait le 21 avril le quotidien communiste L'Humanité. Le Fonds se serait-il refait une virginité? Pas encore, répond Guido Mantega, le ministre brésilien de l'économie : "Il s'est repenti de nombre de ses péchés originels, mais il doit toujours répondre du premier d'entre eux, qui est son déficit démocratique." Les ONG pensent de même. "DSK a remis le FMI en marche, commente Sébastien Fourmy, porte-parole d'Oxfam France-Agir ici. Mais cela ne suffit pas. Il faut mettre fin aux droits de vote inéquitables et au veto américain. Il faut profiter de la crise pour revoir l'architecture des institutions mondiales, afin que le FMI ne fasse plus la pluie et le beau temps en matière de développement. Finissons-en avec les rafistolages et attelons-nous à de vraies réformes."


Il reste beaucoup à faire, confirme Jean Pisani-Ferry, directeur de Bruegel, centre de recherche et de débat sur les politiques économiques en Europe. "Le FMI n'a pas réussi dans sa mission de surveillance multilatérale, souligne-t-il. S'il veut voir son rôle reconnu en la matière, il faut qu'il élabore une vraie doctrine, car il ne sera pas facile pour lui de surveiller les grands pays, et notamment les Etats-Unis. Il doit profiter de leur affaiblissement et de la bonne volonté du président Obama pour asseoir sa légitimité."


Aux yeux de cet économiste, le Fonds doit aussi résoudre son problème de légitimité : "La réforme des quotas et des votes qui a été décidée en 2008 n'est pas sérieuse : la Chine continue à peser moins que la France, l'Inde moins que l'Italie et le Brésil moins que la Belgique !"

Source Le Monde

 

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Jeudi 28 mai 2009 4 28 /05 /Mai /2009 10:30

Le directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn, reste prudent sur le scénario d’une sortie de crise en 2010, annoncé par plusieurs économistes notamment au sein de l’OCDE et de la Banque mondiale.

 

"Nous continuons de penser que la reprise se fera au premier semestre 2010. Dans certains pays, à certains endroits, il se peut qu'elle se fasse un peu avant. Je ne pense pas qu'elle sera générale plus tôt. Je le regrette, mais je ne le crois pas", a estimé Dominique Strauss-Kahn lors d’un entretien accordé à FRANCE 24, à l’occasion d’un déplacement en Côte d’Ivoire.
   
"Les signes que l’on voit actuellement sont intéressants, mais il existe aussi des signes plus inquiétants, comme les chiffres du chômage .Nous sommes tous d'accord pour dire que les forces qui poussent vers le haut vont finir par l'emporter. Est-ce que c'est un peu plus tôt ou un peu plus tard, c'est ça qui est difficile à mesurer", a indiqué le directeur général du FMI.

"Je veux être prudent, je ne veux pas que l’on relâche l’attention
", estime-t-il, malgré les chiffres encourageants de plusieurs standards économiques - la confiance des ménages a bondi aux Etats-Unis et le Standard & Poors a gagné 34 % depuis le 9 mars.
 
Pour Dominique Strauss-Khan, l’indice de confiance des ménages américains du 15 mai dernier est toutefois un signe positif : "Cela veut dire qu’ils vont continuer à consommer."
 
Le directeur général du FMI s’est montré particulièrement réservé sur la reprise du crédit : "Les canaux de crédit restent très bloqués aujourd’hui", aussi bien pour les particuliers que pour les entreprises, a-t-il constaté. "Tant que le crédit ne coulera pas de nouveau (...) il sera très difficile de repartir. Il peut y avoir des hauts et des bas, tant mieux s'il y a des hauts, tant mieux si ces hauts accélèrent la reprise."

Et de prévenir: "Je crains pour le moment que notre scénario reste le bon, c'est à dire celui d'une reprise, du taux de croissance redevenu positif, simplement au premier semestre 2010."
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Jeudi 28 mai 2009 4 28 /05 /Mai /2009 10:02
A la fin de sa visite en Afrique, le directeur général du Fmi, Dominique Strauss-Khan, a animé une conférence de presse au cours de laquelle, il a réitéré ses attentes majeures. Entre autres, voir la Côte d’Ivoire prendre son envol socio-économique afin de tirer vers le haut les autres pays de la sous-région, agir à la fois pour la relance de la croissance économique et pour la vitalité des secteurs sociaux (éducation, santé, social).

"Les différentes rencontres que j’ai eues avec les étudiants, des opérateurs économiques, la société civile et les leaders politiques visaient à montrer que les préoccupations du Fmi sont larges, et qu’il ne se contente pas de rester dans ses bureaux à Washington pour travailler sur la base des documents. C’est sur la base des réalités du terrain que nous travaillons”.

Par rapport au programme économique et financier conclu avec la Côte d’Ivoire, le Dominique Strauss-Kahn s’est dit encouragé par son appropriation par le peuple ivoirien. "Car tous ceux que j’ai rencontrés parlaient de “PPTE”, ce qui veut dire que le peuple ivoirien s’est approprié ce programme”, a dit le conférencier. Qui, parlant des préoccupations économiques, et particulièrement de la capacité de la Côte d’Ivoire à mettre en œuvre suffisamment d’investissements, a mis accent sur l’arbitrage qu’il faut faire entre l’investissement public et l’investissement privé.

En effet, tout en encourageant l’investissement privé initié par les petites et moyennes entreprises, il ne faut pas sous-estimer les investissements publics. Cela, à condition que le plan d’investissement public soit dirigé vers les infrastructures telles que le transport et l’électricité, a recommandé le Directeur du Fonds monétaire international. Non sans rappeler que cela a fait l’objet de débat entre son institution et le gouvernement.

“Nous avons un débat sur les grands travaux qui sont engagés dont nous comprenons la nécessité politique, mais dont les conséquences économiques sont moins évidentes par rapport à d’autres investissements publics. Donc nous allons veiller ensemble, à ce que ces grands travaux soient suffisamment limités pour laisser de la marge pour d’autres dépenses publiques qu’il faut engager dans l’éducation, la santé et dans les infrastructures économiques, etc.” a souligné avec insistance, Dominique Strauss-Khan, renouvelant la détermination de son institution à être le porte-voix des pays africains dans les instances internationales, conformément à la volonté exprimée par la Conférence internationale tenue en mars dernier, en Tanzanie, sur l’impact de la crise financière sur les économies africaines.

Il a d’ailleurs rappelé ce que les pays en développement ont globalement obtenu au sommet du G20 tenu le 2 avril dernier à Londres qui a suivi ladite Conférence: triplement des ressources du Fonds, avec à la clé une allocation de 6 milliards de dollars à des taux concessionnels (très faibles) aux pays pauvres (soit 3000 milliards de Fcfa).

Dominique Strauss-Khan assure que la Côte d’Ivoire fait partie des bénéficiaires de ce fonds dont la procédure de mobilisation assise sur la vente d’une partie des réserves d’or du Fmi est enclenchée avec l’accord que vient de donner le Sénat des Etats-Unis d’Amérique (plus gros actionnaire du Fmi). Mais cette vente d’or ne doit pas être massive de peur de déséquilibrer le marché de ce métal. Reconnaissant qu’en dépit des financements apportés par son institution à la Côte d’Ivoire, des annulations et rééchelonnements de la dette extérieure, les besoins financiers du pays sont énormes, Dominique Strauss-Khan pense que la présence du Fmi aux côtés du pays est contagieux, parce qu’elle mobilise des appuis et dons émanant d’autres partenaires bilatéraux.

Source Abidjan Actualités
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Mercredi 27 mai 2009 3 27 /05 /Mai /2009 23:24

Après la RDC, le directeur général du Fonds Monétaire International (FMI) Dominique Strauss-Kahn, poursuit sa mini-tournée africaine par une escale en Côte d’Ivoire.


L’occasion de rappeler le soutien de l’institution aux économies africaines durement ébranlées par la crise, et d’assainir les relations avec le continent.


En quittant Kinshasa, Dominique Strauss Kahn a indiqué que la RDC avait besoin, pour faire face à la crise, d’un allègement de sa dette combiné à la révision du contrat prévu avec la Chine en 2007, insistant sur le fait que la RDC figurait parmi les pays les plus touchés par la « Grande récession ».

Après 8,2% en 2008, la croissance congolaise pour 2009 « est estimée à 2,7%, bien en dessous des niveaux d'avant-crise », a-t-il précisé.

Il a affirmé que le FMI ferait de son mieux pour rapidement trouver le compromis permettant de mettre en place l’allègement de la dette, estimé à 3 milliards de dollars, ainsi que le plan d’investissement chinois. Par ailleurs, le FMI a conditionné la mise en place d’un nouveau programme sur trois ans, basé sur la facilité pour la réduction de la pauvreté et la croissance (FRPC), à la révision de l’accord Pékin-Kinshasa.

Lors de son discours, il a d’autre part précisé que le FMI devrait octroyer aux pays d’Afrique sub-saharienne environ 10 milliards de dollars en droits de tirage spéciaux, sur les 250 milliards prévus par le G20 pour consolider les réserves de liquidités des pays touchés par la crise.


Remettre sur pied l’économie ivoirienne

A Abidjan, Dominique Strauss-Kahn devait rencontrer le chef de l’Etat ivoirien Laurent Gbagbo, et entériner ainsi le retour effectif du pays dans la communauté économico-financière globale.

Le 15 mai dernier en effet, les pays membres du Club de Paris (créanciers publics internationaux qui tentent de trouver des solutions pour les pays peinant à régler leurs dettes) ont conclu un accord avec la Côte d’Ivoire. Il prévoit l’annulation de 845 millions de dollars de dette, à condition que le pays poursuive la mise en place de son programme de réformes en partenariat avec le FMI. Dans la foulée, la Banque Mondiale a elle aussi repris son partenariat avec Abidjan, en rééchelonnant sa dette.

« La Côte d’Ivoire est un grand pays africain avec beaucoup de potentialités. Evidemment, les conditions politiques passées ont créé quelques difficultés comme c’est toujours le cas. Maintenant, la normalisation est faite, les élections sont prévues. Je suis très content qu’avec le Président Gbagbo, on puisse remettre sur pied l’économie de la Côte d’Ivoire », a déclaré le directeur du FMI à son arrivée à Abidjan.


Il existe un risque réel que des millions de personnes retombent dans la pauvreté

Le continent africain dans son ensemble représente en enjeu tout particulier pour le FMI.

Selon l’institution, l’Afrique sera, à retardement, la plus durement touchée par la crise. Parlant d’une « troisième vague », il mettait en garde, en mars dernier, les dirigeants africains sur ses dérives possibles : « la crise, qui frappe à présent les pays à faible revenu, ralentira la croissance économique, mettra à mal les budgets et fragilisera les comptes extérieurs. J'ajoute que la menace n'est pas seulement économique : il existe un risque réel que des millions de personnes retombent dans la pauvreté ».

Le FMI s’engage donc à augmenter ses financements et son assistance technique.

Courant mai, le Ghana a d’ailleurs annoncé être en pourparlers avec le FMI pour obtenir une aide d'au moins un milliard de dollars. Quelques jours auparavant, la Zambie avait conclu un accord portant sur 256 millions de dollars.

Le FMI a également indiqué qu’il envisageait d’ajouter 6 milliards de dollars de ressources concessionnelles (crédits) à octroyer aux pays à faibles revenus sur les deux ou trois années à venir.


Méfiance

Mais il faudra faire beaucoup pour restaurer la confiance dans des pays demeurés méfiants vis-à-vis du FMI depuis l’échec « programmes de rééchelonnement » de la dette dans les années 1980-90.

Certains pays reprochent en effet à l’institution internationale de s’être emparée du système économique africain, en imposant des conditions plus que drastiques, telles que les privatisations, à l’octroi d’emprunts. Selon les critiques, cette stratégie n’a en outre pas permis d’installer le climat économique favorable permettant de rembourser la dette des pays en difficulté.

Aujourd’hui, le 10ème directeur du FMI semble avoir pris conscience de ces impératifs de flexibilité. Dans une déclaration aux dirigeants africains le 19 mai dernier, il s’est engagé à assouplir les conditions d’aide aux pays en difficulté.

« Les financements du FMI doivent devenir plus modulables. Nous devons mieux adapter nos programmes de prêt aux besoins des pays membres », a-t-il déclaré, ajoutant : « Nous avons par ailleurs entrepris de modifier nos dispositifs de prêts concessionnels pour les rendre plus souples et plus utiles ».

 

Source Jeune Afrique

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Lundi 25 mai 2009 1 25 /05 /Mai /2009 09:59
Arrivé à Kinshasa ( République Démocratique du Congo) samedi 23 mai pour un séjour de deux jours, le directeur général du Fonds monétaire international  Dominique Strauss Kahn  s'est voulu rassurant sur la conclusion d'un accord pour un programme triennal avec la RDC, au titre des facilités pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC).

Pour lui, la RDC est l'un des grands Etats d'Afrique ayant connu des difficultés, entre autres des conflits armés. A ce titre, ce pays a besoin que la communauté internationale se mobilise pour lui fournir des ressources.


" Nous ne sommes pas très loin d'aboutir à l'accord qui permettra au FMI de fournir des ressources au Congo, en même temps de mettre en marche le processus qui permettra de faire disparaître une large partie de la dette du Congo. Tout cela devrait plutôt constituer de bonnes nouvelles ". Ainsi, s'est exprimé Dominique Strauss Kahn  à son arrivée dans la capitale. Et d'ajouter qu'il est venu en discuter avec le président Joseph Kabila et le Premier ministre. Ajoutant au passage qu'il ne vient pas négocier, car ses équipes s'en chargent, mais vient pour voir comment les derniers problèmes peuvent être réglés.

 

Pour rappel, les négociations entre la RDC et le FMI pour la conclusion d'un programme triennal au titre de la FRPC achoppent sur les implications du contrat RDC-Chine relatif à la construction des infrastructures. Dans l'entendement du FMI, ce contrat pourrait avoir une incidence négative sur la soutenabilité et la viabilité de la dette extérieure de la RDC, et cela dans un contexte où le pays veut obtenir un allégement de la dette de ses partenaires traditionnels. Cette institution de Bretton Woods craint que la RDC soit prise de nouveau dans un cycle de surendettement.

Au sortir de l'audience d'hier dimanche 24 mai qui lui a été accordée par le chef de l'Etat, Joseph Kabila, Dominique Strauss Kahn a confirmé l'existence de ce problème technique qui gêne la conclusion des négociations sur un programme triennal.  A ce propos, il a reconnu que le pays avait besoin des investissements étrangers dont ceux de la Chine et de l'allégement de la dette. " Vous avez besoin de deux. Il s'est, par ailleurs, félicité de la convergence de vues avec le président notamment sur la nécessité de régler le problème qui se pose. " On peut avancer ensemble dans les semaines qui suivent ", a souligné Dominique Strauss Kahn .


L'enjeu pour la RDC par rapport à la visite de Dominique Strauss Kahn à Kinshasa est énorme. Le gouvernement congolais tient à entrer en programme avec le FMI. Si cette visite peut contribuer à résoudre les deniers problèmes qui se posent sur la voie de négociations, la RDC ne demande pas mieux. D'autant plus que la conclusion d'un programme triennal avec le FMI va permettre de baliser la voie menant à l'accession au point d'achèvement de l'initiative prise à l'encontre de pays pauvres très endettés, synonyme d'allègement de la dette. Ce programme va aussi permettre à la RDC d'accéder à un financement de ± 500 millions de dollars au titre de la FRPC du FMI et de prétendre aux appuis financiers d'autres bailleurs.


Source : d'après L'Observateur/MCN via médiacongo.net

 

 


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Lundi 25 mai 2009 1 25 /05 /Mai /2009 01:19
Dans un discours prononcé récemment devant le corps diplomatique africain de Washington, Dominique Strauss-Kahn, directeur général du Fonds monétaire international (FMI), a engagé les pays africains et la communauté internationale à poursuivre leurs efforts afin de combattre les retombées de la crise économique et financière mondiale.

Il a indiqué que «l’Afrique est une victime innocente du tsunami financier qui ravage la planète ». «Elle n’avait pas commis les erreurs des pays avancés responsables de cette crise». Il ajouté que «la région avait en grande partie fait ce qu’il fallait, en adoptant des politiques macroéconomiques prudentes et en accumulant des réserves ». « La conjoncture était favorable, les cours des matières premières étaient élevés et le commerce florissant, et la communauté internationale attachait une grande priorité à l’aide et à l’allégement de la dette», a-t-il affirmé.

Par ailleurs, Dominique Strauss-Kahn a souligné les dimensions humaines de la crise : «Tous les pays devront impérativement renforcer et cibler leurs dispositifs de protection sociale, ou pour le moins faire en sorte de ne pas couper les crédits, cela est vital pour éviter que les populations les plus vulnérables ne soient emportées par le raz-de-marée de la crise».

Dominique Strauss-Kahn a rappelé que, compte tenu de la vulnérabilité des populations du continent, il était plus impérieux qu’ailleurs de surmonter la crise. Dans toute la mesure du possible, les gouvernements africains doivent user de la relance budgétaire et du levier de la politique monétaire et de la politique de change pour enrayer les effets de la crise et éviter qu’elle n’aggrave la pauvreté.

Les partenaires au développement doivent par ailleurs faire preuve d’une plus grande détermination dans la mobilisation de l’aide afin d’accompagner le continent dans la mise en œuvre de ses politiques. Dominique Strauss-Kahn a rappelé que, d’après les études de la Banque mondiale, cette année près de 50 millions de personnes pourraient tomber sous le seuil de pauvreté (2 dollars par jour) si les besoins de financement des pays ne sont pas satisfaits, ajoutant que «trois millions d’enfants de plus risquent de mourir d’ici 2015 si la crise persiste ; nous devons à tout prix éviter cela».

Dominique Strauss-Kahn a engagé les partenaires au développement de l’Afrique à donner suite aux engagements pris au sommet de Gleneagles d’accroître l’aide au continent, et rappelé qu’il était «vital» de combattre les tendances protectionnistes et d’ouvrir davantage les marchés aux produits africains.

Le FMI entend accroître de 6 milliards de dollars les prêts concessionnels durant les deux ou trois années à venir après l’engagement pris par les dirigeants de la planète de doubler la capacité du FMI à octroyer ce type de concours, mais le directeur général a ajouté qu’il fallait faire encore plus. Selon lui, «la mobilisation des ressources n’est pas suffisante. Les financements du FMI doivent également devenir plus modulables».

Il a ajouté que «nous devons mieux adapter nos programmes de prêt aux besoins des pays membres». «Nous avons déjà doublé les limites d’accès sur tous nos concours financiers, y compris pour les pays à faible revenu, pour faire comprendre aux pays que nous pouvons répondre à leurs besoins», a t-il précisé. «La facilité de protection contre les chocs exogènes a été réaménagée de manière à nous donner les moyens de réagir vite, en effectuant des décaissements élevés et immédiats lorsque les circonstances l’exigent».

«Nous avons par ailleurs entrepris de modifier nos dispositifs de prêts concessionnels pour les rendre plus souples et plus utiles», a indiqué Dominique Strauss-Kahn. Les conditions dont sont assortis les concours financiers du FMI ont été allégées et mieux adaptées aux particularités locales des pays à faible revenu.

Les objectifs budgétaires ont été relâchés dans près de 80 % des programmes mis en œuvre par les pays africains avec l’appui financier du FMI, ce qui leur donne une plus grande latitude pour s’adapter à la crise. Dominique Strauss-Kahn a ajouté que «le FMI avait entrepris de revoir ses politiques en matière de limites d’endettement public, afin de les rendre plus flexibles». Enfin, il a souligné que «le FMI n’est pas seul à venir en aide à l’Afrique; il ne saurait l’être. Pour aider l’Afrique à surmonter la crise, tous les partenaires au développement doivent donner suite à leurs engagements».

Source Le Maghreb - quotidien de l'économie
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Mercredi 20 mai 2009 3 20 /05 /Mai /2009 10:38

Laminé, divisé par la répression, son parti est en lambeaux. Affaiblie par quinze années de détention ou d’assignation à domicile sous haute surveillance, elle n’est elle-même plus qu’un souffle mais la junte birmane a, pourtant, toutes les raisons de s’acharner contre Aung San Suu Kyi – grand vainqueur, en 1990, d’élections dont les militaires n’ont jamais reconnu le résultat, Prix Nobel de la paix, un an plus tard, pour son combat pacifique en faveur de la démocratie et personnalité si hors du commun qu’on ne peut la comparer qu’à Gandhi ou Nelson Mandela.


En 2002, cette junte au pouvoir depuis 46 ans aujourd'hui lui avait rendu la liberté afin d’amadouer les pays occidentaux. Le pays entier l’avait alors saluée comme le héros national qu’elle est. D’une ville à l’autre, d’innombrables foules l’avaient ovationnée à chacun de ses déplacements. L’espoir était revenu. L’aspiration à la liberté s’était tellement enhardie que, douze mois plus tard, Aung San Suu Kyi était à nouveau sous les verrous et les militaires n’ont pas oublié l’erreur qu’ils avaient alors commise.


L’année prochaine, ils organisent des élections, les premières en vingt ans, destinées à légitimer leur régime et à préparer le retrait de leur chef, le général Than Shwe, président du Slorc, le Conseil d’Etat pour la loi et la restauration de l’ordre. Pour eux, ce vote doit effacer les élections de 1990. Tout, impérativement, doit montrer que le peuple les aime tant qu’il veut proroger leur pouvoir mais, le 27 mai prochain, arrivée au terme de son énième mandat de détention, Aung San Suu Kyi aurait du être libérée sauf à ce que les lois du régime elles-mêmes soient publiquement bafouées. Pour les militaires, le cauchemar de 2002 allait se reproduire.


Aung San Suu Kyi allait pouvoir se montrer, redonner espoir à la Birmanie, la remobiliser à l’approche de ces élections. Non ! Trop dangereux, intolérable pour le Slorc qui a miraculeusement trouvé, au début du mois, un Américain pour s’introduire au domicile de « la Dame », comme les Birmans l’appellent, et la mettre ainsi en violation des règles d’isolement de son assignation à résidence.

L’affaire reste obscure. Cet Américain, un mormon, était-il manipulé ou simplement stupide ? On ne sait pas mais Aung San Suu Kyi comparait, depuis lundi, devant ce qu’on ne peut appeler « la Justice » et ne retrouvera pas de sitôt la liberté.


On peut, on doit, crier, hurler, tapisser voitures et façades de son portrait, bombarder l’ambassade birmane de protestations. Toute personne qui s’est trouvée dans un pays où agonise l’espoir connaît l’importance de savoir qu’on n’est, au moins, pas oublié du monde mais il n’y a pas d’illusions à se faire.


Forte de l’appui de la Chine, son principal client, surarmée et propriétaire du pays, la junte birmane ne cédera pas. Il en va de sa sécurité, de ses biens, de son pouvoir sur un Etat qu’elle estime avoir sauvé, en 1962, des déchirements interethniques et de l’éclatement. C’est une femme contre une armée.

Bernard GUETTA

Chroniqueur Géopolitique

Source France Inter

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Lundi 27 avril 2009 1 27 /04 /Avr /2009 05:00

Le directeur général du Fonds monétaire international (FMI) Dominique Strauss-Kahn estime que la crise économique est loin d'être terminée.

"Malgré quelques clignotants au rouge et au vert (...), nous pensons que la crise est loin d'être terminée', a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à la veille de la réunion de printemps du FMI.

Il a dit s'attendre encore à "de long mois de problèmes économiques devant nous", malgré certains indices de stabilisation obtenus grâce aux plans de relance mis en place dans divers pays.

Il a réaffirmé la prévision du FMI d'une reprise de l'économie "au premier semestre 2010" pour peu que les politiques de relance soient mise en oeuvre de façon correcte.

Il a appelé les pays développés à davantage d'efforts pour assainir le système bancaire.


Source : Les Echos
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Vendredi 24 avril 2009 5 24 /04 /Avr /2009 15:53
Le directeur général du Fonds monétaire international (FMI) Dominique Strauss-Kahn a affirmé hier que les circuits du crédit restaient "gelés", empêchant que les fonds publics injectés dans les banques ne se transforment en prêts pour l’économie.

"Là où le FMI demande des efforts considérables c’est dans le nettoyage du secteur bancaire, pour que le crédit circule de nouveau, pour que les entreprises aient les crédits pour investir, que les particuliers aient un crédit pour acheter un logement", a rappelé Dominique Strauss-Kahn, au cours d’une rencontre avec la presse française à Washington.


"Or aujourd’hui cela ne fonctionne toujours pas. On met des tas de milliards en haut, et ils n’arrivent pas en bas", a-t-il affirmé. "Et pourquoi!Parce qu’entre les deux, les canaux de circulation restent gelés, et ils sont gelés à cause des fameux actifs toxiques qu’il faut nettoyer", a souligné le dirigeant de l’institution multilatérale.


Le FMI estime que les banques américaines, européennes et japonaises ont admis à ce jour seulement un tiers des pertes liées aux dépréciations d’actifs financiers qui devraient être effectuées entre l’été 2007 et 2010. "C’est compliqué, je sais, c’est politiquement difficile, je sais aussi, mais tant qu’on ne le fait pas, on ne s’en sort pas", a-t-il insisté.


Selon lui, "tant qu’on ne résout pas ce problème-là, la relance ne se fait pas. Pour les Japonais, ça a duré dix ans lors de la précédente crise. Dix ans avant qu’ils ne redémarrent, et pourtant, ils ont versé des tonnes d’argent pour relancer l’économie, sans résultat. Il y a eu un moment où, à force, ils ont fini par faire ce qu’ils devaient faire dans le secteur financier".


"Ce que je constate, c’est que cela ne va pas assez vite. Et comme cela ne va pas assez vite, cela retarde d’autant le redémarrage de l’économie mondiale", a-t-il conclu.


Le FMI accueille en fin de semaine ses 185 Etats membres pour ses réunions de printemps.

 

Source AFP

Par SD32 - Publié dans : International
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Vendredi 24 avril 2009 5 24 /04 /Avr /2009 00:41
Les acquis économiques obtenus en Afrique ces dernières années sont sérieusement menacés, alors que le taux de croissance de l'économie mondiale devrait encore reculer de 1,3 pour cent, dans le cadre de ce qui est considéré comme la plus grave récession depuis la grande dépression enregistrée peu après la fin de la Seconde guerre mondiale en 1945, a annoncé le Fonds monétaire international (FMI).

"L'économie mondiale est dans une véritable récession causée par une crise financière majeure et une perte profonde de la confiance. Si le taux de contraction s'annonce modéré pour le second trimestre en cours, la croissance mondiale devrait baisser de 1,3% en 2009 dans l'ensemble et reprendre progressivement en 2010, avec une croissance de 1,9%", a indiqué le FMI mercredi dans son dernier rapport sur les perspectives économiques mondiales.

Le FMI a expliqué que les acquis économiques durement obtenus en Afrique étaient sérieusement menacés puisque les liens financiers relativement lâches avec les économies développés n'avaient pas protégé le continent de la tempête économique mondiale.

"Avec la baisse brutale des prix des matières premières, la forte dégradation de la croissance extérieure qui réduit la demande des produits d'exportation africains, ainsi que les transferts d'argent de l'étranger mais également l'accès aux crédits des institutions financières qui entraîne la réduction de l'Investissement étranger direct (IED), les économies du continent sont gravement menacées.

"Le durcissement des conditions de crédit réduit l'Investissement étranger direct et fait baisser les flux de capitaux, particulièrement vers les marchés émergents (Ghana, Nigeria, Kenya, Afrique du Sud et Tunisie). Ces chocs externes entraînent un sérieux ralentissement des activités économiques", selon le rapport.

D'après ce rapport, dans l'ensemble de la région africaine, la croissance devrait passer de 05% en 2008 à 02% en 2009.

Il indique que la récession devrait être prononcée dans les pays exportateurs de pétrole, comme l'Algérie, l'Angola, le Cameroun, le Tchad, la République du Congo, la Guinée équatoriale, le Gabon, le Nigeria et le Soudan.

L'inflation devrait aussi baisser progressivement de 10% en 2008 à 09% en 2009, tandis que les soldes budgétaires et extérieurs devraient baisser de manière importante.

Tandis que les recettes tirées des matières premières baissent, l'ensemble de la position fiscale de la région va reculer de 05 à 14 pour cent pour entraîner un déficit de 04 à 1,2% du Produit intérieur brut (PIB) en 2009.

Le rapport a cependant fait des suggestions aux pays africains pour les aider à surmonter leurs problèmes économiques, en recommandant aux décideurs d'introduire des mesures fiscales, monétaires et financières pour réduire les effets négatifs de la crise sur les populations.

"La priorité majeure des décideurs doit être de contenir l'impact négatif de la crise sur la croissance économique et la pauvreté tout en préservant les acquis de ces dernières années, comme la stabilité macroéconomique et la viabilité de la dette", a-t-il souligné.

Le FMI a fait remarquer qu'une politique monétaire et du taux de change pourrait jouer un rôle de soutien dans certains cas. Il a souligné que si les dispositions monétaires limitent les options politiques dans de nombreux pays, la politique monétaire peut toujours stimuler la demande locale dans d'autres avec plus de flexibilité du taux de change, particulièrement si les pressions inflationnistes persistent.

"Dans le secteur financier, étant donné la possibilité d'un effet de contagion à la baisse dû au ralentissement de l'activité réelle, les efforts doivent être concentrés sur une surveillance étroite des bilans des institutions financières et la préparation à réagir promptement si nécessaire", a indiqué le fonds.

D'après le FMI, le Japon et la Russie devaient être les pays les plus touchés par la récession mondiale avec un recul de leur croissance d'environ 06%, suivis de l'Allemagne (5,6%) et Grande-Bretagne (04%).

Les économistes du FMI ont prédit que la Chine aurait le taux de croissance le plus élevé parmi les économies majeures avec environ 6,5%, principalement en raison de l'introduction de mesures de relance.

Il a identifié deux facteurs qui aident l'économie chinoise malgré l'effondrement des exportations.

"Premièrement, le secteur des exportations répresente une part moins importante de l'économie. Deuxièmement, le gouvernement a pris des mesures agressives de relance fiscale et de détente monétaire, qui aident à stimuler la consommation et l'investissement dans les infrastructures", a souligné le FMI.

Il a invité ses membres à prendre de nouvelles mesures de relance, en insistant sur le fait que l'on pouvait mieux faire pour relancer la demande locale dans plusieurs économies qui ont la capacité fiscale d'entreprendre ce genre d'actions.

Source African Manager
Par SD32 - Publié dans : International
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