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Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /Nov /2009 14:41
Râleurs gauchistes patentés et autres éternels défaitistes de gauche, mieux vaut éviter de lire ce post. Dominique Strauss-Kahn a indiqué ce week-end, à l'issue du G 20 écossais que l’organisme qu’il dirige étudiait la mise en place d’un mécanisme devant assurer la stabilité financière du monde.

Ce mécanisme fonctionnerait comme une sorte d’assurance mondiale dont les cotisations seraient payées par les banques à la hauteur des risques qu’elles prennent et font courir au système financier mondial.
Or ceci est tout bonnement révolutionnaire dans un organisme que certains veulent toujours voir comme ultra-libéral et dans un monde qui a failli sombrer dans la course du “prend l’oseille et démerde yourself”.

Ce mécanisme d’assurance entre pleinement dans la philosophie social-démocrate de l’intervention de la puissance publique, de façon préventive et régulatrice et active quand il faut, où il faut et pour la durée qu’il faut. Encore un peu et on se verrait à rêver d’un FMI à la sauce mutualiste mondiale !


Ce mécanisme diffère également de celui d’une taxe Tobin qui tient plus du marketing politique que d’une idée pouvant être effectivement mise en place : déjà dans la flamme et la cendre, DSK expliquait les difficultés techniques de mise en oeuvre de cette taxe et surtout l’extraordinaire capacité des acteurs de ce marché à jouer avec rapidité avec les marges de toutes les législations dans ce domaine. Ici, DSK oppose un système qui transforme les deux handicapes de la taxe Tobin en avantage : le système est simple et les acteurs n’auraient pas le loisir de jouer avec le flou juridique et la lenteur des organismes de contrôle.


De cette annonce à sa mise en place, le chemin sera encore long et semé d’embûches, mais oui, cette annonce est en elle même une incroyable révolution des idées et si Dominique Strauss-Kahn arrivait à la mettre en œuvre, il compterait alors parmi les hommes qui ont changé le monde, rien de moins tant l’idée est révolutionnaire.

Source wordpress.bloggy-bag.fr
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Dimanche 8 novembre 2009 7 08 /11 /Nov /2009 17:06
Le directeur général du FMI Dominique Strauss-Kahn a indiqué samedi à l'issue du G20 Finances de Saint   Andrews (Ecosse) que son organisation étudiait actuellement une taxe qui s'appliquerait aux banques, proportionnelle aux risques qu'elles prennent.

Alors que le Premier ministre britannique Gordon Brown avait indiqué précédemment qu'une taxe sur les transactions financières (du type taxe Tobin) faisait partie des propositions à l'étude pour faire supporter aux banques une partie de ce qu'elles ont coûté au contribuable pendant la crise, Dominique Strauss-Kahn a indiqué que ce n'était pas la solution qui avait sa préférence, pour des raisons techniques. "Pour des tas de raisons (une taxe Tobin, ndlr) est très difficile, en fait c'est impossible", a-t-il dit, indiquant "préférer une deuxième meilleure solution qu'on peut mettre en oeuvre".


"Il est raisonnable aujourd'hui, avec la crise qu'on vient de connaître, de se dire que le secteur financier, qui est porteur de risques plus grands que les autres secteurs économiques, doit payer sa part de ces risques, et qu'il n'est absolument pas normal que des individus ou des entreprises puissent prendre des risques démesurés qui ensuite sont payés par la collectivité", a-t-il dit.


Dominique Strauss-Kahn a indiqué que son organisation, à la demande des chefs d'Etat réunis à Pittsburgh aux Etats-Unis en septembre, travaille actuellement sur un système qu'il a appelé "taxe FMI". Celle-ci aurait pour objectif "de faire diminuer la prise de risque dans le secteur financier, pousser les agents financiers à prendre moins de risques parce que ça leur coûtera plus cher, et en même temps constituer une sorte de fonds de réserve qui pourrait servir en cas de crise".


"Dans les pays où il y aura beaucoup de régulation financière, il y aura moins besoin de constituer une prime, parce qu'il y aura moins de risque, et dans ceux où il y a moins de régulation, comme les Etats-Unis, il faudra payer une plus grande prime", a-t-il expliqué, comparant ce système à un système d'assurance. Dominique. Strauss-Kahn a indiqué que "l'argent de cette prime serait accumulé pour, en cas de crise, (qu'on ne soit pas) obligé de faire appel à l'argent des contribuables".


"Si nous arrivons à la mettre en place, nous aurons fait un grand pas dans la régulation du système financier", a-t-il dit. Il a estimé cependant qu'on est "loin du compte" en vue d'un consensus. "Mais j'espère qu'en juin (au prochain sommet des chefs d'Etat au Canada, ndlr) il y aura un consensus pour avancer", a-t-il dit, se disant en attendant "très content d'avoir le soutien britannique".

 

Source AFP

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Lundi 12 octobre 2009 1 12 /10 /Oct /2009 23:40

Le comité Nobel a pour la première fois décerné le prix Nobel d’Economie à une femme : Elinor Ostrom : de l’université d’Indiana qui partage le prix 2009 avec Oliver Williamson, professeur à l’Université californienne de Berkeley. Elinor Ostrom a démontré comment les co-propriétés peuvent être efficacement gérées par des associations d’usagers. Ne figurant pas parmi les favorites, Elinor Ostrom était naturellement émue après avoir reçu cette haute distinction.

“Ma première réaction a été une très, très grande surprise. Il y a beaucoup de gens qui se sopnt battus si fort pour ce prix et être choisie est un grand honneur et je suis encore un peu sous le choc”.

Le Nobel d’Economie a également récompensé l’universitaire américain Oliver Williamson dont les travaux ont montré que “les marchés et organisations hiérarchiques, à l’image des entreprises ont des structures de gouvernance alternatives qui diffèrent dans leur façon de résoudre les conflits d’intérêt”.

Le prix d’Economie clos une saison des prix Nobel qui aura encore une fois été très américaine avec onze lauréats sur treize.

 

Source : Euronews

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Vendredi 9 octobre 2009 5 09 /10 /Oct /2009 13:57

Magnifique nouvelle :

Le prix Nobel de la paix a été décerné, ce vendredi, au Président américain, Barack Obama.

Barack Obama est le troisième président américain en exercice à recevoir la prestigieuse distinction après Theodore Roosevelt en 1906 et Woodrow Wilson en 1919. Dans les rangs même du Parti démocrate auquel il appartient, deux dirigeants ont également été distingués en ce début du XXIe siècle: l'ancien président Jimmy Carter en 2002 et l'ex-vice-président Al Gore qui a partagé la récompense en 2007 avec le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC).(AFP)


Le comité Nobel a choisi le président américain, élu il y a moins d'un an, "pour ses efforts extraordinaires en vue de renforcer la diplomatie internationale et la coopération entre les peuples", a annoncé le comité Nobel norvégien. "Le comité a attaché beaucoup d'importance à la vision et aux efforts d'Obama en vue d'un monde sans armes nucléaires", a déclaré le président du comité Nobel norvégien, Thorbjoern Jagland.
Il a "créé un nouveau climat dans les relations politiques internationales. La diplomatie multilatérale a repris une position centrale, avec l'accent mis sur le rôle que les Nations unies et d'autres institutions internationales peuvent jouer", ajoute son communiqué. "Rarement une personne a, comme l'a fait Obama, capturé l'attention de la planète et donné à sa population l'espoir d'un avenir meilleur", a tenu à rappeler Thorbjoern Jagland.


Barack Obama qui a su faire souffler un vent d'espoir sur l'humanité toute entière va pouvoir poursuivre son dur travail pour un monde meilleur.

Le peuple américain peut être fier d'avoir un tel Président ! Gageons que ses opposants de l'intérieur, mais aussi de l'extérieur, vont s'y reprendre à deux fois avant de l'attaquer de front sur ses réformes comme sur sa démarche diplomatique.


Socialisme & Démocratie 32 se réjouit de cette nouvelle tout à fait inattendue.

Philippe PUGNET

 

Quelques premières réactions

 

Nelson Mandela, premier président noir d'Afrique du Sud, s'est dit, à travers sa fondation, "certain que ce prix va lui permettre de renforcer son engagement, en tant que leader de la nation la plus puissante du monde, pour continuer de promouvoir la paix et la fin de la pauvreté".

 

Souhayr Belhassen, présidente de la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH) : "Le prix Nobel de la paix à Obama, c'est aussi une incitation méritée à ne pas revenir sur les principes universels qu'il a remis à l'honneur. C'est une reconnaissance et une nouvelle légitimité pour qu'il fasse preuve de plus de fermeté sur les principes. On l'a entendu sur les principes. Aujourd'hui, il faut le passage à l'acte : le prix Nobel peut l'encourager."

La dissidente ouïgoure en exil Rebiya Kadeer a réagi :"Je suis très heureuse qu'il ait reçu le prix. Maintenant il doit en faire quelque chose. Cela augmente les attentes de le voir défendre les nations opprimées."


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Mercredi 7 octobre 2009 3 07 /10 /Oct /2009 10:30

Diabolisé pour ses politiques ultralibérales, puis marginalisé par des années de croissance mondiale, le FMI, le Fonds monétaire international a été réhabilité à la faveur de la crise, arrivant même à réunir 500 milliards de dollars de promesses de contribution ce qui devrait tripler sa capacité de prêt.
Le FMI a ouvert mardi à Istanbul son assemblée annuelle et son directeur général a appelé à un véritable changement des comportements économiques.

“La prévision que nous avons au FMI et que vous connaissez tous, porte sur une croissance globale pour 2010 autour de 3%. Ce n’est pas tant que ça mais c’est un bon début. Mais si on regarde devant nous, a poursuivi Dominique Strauss Kahn, le monde de l’après-crise sera et devra être très différent de celui qui existait avant la crise. Et nous devons nous adapter à cette réalité”.

C’est à hauteur de 125 milliards d’euros que participera l’Union européenne à la nouvelle force de frappe financière du FMI.

Source d'après Euronews 2009
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Mercredi 7 octobre 2009 3 07 /10 /Oct /2009 10:19

Une victoire claire et nette, voire écrasante, comme les socialistes n’ont plus l’habitude d’en connaitre. La majorité remportée par le socialiste grec, Giorgos Papandreou, est une exception en Europe, ou la social-démocratie est en recul.

L’exemple le plus cuisant fut la défaite du SPD allemand aux législatives du 27 septembre. Résultat de quatre ans de cohabitation avec les chrétiens-démocrates d’Angela Merkel, une défaite cinglante pour Frank-Walter Steinmeier, dont le parti a enregistré son pire score depuis la 2eme Guerre Mondiale.

La tendance en Europe est-elle au conservatisme et au déclin des socialistes. Réponse d’Antonio Missiroli, analyste au European Policy Center :

“Il y a des cycles politiques à travers toute l’Union européenne, et ils ne coïncident pas toujours dans les détails, mais n’oublions pas que la semaine dernière, un autre parti socialiste s’en est bien sorti au Portugal. Il y a deux ou trois gouvernements dirigés par des socialistes, particulièrement dans le sud de l’Europe, peut etre faut il réfléchir là-dessus…”

Le socialiste portugais José Socrates a remporté un succès indéniable en briguant un deuxième mandat en pleine crise économique, mais il y a laissé des plumes. Le Premier ministre devra gouverner en minorité cette fois-ci.

Le Portugal, la Grèce, l’Espagne, le Royaume-Uni, la Slovénie et la Hongrie sont les seuls pays de l’UE gouvernés par les socialistes. Aux Pays-Bas et en Autriche, ils sont dans des gouvernements de coalition avec les chrétiens-démocrates.

En minorité en Europe, les socialistes peinent aussi en Espagne, où le gouvernement minoritaire de Zapatero est très contesté pour sa gestion de la crise. Selon un récent sondage, 72% des espagnols ne font plus confiance au Premier ministre.

Même scénario, voire pire, au Royaume-Uni où Gordon Brown a un rendez-vous difficile avec les urnes l’année prochaine. Après 12 années au pouvoir, le Labour a même perdu le soutien du Sun, le tabloïd qui fait la pluie et le beau temps dans le pays.

 

Source Euronews 2009

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Mardi 6 octobre 2009 2 06 /10 /Oct /2009 15:44

Dominique Strauss-Kahn ne cesse de le rappeler, à chacune de ses conférences de presse : " la sortie de crise sera différente selon les pays", mais "dans tous les cas, il faudra attendre huit, dix mois avant que le chômage ne diminue".

A ceux qui voient déjà la sortie du tunnel, sont même prêts à relacher leurs efforts concernant les plans de relance, le Directeur général du FMI tient à leur rappeler que "même si les chiffres de croissance sont bons, vous ne pouvez pas attendre du chômage qu'il diminue rapidement", tout en rajoutant immédiatement, pour bien se faire comprendre  que la reprise actuelle est "fragile" et qu'il est encore trop tôt pour affirmer que la crise est terminée.

"Il y a encore des risques, mais je pense que le scénario auquel nous croyons tous est le bon, c'est-à-dire une reprise faible mais qui prend place dans les prochains mois ". Et de rappeler, tout aussitôt, que vu les risques potentiels, "il n'y a pas de place pour un excès d'optimisme".

"Le délai entre la reprise de la croissance et le sommet de la courbe de chômage peut aller jusqu'à 14 mois", a-t-il déjà averti jeudi dernier , ajoutant , par ailleurs, que le chômage continuerait de poser problème.

Philippe PUGNET


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Lundi 5 octobre 2009 1 05 /10 /Oct /2009 16:42

Ce que je retiens des débats auxquels j'assiste ici, à Istanbul, c'est que la crise financière est en voie de résolution, mais pas la - ou les - crise(s) sociale(s) qui pourraient résulter d'une hausse continue du chômage.

Les Etats-Unis ont dévoilé les mauvais chiffres de l'emploi, 9,8% de chômeurs pour le mois de septembre, soit le plus haut niveau depuis 1983, avec 263.000 emplois nouvellement perdus. Et ce chiffre de 10% devrait perdurer cette année.

Ces chiffres du chômage sont aussi en hausse dans tous les pays développés. De quoi évidemment mettre une sourdine aux communiqués triomphants de ceux qui voient la crise derrière nous. De quoi aussi alimenter le scepticisme des citoyens qui  voient plutôt une aggravation de leur situation personnelle, et auxquels il est difficile d'expliquer que si la crise financière avait perduré, ce serait encore bien pire!

Sans compter les pays pauvres, comme le dit et répète quelqu'un qui m'est cher, où les problèmes  sont  ceux de la survie, et donc de vie ou de mort. Et pour lesquels il est prêté désormais de l'argent à taux zéro, ce qui n'était pas dans les habitudes des institutions financières.

En revanche, la coordination mondiale de la politique des Etats paraît réelle, notamment depuis le G20 de Pittsburgh, notamment en terme de relance budgétaire ou de régulation bancaire.

Tout le monde espère qu'un nouveau monde est en train de naître, pas uniquement régulé par l'avidité financière, mais par une sorte de prise de conscience  qu'un pays ne peut pas s'en sortir seul, et que seule l'action collective peut avoir raison de déséquilibres mondiaux.

Le seul pari étant de savoir si les pays, les gouvernements ou les banquiers, une fois la peur de cette dernière année passée, ne reviendront pas à leurs mauvaises habitudes d'antan.

Par Anne SINCLAIR
Source : annesinclair.typepad.fr

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Lundi 5 octobre 2009 1 05 /10 /Oct /2009 10:42
Les sondages lui prédisaient une victoire plutôt par défaut face à un rival conservateur rejeté par l'électorat, mais le dirigeant socialiste grec Georges Papandréou, 57 ans, s'est offert un triomphe. Avec 43,9 % des voix, selon les résultats quasi-définitifs, soit une confortable majorité de 160 sièges sur 300 au parlement, son parti, le Pasok, aura les coudées franches pour gouverner.

Perdant le pouvoir, les conservateurs de la Nouvelle-Démocratie, enregistrent leur pire score depuis la création du parti en 1974 : 34 % des voix, soit 93 députés. Ils devront se chercher un nouveau chef, lors d'un congrès extraordinaire dans un mois.

Le Premier ministre sortant, Costas Caramanlis, 53 ans, a annoncé son départ de la présidence du parti, qu'il dirigeait depuis 1997 et avait mené à la victoire en 2004 en mettant fin à 20 ans de pouvoir socialiste quasi-continu.

"Dès aujourd'hui nous entamons un grand effort national pour redresser le pays (...) libérer ses immenses capacités, étouffées par la corruption et le gaspillage", a lancé M. Papandréou dans son allocution de victoire. "Rien ne sera facile, il faudra un dur travail", a-t-il mis en garde, tandis que ses partisans se répandaient par milliers en liesse dans les rues du centre.

Ce descendant d'une dynastie de centre-gauche qui a déjà donné deux premier ministre au pays - dont son père et fondateur du Pasok, Andréas - a fait campagne sur la relance, la bonne gouvernance et le "développement vert". Par ce projet socio-libéral, il a réussi à reconquérir le centre et aussi à gagner sur sa gauche, après deux défaites consécutives et une longue traversée du désert.

Mais selon les analystes, il ne pourra compter sur aucun état de grâce, alors que tous les indicateurs économiques sont au rouge. Le déficit public est estimé à plus de 6 % du PIB, la dette doit dépasser 100 % à la fin de l'année, et Bruxelles s'impatiente, réclamant que les réformes de fond, en particulier des retraites, ne soient pas encore une fois ajournées.


Plutôt que de démoraliser son électorat en s'étendant sur ces mesures, M. Papandréou a annoncé un programme des premiers 100 jours, prévoyant soutien aux bas revenus et à l'emploi, et injection de liquidités sur le marché. Il s'est aussi engagé à former, dans un délai de trois jours, un cabinet resserré et féminisé.

M. Caramanlis, qui avait lui prôné deux ans d'austérité, a souligné en reconnaissant sa défaite qu'il restait "convaincu que c'est de cette politique dont le pays a besoin". Il avait invoqué la nécessité d'un soutien clair de l'électorat à cette cure en décidant de précipiter les élections, à mi-mandat.

Mais certains des ténors de droite s'étaient indigné d'un "suicide", alors que la droite était fragilisée par des scandales en série, la maigreur de son bilan et les retombées de la crise internationale.

Le départ de ce dirigeant longtemps en phase avec son opinion publique marque la fin de l'emprise sur la scène politique du clan fondé par son oncle, le grand homme d'Etat Constantin Caramanlis.

Le bipartisme traditionnel n'a par contre pas été remis en cause, sans percée majeure de petits partis. A 7,3 % des voix et 20 sièges, le parti communiste KKE conserve sa troisième place, suivi du Laos, d'extrême droite qui grimpe à 5,5 % (15 députés) contre 3,8 % en 2007, lors de son entrée au parlement. Il relègue à la dernière place la gauche radicale du Syriza, qui se tasse à 4,4 % (12 sièges) faute d'avoir su canaliser le ras-le-bol de la jeunesse qui avait alimenté des troubles urbains en décembre, après la mort d'un adolescent tué par un policier.

Source LeMonde.fr

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Lundi 5 octobre 2009 1 05 /10 /Oct /2009 09:58
Les 186 Etats membres du Fonds monétaire international ont consacré dimanche à Istanbul le nouveau rôle de l'institution multilatérale, qui en a profité pour demander encore plus de ressources. "Le mandat du Fonds a été défini il y a 65 ans", a expliqué lors d'une conférence de presse son directeur général Dominique Strauss-Kahn. "Manifestement il nous faut en faire plus", a-t-il ajouté.

Le Comité monétaire et financier international (CMFI), qui réunissait les ministres de ces 186 pays, a formellement donné son accord à une nouvelle mission qui le place au coeur de la surveillance de l'économie mondiale et de ses déséquilibres."Nous appelons le Fonds à revoir son mandat pour couvrir toute l'étendue des politiques macro-économiques et des politiques pour le secteur financier qui ont trait à la stabilité mondiale", a indiqué dans sa déclaration commune le CMFI, l'organe chargé de définir les grandes orientations du Fonds. "La façon dont cela se dessine, même si c'est très bref dans le communiqué, est très large pour inclure toutes les questions macro-financières, prudentielles, et toute une étendue de questions concernant la stabilité économique et financière", a indiqué Dominique Strauss-Kahn. Cette décision découle directement des recommandations du groupe des pays riches et émergents du G20, qui s'étaient réunis une dizaine de jours plus tôt à Pittsburgh (Etats-Unis). Non seulement le Fonds a pour ambition de surveiller les déséquilibres, mais il souhaite aussi les combler.


Dominique Strauss-Kahn a rappelé qu'il voyait le FMI comme une "mise en commun de ressources" qui inciterait les Etats à accumuler moins de réserves en devises et à faire confiance à la capacité de prêt du Fonds en cas de crise. "Si nous voulons éviter que les pays, y compris la Chine, bâtissent de telles réserves, contribuant aux déséquilibres, il faut que nous trouvions un autre système", a expliqué le dirigeant du Fonds. Il a reconnu que l'idée était "plus simple à exprimer qu'à mettre en oeuvre" et que sa mise en oeuvre prendrait du temps.


Surtout, interrogé sur le montant forcément colossal qu'il faudrait pour rassurer les Etats membres, Dominique Strauss-Kahn a appelé à étoffer de nouveau les finances du Fonds. "Cela impliquera une augmentation considérable de ses ressources", a-t-il estimé. Le FMI a annoncé en septembre avoir réuni 500 milliards de dollars de ressources supplémentaires promises au sommet du G20 à Londres en avril, sous forme de prêts par les Etats ou d'achats d'obligations qu'il doit émettre. "Si on a une mise en commun de réserves, cela signifie que l'on a les réserves quand il le faut. C'est la même chose que quand on a une assurance, on s'attend à ce que son assureur rembourse au moment où on en a besoin", a détaillé Dominique Strauss-Kahn.


Cet appel vient à un moment où beaucoup d'Etats sont en difficulté budgétaire, après avoir mis en place des plans de relance sans précédent face à la crise. Les 186 pays réunis à Istanbul se sont pourtant engagés dimanche "à maintenir leurs politiques de soutien budgétaire, monétaire et au secteur financier tant qu'une reprise durable ne sera pas garantie". Par ailleurs, le CMFI a repris d'autres engagements du G20, comme celui de réformer la régulation financière, de rééquilibrer la croissance mondiale, ou de concevoir des "stratégies de sorties crédibles et coordonnées de sortie" de leurs plans de soutien. Après avoir débattu de la réforme des quote-parts au sein du FMI, le Comité a soutenu l'engagement, également pris à Pittsburgh, de transférer "au moins 5%" des droits de vote depuis les pays "sur-représentés" vers "les économies dynamiques émergentes et en développement.

 

Source AFP

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