Râleurs gauchistes patentés et autres éternels défaitistes de gauche, mieux vaut éviter de lire ce post. Dominique Strauss-Kahn a indiqué ce week-end, à
l'issue du G 20 écossais que l’organisme qu’il dirige étudiait la mise en place d’un mécanisme devant assurer la stabilité financière du monde.Ce mécanisme fonctionnerait comme une sorte d’assurance mondiale dont les cotisations seraient payées par les banques à la hauteur des risques qu’elles prennent et font courir au système financier mondial. Or ceci est tout bonnement révolutionnaire dans un organisme que certains veulent toujours voir comme ultra-libéral et dans un monde qui a failli sombrer dans la course du “prend l’oseille et démerde yourself”.
Ce mécanisme d’assurance entre pleinement dans la philosophie social-démocrate de l’intervention de la puissance publique, de façon préventive et régulatrice et active quand il faut, où il faut et pour la durée qu’il faut. Encore un peu et on se verrait à rêver d’un FMI à la sauce mutualiste mondiale !
Ce mécanisme diffère également de celui d’une taxe Tobin qui tient plus du marketing politique que d’une idée pouvant être effectivement mise en place : déjà dans la flamme et la cendre, DSK expliquait les difficultés techniques de mise en oeuvre de cette taxe et surtout l’extraordinaire capacité des acteurs de ce marché à jouer avec rapidité avec les marges de toutes les législations dans ce domaine. Ici, DSK oppose un système qui transforme les deux handicapes de la taxe Tobin en avantage : le système est simple et les acteurs n’auraient pas le loisir de jouer avec le flou juridique et la lenteur des organismes de contrôle.
De cette annonce à sa mise en place, le chemin sera encore long et semé d’embûches, mais oui, cette annonce est en elle même une incroyable révolution des idées et si Dominique Strauss-Kahn arrivait à la mettre en œuvre, il compterait alors parmi les hommes qui ont changé le monde, rien de moins tant l’idée est révolutionnaire.
Le directeur général du FMI Dominique Strauss-Kahn a indiqué samedi à l'issue du G20 Finances de Saint Andrews (Ecosse) que son organisation
étudiait actuellement une taxe qui s'appliquerait aux banques, proportionnelle aux risques qu'elles prennent.
: Elinor Ostrom : de l’université d’Indiana qui partage le prix
2009 avec Oliver Williamson, professeur à l’Université californienne de Berkeley. Elinor Ostrom a démontré comment les co-propriétés peuvent être efficacement gérées par des associations
d’usagers. Ne figurant pas parmi les favorites, Elinor Ostrom était naturellement émue après avoir reçu cette haute distinction.
Magnifique nouvelle :
Diabolisé pour ses politiques ultralibérales, puis marginalisé par des années de croissance mondiale, le
Une victoire claire et nette, voire écrasante, comme les socialistes
n’ont plus l’habitude d’en connaitre. La majorité remportée par le socialiste grec, Giorgos Papandreou, est une exception en Europe, ou la social-démocratie est en recul.
Dominique Strauss-Kahn ne cesse de le rappeler, à chacune de ses conférences de presse : " la sortie de crise sera différente selon les pays", mais "dans
tous les cas, il faudra attendre huit, dix mois avant que le chômage ne diminue".
Ce que je retiens des débats auxquels j'assiste ici, à Istanbul, c'est que la crise financière est en voie de résolution, mais pas la - ou les - crise(s)
sociale(s) qui pourraient résulter d'une hausse continue du chômage.
Les sondages lui prédisaient une victoire plutôt par défaut face à un rival conservateur rejeté par l'électorat, mais le dirigeant socialiste grec Georges
Papandréou, 57 ans, s'est offert un triomphe. Avec 43,9 % des voix, selon les résultats quasi-définitifs, soit une confortable majorité de 160 sièges sur 300 au parlement, son parti, le Pasok,
aura les coudées franches pour gouverner.
Plutôt que de démoraliser son électorat en s'étendant sur ces mesures, M. Papandréou a annoncé un programme des premiers 100 jours, prévoyant soutien aux
bas revenus et à l'emploi, et injection de liquidités sur le marché. Il s'est aussi engagé à former, dans un délai de trois jours, un cabinet resserré et féminisé.
Les 186 Etats membres du Fonds monétaire international ont consacré dimanche à Istanbul le nouveau rôle de l'institution multilatérale, qui en a profité pour demander
encore plus de ressources.