Problèmes économiques et sociaux

Samedi 7 novembre 2009 6 07 /11 /Nov /2009 22:24
L'eau reste la première cause de mortalité dans le monde et tue 34 000 personnes chaque jour. L'actualité internationale nous montre que les guerres de l'eau sont aujourd'hui une réalité. Qu'attendons-nous pour faire de l'accès à l'eau un droit inaliénable ?

Que devient la mobilisation politique et sociale qu'appelait de ses voeux Mme Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat à l'écologie, le 23 mars, à l'issue du dernier Forum mondial de l'eau à Istanbul ? Au lieu de cela, l'Etat français a signé le 15 octobre un partenariat pour l'organisation du prochain Forum mondial de l'eau à Marseille en mars 2012, avec ceux-là mêmes qui ont refusé, à Istanbul, de faire de l'accès à l'eau un droit.

La France laisse aux mains d'un Conseil mondial de l'eau - présidé par ceux dont la raison d'être est de faire de l'accès à l'eau une source de profit - l'avenir de l'eau dans le monde ! Il faut en effet rappeler ici que la présidence et la vice-présidence du Conseil mondial de l'eau sont assurées depuis 2005 par des dirigeants des deux multinationales françaises de l'eau, de l'environnement et de l'énergie.

Au lieu de cela, le gouvernement français continue de croire que, face au problème urgent que constitue le droit à l'accès à l'eau, les multinationales sont la solution. Peut-on attendre des sociétés dont l'objectif est de faire du profit, et qui y réussissent brillamment, qu'elles puissent régler la question de la gouvernance et du partage équitable de la ressource ?

En treize ans, le Conseil mondial de l'eau a favorisé la construction de plusieurs milliers de barrages et d'autres infrastructures très coûteuses. Dans le même temps, qu'a-t-il fait pour régler les conflits liés à l'eau entre Israël et les territoires palestiniens, entre le Soudan, l'Ethiopie et l'Egypte, entre la Turquie, la Syrie, l'Iran et l'Irak, entre le Tibet et la Chine ?

Nous demandons que soit instaurée une gouvernance publique internationale pour la gestion et l'accès à l'eau pour tous ; que la conférence de Copenhague reconnaisse la nécessité et l'urgence d'un pacte mondial pour l'eau ; que la conférence de Copenhague entérine la création d'une organisation de régulation et de coopération internationale et indépendante, l'Autorité mondiale de l'eau, représentant notamment la société civile, les ONG, les associations de consommateurs, les associations environnementales, sociales et citoyennes.

Par l'intermédiaire de ses multinationales, la France a une lourde responsabilité dans l'appropriation par le secteur privé de la conduite de la politique mondiale de l'eau. Aujourd'hui, j'invite toutes celles et ceux qui, comme nous, s'indignent de la mainmise des marchands d'eau sur un bien commun de l'humanité à signer l'appel "Tous porteurs d'eau".

A Copenhague, nous avons la possibilité et le devoir de faire entendre un autre discours. Ne rien faire serait refuser de porter assistance à humanité en danger.

 

Danielle MITTERRAND

Présidente de la Fondation France Libertés

Source LeMonde.fr

 

Adhérez à La Charte des Porteurs d'eau

http://www.france-libertes.fr/IMG/pdf/charte_des_Porteurs_d_eau.pdf

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Mercredi 28 octobre 2009 3 28 /10 /Oct /2009 10:40

Le chiffre est passé inaperçu mais la ristourne est de taille : en dispensant de taxe carbone les entreprises qui sont soumises au marché européen des quotas de CO2, le gouvernement leur fait économiser deux milliards d'euros par an. Soit presque la moitié de ce que le nouvel impôt doit rapporter à l'Etat. A 17 euros la tonne de carbone, montant fixé en septembre par Nicolas Sarkozy, les recettes de la taxe en 2010 sont en effet estimées à 4,8 milliards d'euros. La taxe doit ensuite augmenter jusqu'à atteindre 100 euros en 2030.

 

Depuis 2005, les émissions de CO2 des industries européennes les plus polluantes sont limitées : elles ne peuvent dépasser le quota qui leur a été attribué par le plan national d'affectation des quotas de CO2 (PNAQ), sous peine de devoir acheter les tonnes de CO2 supplémentaires par le biais du système d'échange communautaire ETS (« Emission trading system »), sorte de bourse du carbone. En 2007, le montant total de leurs émissions a atteint environ 127 millions de tonnes de CO2. Ce qui représente une somme globale d'environ deux milliards d'euros par an, sur la base d'une tonne de CO2 à 17 euros, prix choisi pour l'entrée en vigueur de la taxe. L'économie dont vont bénéficier ces industries polluantes est donc substantielle.

 

Or ces industries ont déjà bénéficié d'un traitement de faveur en 2005: les quotas d'émissions qui leur ont été alloués sont en effet gratuits jusqu'en 2013. Les volumes d'émissions ayant été attribués de manière très large, la plupart d'entre elles n'ont pas eu à acheter de droits de rejets de CO2. En clair, leurs émissions ne leur ont, en général, pas coûté d'argent. C'est l'une des faiblesses de ce marché qui subit de réguliers krachs. Le dernier en date, en avril 2009, a fait tomber la tonne de CO2 à 5 euros! Elle est aujourd'hui remontée aux environs de 15 euros la tonne.

 

Le cadeau fait aux entreprises est donc réel : pour la période allant de 2010 à 2013, il s'élève à environ 6 milliards d'euros.

Quelles sont les entreprises concernées par le marché européen, et donc par la ristourne de deux milliards d'euros? Les fleurons de l'industrie et des poids lourds des services: Arcelor-Mittal, GDF Suez, EDF, Total, Véolia environnement, Saint-Gobain, Dalkia, Lafarge... pour les plus gros émetteurs. Environ 600 entreprises hexagonales dans les secteurs les plus émetteurs de dioxyde de carbone : production d'énergie, transformation de métaux ferreux, industries minérales, verre, ciment et pâte à papier.

 

Au point que, lors du vote des articles du projet de loi de finance concernant la taxe carbone, le week-end dernier, c'est un élu UMP qui a publiquement protesté. Député UMP des Côtes-d'Armor, Marc Le Fur a eu beau brandir dans l'hémicycle la liste des entreprises exemptées de taxe carbone alors qu'elles profiteront de la suppression de la taxe professionnelle et dénoncer une situation où « les plus gros sont épargnés et les plus petits paient », le gouvernement et le rapporteur de la commission sont restés de marbre.

 

« C'est un peu la dernière cigarette du condamé » proteste auprès de Mediapart François de Ruby, député Vert de Loire-Atlantique, « on semble toujours préférer repousser les échéances. Au lieu de donner aux industriels une ligne de conduite claire, on leur accorde encore un délai pour ne rien faire. »

 

Concrètement, pour les autres entreprises – non soumises au marché des quotas –, la taxe carbone sera directement prélevée par le distributeur d'énergie qui rajoutera une ligne « Taxe carbone » sur ses factures de gaz, de fioul et de charbon. L'impôt sur les carburants des véhicules sera acquitté par tous les agents économiques sans exception. 

 

Au-delà du cadeau accordé à ces multinationales, cette « remise» de deux milliards d'euros par an a des conséquences économiques et sociales. Il y a d'abord le manque d'incitation pour les entreprises à investir dans la réduction de la consommation d'énergie. Or le but de la taxe carbone est d'enclencher un double – voire un triple – dividende, c'est-à-dire des effets vertueux en cascade sur les systèmes de production, de consommation et de transports en France.

 

Des bénéfices que l'économie hexagonale risque d'attendre longtemps encore: la liste des industries qui pourraient être exemptées de paiement de leurs quotas d'émission même après 2013 s'allonge sous la pression des lobbies. Selon La Tribune qui révèle mardi 27 octobre que 164 secteurs et sous-secteurs  «sensibles» ont été répertoriés par la Commission européenne, elle ressemble même à « un véritable annuaire ».

 

Source Médiapart

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Mardi 27 octobre 2009 2 27 /10 /Oct /2009 14:57
Il ne s'est rien passé, ou presque. A peine retombé le souffle du typhon, la vie reprend. Comme avant. Bonus, salaires mirobolants, primes de départ astronomiques. A tel point que plusieurs patrons de banques centrales viennent de tirer la sonnette d'alarme. En vain. On connaît le discours des financiers : il n'y aurait là que l'application toute simple des règles du marché ; la nécessité de garder les meilleurs pour faire face à la concurrence, pour éviter que l'activité de "trading" aille s'exercer ailleurs...
Le monde de la finance dispose d'un argumentaire bien rodé pour justifier des pratiques qui semblent injustifiables et des rémunérations obscènes.

Une partie de l'argumentaire mérite discussion. Mais l'important est ailleurs. L'important, c'est le symbole ici donné par le secteur de la finance, emblématique de sociétés - aux Etats-Unis comme en Europe - où les inégalités de revenus continuent à se creuser, alors que le chômage ne cesse de monter. L'important, c'est cette image, que la crise aurait dû - pu - commencer à renverser, d'un capitalisme de plus en plus arrogant et inégalitaire. Cette image d'un monde de l'entreprise où une femme, un homme, peut "valoir" trois cents, voire quatre cents fois plus qu'un autre.


Le capitalisme, imbattable machine à créer des richesses, ne fait pas forcément bon ménage avec la morale. Admettons. Mais quel prix à payer ! On n'en finirait pas d'énumérer les conséquences dévastatrices des coups portés depuis vingt ans à l'échelle des revenus dans nos sociétés : délitement du lien social et écrasement des classes moyennes, notamment.


Ici et là, quelques initiatives sont censées empêcher les abus les plus choquants. Aux Etats-Unis, le Trésor a imposé que soient divisées par deux les rémunérations des dirigeants des banques aidées par l'Etat. En France, le Medef et l'Association française des entreprises privées (AFEP) ont établi un code de bonne conduite en matière de rémunérations patronales. En Allemagne, BMW vient d'annoncer une initiative intéressante : l'indexation des évolutions salariales de ses dirigeants sur celles de ses simples ouvriers.


Mais, dans l'ensemble de l'Europe, rien de sérieux, rien qui puisse enrayer cette marche vers des sociétés où un nombre de plus en plus petit d'individus possède une part de plus en plus grande des richesses nationales, rien qui justifie que l'on continue à pérorer sur un prétendu modèle social européen.


Avis de recherche urgentissime : où sont les inventeurs d'un capitalisme social à l'heure de la globalisation économique ?

 

Source LeMonde.fr

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Jeudi 8 octobre 2009 4 08 /10 /Oct /2009 09:59
La crise économique mondiale menace des millions d'emplois et l'avenir des populations de par le monde.Le taux de chômage dans le monde est en croissance constante et continuera de grimper même lorsque la croissance économique aura été restaurée.Les salaires sont soumis à des pressions baissières, entraînant à la fois une diminution du pouvoir d'achat et le risque d'une spirale déflationniste, qui se traduirait par un déclin du niveau de vie, de l'activité économique et des échanges commerciaux. Il ne faut, cependant, pas oublier que nombre de pays affrontaient une situation dramatique déjà avant la crise : pauvreté, disparités croissantes et insécurité au plan de l'alimentation et de l'approvisionnement énergétique.

Un monde différent et meilleur peut-il émerger de cette crise ? Cependant que le public réclame un changement fondamental en réponse à la crise qui frappe l'économie de plein fouet et va s'aggravant, la tendance vers "un retour aux vieilles habitudes" se renforce;Wall Street renoue avec les vieilles habitudes en s'accordant des primes mirifiques, et ce après avoir été renfloué aux frais des contribuables. Certaines parties du système de transaction financière continuent de fonctionner dans l'industrie de l'ombre, empruntant au taux le plus bas auprès des contribuables pour ensuite prêter au taux le plus fort et encaisser la différence. De toute évidence, l'accumulation de profits plantureux reste dans le domaine du possible, du moins pour les plus fortunés.

Pendant ce temps, les travailleuses et travailleurs affrontent non seulement des pertes d'emplois massives mais aussi un affaiblissement de leur protection sociale, des menaces à leurs droits au travail et la perspective de longues années d'austérité.

Ce rapport (*) examine l'impact de la crise sur le monde du travail et la croissance économique; il passe en revue les efforts entrepris par le mouvement syndical en réponse à la crise et présente une stratégie syndicale exhaustive pour en venir à bout. Une action internationale des gouvernements est indispensable pour mettre un terme à cette crise profonde à travers la promotion du travail décent. Pour mettre un terme à la crise, des alternatives doivent être trouvées au système polarisé, de libre marché,à l'origine de la crise.Autrement dit une relance effective, basée sur la création d'emplois décents, une règlementation adéquate et des dépenses publiques accrues; une relance qui favorise l'économie réelle et les personnes qui y travaillent.

L'avenir réserve d'innombrables épreuves aux travailleurs et aux syndicats qui les représentent.Ceux-ci sont d'ores et déjà activement engagés dans le suivi du Pacte mondial pour l'emploi adopté par la conférence de l'OIT en juin, qui vise à fournir une réponse à la crise fondée sur la promotion du travail décent.Les dirigeants syndicaux soumettent leurs idées et leurs demandes au FMI, à la Banque mondiale et au G 20 pour faire en sorte que les enjeux du travail fassent partie intégrante d'un nouvel ordre mondial soutenable et socialement équitable.

La CSI doit agir en acteur fort, franc et visible pour mettre un terme à la crise, poursuivre son action une fois que ses objectifs auront été atteints et promouvoir les principes contribuant à un monde plus équitable et plus soutenable. Ce rapport est à inscrire dans le cadre des efforts que nous menons pour nous acquitter de cette responsabilité.

Guy  RYDER
Secrétaire Général de la CSI

(*) Socialisme & Démocratie 32 , après avoir publier l'avant propos de Guy RYDER, vous propose de prendre connaissance de ce rapport

le rôle central de l'emploi dans la réponse à la crise/NL/363/CSI.pdf
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Dimanche 4 octobre 2009 7 04 /10 /Oct /2009 22:27
Ce sont plus de deux millions de personnes qui ont participé à la votation citoyenne sur l'avenir de la Poste. Cette consultation organisée conjointement par plusieurs associations, forces syndicales et partis politiques de gauche est uu formidable succés, qui dépasse, de loin, toutes les supputations.

Et le Ministre Estrosi a beau souligné dans les médias que nous n'avons rien compris, il ne pourra ne pas tenir compte de cet élan populaire en faveur d'un profond attachement au service public de la Poste sur l'ensemble du territoire.

Désormais le gouvernement ne pourra, en aucun cas, entamer le processus de privatisation de La Poste sans se heurter à la détermination des citoyens.

Et ce, à un moment où une large majorité de Français, 59 % selon un sondage Ifop réalisé pour Sud Ouest Dimanche, exprime son souhait de voir le gouvernement organiser un référendum sur le changement de statut et l'avenir de La Poste.

Philippe PUGNET
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Samedi 3 octobre 2009 6 03 /10 /Oct /2009 22:45

Le million ! La mobilisation contre l’ouverture du capital de La Poste sonne comme une victoire miraculeuse pour les leaders de la gauche. Le chiffre de la participation est annoncé par avance, nul ne sait s’il sera réellement atteint, mais l’essentiel est de sentir le parfum du succès. La Verte Cécile Duflot a voté, hier après-midi, devant la mairie de Villeneuve-Saint-Georges, en banlieue parisienne, où elle est conseillère municipale. Laurent Fabius au Grand-Quevilly, près de Rouen. Olivier Besancenot, dans son bureau de poste de Neuilly, avec ses collègues. Martine Aubry a voté ce matin à Lille, devant la mairie centrale, et Jean-Luc Mélenchon, devant l’Hôtel de Ville de Paris.

La Poste, ou le plaisir d’être ensemble pour des partis de gauche d’ordinaire si divisés. « C’est un mouvement aussi important que le référendum contre la Constitution européenne en 2005. Et cette fois, le PS s’en est emparé, on ne va pas cracher dessus », se félicite Olivier Besancenot. Tous y vont de leur anecdote. « C’est un vrai phénomène de société », s’enthousiasme Razzy Hammadi, secrétaire national du PS aux services publics. « La semaine dernière, une dame de 84 ans nous a appelés pour organiser la votation dans son village de Haute-Corse. Elle n’avait pas milité depuis l’après-guerre. » Besancenot veut y voir une « leçon de chose » politique. L’unité de la gauche s’est faite après des mois de réunions pour lever les appréhensions. A l’extrême gauche, certains reprochaient encore au Parti socialiste d’avoir trop privatisé lorsqu’il était au pouvoir. Ils ont découvert un PS différent en entendant Razzy Hammadi faire son mea culpa. « Le PS a fait des erreurs sur les services publics, mais je ne vais passer les vingt prochaines années à m’excuser des vingt dernières », a-t-il répété en boucle. Et les syndicalistes, notamment chez Sud, ont bien compris que la mobilisation des socialistes comme celle des communistes, des Verts ou du Parti de gauche renforceraient la campagne.

Pour réussir ce mouvement social, il a aussi fallu trouver un mot d’ordre unique et fédérateur : non à la privatisation de La Poste. Un mot d’ordre en décalage avec le projet de loi, qui n’évoque pas l’entrée de capitaux privés, sans non plus l’interdire. Mais il permet d’unir les salariés et les usagers, même s’il ne reprend pas la liste des revendications catégorielles des postiers.

Le refus de la privatisation est dans l’air du temps, quand le président de la République ne veut plus croire aux vertus uniques du tout-marché. « Le système marche sur la tête, cela finit par s’incarner », explique Cécile Duflot. La patronne des Verts y va, elle aussi, de son couplet citoyen.

« La Poste, c’est du lien social. Les Français ont compris que la libéralisation n’entraînait ni une amélioration des services ni une baisse des prix. Regardez les renseignements téléphoniques, depuis la suppression du 12, c’est plus cher et moins pratique. » L’évolution de France Télécom a marqué les esprits. « Pour les salariés, mais aussi pour les usagers, ce qui se passe chez nos cousins des télécoms est dans toutes les têtes », témoigne Besancenot.

Les élus des petites communes, attachés à leur bureau de poste, ont, eux aussi, été mis à contribution, au-delà des étiquettes politiques. « La Poste, c’est un emblème familier. C’est là que tu as tes économies, que tu touches ta pension, que tu vas chercher tes colis », énumère Jean-Luc Mélenchon, pour qui la mobilisation est « exemplaire ». « La Poste, c’est ce qui reste quand il n’y a plus rien », lâche Besancenot, définitif.

Quelle que soit la participation réelle, la votation s’annonce comme une réussite pour la gauche, qui rêve de transformer l’essai en œuvrant pour l’organisation d’un vrai référendum d’initiative populaire, ce que permet le changement constitutionnel. L’opposition a d’autres sujets en tête pour se battre, ensemble, contre le gouvernement. Sur La Poste, ou sur l’hôpital, la SNCF, les services publics… Ou contre la réforme des collectivités locales, un combat que veulent mener les socialistes. Un référendum sur ce thème avait coûté sa place au général de Gaulle en 1969. « Chiche ! » lance Laurent Fabius.

 

Source le JDD

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Mardi 29 septembre 2009 2 29 /09 /Sep /2009 22:38
Nicolas Sarkozy a décliné ce mardi son «plan d'action pour la jeunesse». Mesure phare annoncée à grand renfort de communication: l'extension du RSA aux moins de 25 ans. En réalité, seule une petite partie des jeunes Français seront en mesure de le toucher. Plus de 20% des 18-24 ans vivent aujourd'hui sous le seuil de pauvreté, mais seulement 2% des jeunes pourront toucher ce revenu.

Décryptage.


Le RSA ne pourra être touché que par une petite minorité de jeunes

Avignon est une ville tout indiquée pour jouer la comédie. Nicolas Sarkozy s'est fait un plaisir de l'illustrer mardi lors d'un discours consacré aux jeunes: «L'extension du RSA aux moins de 25 ans», présentée comme une avancée majeure, n'est qu'une fable. Le «sous conditions» qui suit l'annonce est en effet tellement restrictif que le nombre de jeunes concerné par cette mesure se révèle très réduit.

 

Le président de la République et sa famille politique l'ont une nouvelle fois répété: ils craignent «l'assistanat». C'est donc sans surprise que les moins de 25 ans ont été exclus du «RSA socle», ce revenu qui remplace l'ancien RMI et qui permet à ceux qui n'ont rien de vivre décemment. Tant pis pour ceux qui estiment que si l'on est citoyen à 18 ans, on doit avoir dès cet âge les mêmes droits que ses aînés.

 

Mais la restriction va bien plus loin. Car le RSA, c'est aussi, quand on a plus de 25 ans, un complément de revenu pour les travailleurs pauvres, dont beaucoup travaillent à temps partiel. Ce RSA de complément (110 euros en moyenne par mois), les jeunes y auront droit, mais seulement s'ils ont travaillé pendant deux des trois dernières années à temps plein, ou à deux tiers de temps pendant trois ans.

 

Du coup, ne sont concernés que les jeunes qui sont arrivés très tôt sur le marché de l'emploi et qui continuent d'être dans une situation précaire. Ils seraient 160.000 selon le gouvernement. Les conditions d'éligibilité à ce RSA jeunes sont telles qu'un homme de 23 ans ayant travaillé pendant trois ans comme caissier, disons de 19 à 22 ans, et qui serait à présent au chômage, ne touchera pas le RSA socle. En effet, celui-ci ne peut se cumuler avec l'allocation chômage, qui dure deux ans. Il ne touchera ce RSA socle qu'à la fin de son allocation chômage, à 24 ans, alors qu'auparavant il aurait dû attendre 25 ans. Ce nombre de situations s'annonce faible (40.000 selon le haut-commissaire)

2% des jeunes concernés

Prenons maintenant l'exemple d'un jeune de 24 ans qui débute dans une entreprise. Dans son discours, Nicolas Sarkozy a expliqué qu'il n'y avait pas de raison que ce jeune ne touche pas la même allocation qu'un salarié de 25 ans de la même entreprise qui touche le même salaire. C'est vrai. Mais le nouveau disposititif n'y changera rien si le plus jeune des deux salariés n'a pas plus de deux ans d'ancienneté sur le marché du travail.

écile Van de Velde, auteur de Devenir adulte, sociologie comparée de la jeunesse en Europe, pousse plus loin l'analyse: «La jeunesse reste un angle mort de la protection sociale. Ces mesures permettent d'exclure les étudiants du dispositif, ce que voulait absolument le gouvernement. Mais cela ne règle pas le cœur du problème, car on ne fait rien pour ceux qui entrent sur le marché de l'emploi et qui vont devoir trouver un travail sans ressources. On aide encore une fois les plus employables, les plus insérés. On reste dans la tendance française d'une aide très familiale pour les jeunes avec un peu plus d'Etat, ce qui permet un affichage.» A un coût acceptable: 250 millions d'euros.

 

Alors qu'à en croire Michaël Zemmour, chercheur en économie à l'université Paris 1, «plus d'un million d'actifs de moins de 25 ans auraient été éligibles au RSA si celui-ci avait été adopté sur les mêmes critères que pour les actifs de plus de 25 ans».

 

Si on élargit le débat aux non-actifs, on compte en France aujourd'hui plus de 8 millions de jeunes âgés de 15 à 24 ans selon l'INSEE. Environ 2% d'entre eux bénéficieront du dispositif annoncé hier. Toujours selon l'Insee, 20,4% des 18-24 ans vivent pourtant sous le seuil de pauvreté. 

 

Autrement dit, les entrants sur le marché du travail ne gagneront rien avec cette nouvelle mesure. Les quelque 300.000 de la tranche des 16-25 ans actuellement inscrits au Pôle emploi, et qui ne touchent pas d'indemnités-chômage, ne toucheront pas un centime de plus. Idem pour les étudiants, car qui peut imaginer mener avec succès un temps plein et des études? «Le risque, c'est que cette mesure encourage le salariat étudiant, que des jeunes veuillent absolument continuer à travailler malgré l'approche des examens alors que l'on sait que travailler pendant qu'on étudie augmente de 40% les risques d'échec aux examens», analyse Karl Stoeckel, du syndicat étudiant l'Unef.

Source Mediapart

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Mercredi 23 septembre 2009 3 23 /09 /Sep /2009 22:25
Une grève du lait a été lancée le 10 septembre par l'association des producteurs de lait européens : le lait des grévistes sera donné ou détruit. Détruire sa production est un geste exceptionnel et lourd de sens pour un agriculteur. En agissant ainsi, à contrecoeur, il épuise son ultime recours pour se faire entendre. Quelle que soit l'ampleur du mouvement, cette grève est donc un signal fort lancé à tous les responsables politiques. Ceux-ci seraient bien inspirés de l'entendre.

Il témoigne d'un monde agricole désemparé, bien au-delà du secteur laitier. Les agriculteurs ont le sentiment d'être peu à peu abandonnés par les pouvoirs publics, au premier rang desquels l'Etat et l'UE, alors qu'ils remplissent la tâche pourtant essentielle de fournir l'alimentation de leurs concitoyens. Oui, il nous faut entendre ce cri d'alarme que nous lancent les agriculteurs : la libéralisation dogmatique des marchés tue l'agriculture.


Les problèmes de régulation de ces marchés ne sont pas nouveaux, ils sont, en fait, aussi vieux que nos civilisations. Car l'agriculture n'est pas une activité comme les autres. Elle fournit la ressource la plus stratégique du monde : notre alimentation. Nous pourrons très bien nous passer de pétrole, mais nous ne pourrons jamais nous passer de nourriture. Or la première composante de la sécurité alimentaire, c'est la souveraineté alimentaire. Ceux qui prétendent, sous prétexte de compétitivité, qu'il est plus raisonnable d'importer les produits alimentaires que nous sommes incapables de produire à bas coûts sont irresponsables.


Il n'y a pas de compétitivité sans durabilité, la crise financière vient de nous le rappeler. Le modèle agricole européen, qui importe par exemple des protéines végétales pour nourrir son bétail, n'est pas durable. Les agriculteurs sont les premiers à savoir qu'il leur faut faire évoluer leurs pratiques vers plus de durabilité, en Bretagne comme dans toutes les régions d'Europe. Ils y sont prêts, pour peu que les pouvoirs publics les aident à passer le cap, au bénéfice de l'ensemble de la société. Et pour y parvenir, ils doivent justement être protégés des soubresauts du marché.


Cette obsession de l'alignement sur le marché nous conduit droit dans le mur. Elle constitue une régression historique face aux efforts qui ont été déployés pendant des siècles pour affranchir l'approvisionnement alimentaire des variations du marché, très brutales dans le domaine agricole soumis aux aléas climatiques et sanitaires en plus de la spéculation. Elle propose de revenir, sans garantie de résultat, à la gestion des crises a posteriori qui risque de coûter bien plus cher qu'une régulation intelligente des marchés a priori.


Les quotas sont pourtant un outil de régulation publique très efficace s'ils sont bien utilisés, d'autant plus qu'ils ne coûtent rien à la puissance publique, au contraire des subventions. Ils permettent de donner aux agriculteurs ce qu'ils réclament depuis longtemps : des prix rémunérateurs plutôt que des aides publiques, et une lisibilité à long terme sur le marché pour sécuriser leurs investissements. Les quotas laitiers ne sont pas parfaits sous leur forme actuelle, mais il vaudrait mieux tenter de les améliorer plutôt que de les supprimer. S'il est en effet facile de les supprimer, il est beaucoup plus complexe de les mettre (ou de les remettre) en place. La France, à l'origine de leur création en 1984, n'a pas su ou n'a pas voulu les défendre jusqu'à présent aux côtés de pays comme l'Allemagne ou l'Autriche.


Au fond, quelle agriculture voulons-nous ? Des exploitations industrialisées, concentrées, qui confondent qualité et uniformité, ou bien une répartition équilibrée de l'agriculture sur tout le territoire, garante de la diversité des produits, du patrimoine alimentaire et de l'aménagement du territoire ? Je suis persuadé qu'une majorité de nos concitoyens préfère la seconde proposition. Pourtant, l'Europe hésite encore entre ces deux pôles, elle hésite entre l'ouverture totale des marchés au nom de la concurrence, et le maintien d'un haut niveau d'exigence sociale, environnementale, et de cohésion territoriale qui affecte les conditions de cette concurrence.


L'Europe serait-elle donc prête à abandonner son modèle social, environnemental et territorial au nom de la concurrence ? Je ne le crois pas. Il lui faudra résoudre ce paradoxe qu'elle s'est elle-même imposé. Cela veut dire changer de position dans le cadre des négociations à l'OMC. L'Europe doit s'y battre obstinément pour faire reconnaître l'existence de "facteurs légitimes" permettant de protéger de manière proportionnée les marchés agricoles intérieurs. Cette reconnaissance bénéficierait autant, sinon plus, aux pays les plus pauvres qu'aux pays industrialisés.


Néanmoins, si cela se révélait impossible, il faudrait en tirer les conséquences et exclure les sujets agricoles des négociations afin, pourquoi pas, d'aboutir à la création d'une OMA, une Organisation mondiale de l'alimentation, sous l'égide des Nations unies et de la FAO. Cette organisation aurait pour but la sécurité alimentaire mondiale, en gérant des stocks mondiaux par exemple, et non plus seulement le contrôle des conditions de concurrence.


Nous savons tous désormais que l'alimentation sera un défi majeur de notre siècle. L'augmentation de la population mondiale, la réduction des surfaces agricoles ou encore le changement climatique vont mettre à rude épreuve la capacité de l'humanité à se nourrir elle-même. L'Europe dispose de tous les atouts pour montrer la voie à suivre : celle de la régulation publique au service d'une ambition politique et stratégique. A condition qu'elle veuille bien entendre le signal d'alarme des producteurs de lait.

 

Jean-Yves Le Drian ,Président de la région Bretagne

Source Le Monde

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Lundi 31 août 2009 1 31 /08 /Août /2009 10:24
La montée du chômage va se pou rsuivre dans le monde en 2010 malgré la reprise, et peut-être encore en 2011 dans les pays développés, prévient Dominique Strauss-Kahn.

"Nous devons continuer à travailler dur pour garantir une reprise durable au premier semestre 2010. Mais, malgré la reprise, le chômage va continuer à augmenter en 2010 et peut-être même en 2011 dans les économies les plus développés", déclare le directeur général du Fonds monétaire international (FMI) dans un entretien publié dimanche par le journal grec Kathimerini.


Dominique Strauss-Kahn prévient aussi qu'il serait erroné de considérer la reprise comme acquise.

"Le risque à court terme est de voir la reprise s'interrompre, c'est quelque chose qui pourrait être causé par une série de développements négatifs", ajoute-t-il.

Il met notamment en garde contre le risque de considérer une croissance soutenue par des mesures fiscales comme le signe d'une reprise durable.

Le patron du FMI redoute par ailleurs que la reprise soit entravée par des prix élevés du pétrole.

Dominique Strauss-Kahn doit donner un discours à Berlin le 4 septembre dans lequel il s'adressera aux ministres des Finances du G20 réunis, eux, à Londres pour préparer le sommet de Pittsburgh.

Dépêche Reuters
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Jeudi 20 août 2009 4 20 /08 /Août /2009 14:55

L'entreprise publique parle d'une augmentation moyenne de ses tarifs réglementés de 1,9% depuis le 15 août. Mais dans le détail, les hausses peuvent être nettement supérieures, à la fois pour la consommation et pour l'abonnement.

C'est le genre d'information qu'EDF n'aime pas faire circuler. Dans les différents communiqués, l'entreprise publique et le gouvernement avancent une hausse des tarifs réglementés de 1,9% pour les particuliers, appliquée depuis le 15 août dernier.

Mais le détail de l'annonce, publiée dans le journal officiel le 14 août, révèle que cette moyenne est largement dépassée pour plusieurs clients. Les plus petits consommateurs et ceux ayant souscrit à des options particulière sont les plus affectés.

Pour les 500.000 clients de l'option Tempo notamment, la surprise risque d'être de taille. En effet, une augmentation de 4,7% en moyenne est prévue. L'option Tempo propose plusieurs tarifs selon les jours et les heures. L'année se divise en trois période : bleu avec des prix plus faibles que la moyenne (300 jours par an), blanche (43 jours) et rouge (22 jours), période pendant laquelle les tarifs sont très élevés afin de diminuer l'utilisation d'électricité. La journée se divise aussi en heure creuse et pleine. Chaque jour, le client est informé - via son boîtier domestique - de la couleur de la journée. Il organise ensuite sa consommation en fonction.

Cette option permet aux abonnés de réduire leur facture annuelle grâce aux jours bleus mais les oblige à ne presque pas consommer en période rouge. En plein hiver, cela suppose d'utiliser poêle et cheminée. Cette formule, un peu complexe à gérer au quotidien, n'est pas très rentable pour EDF qui a donc choisi de revoir ses tarifs à la hausse. Le prix TTC du kilowattheure passe de 0,4929 centimes les jours rouge en heure pleine à 0,5026 centimes d'euros. De la même façon, pour les jours bleus en heure pleine, il passe de 0,0577 à 0,0703 centimes. Ici, la hausse frôle les 22%. Le contrat Tempo et l'Effacement des jours de pointe (EJP, fonctionnant comme Tempo) sont deux options qui comptabilisent à eux deux une hausse de 10% en moyenne selon la CRE, Commission de régulation de l'énergie, soit environ 5% de progression pour l'EJP.

Du côté d'EDF, les responsables n'ont pas souhaité s'exprimer sur le sujet. Ils renvoient à la CRE pour le travail de communication. "EDF vendait presque à perte. Les tarifs, notamment les rouges, étaient trop bas. Il fallait rééquilibrer. Chacun doit payer en fonction de sa consommation", justifie un expert de la CRE. Et si l'information n'a pas été dévoilée par EDF, c'est pour des raisons pratiques. "EDF n'allait pas donner les détails de chaque augmentation pour chaque tarifs. Je pense qu'ils attendent de voir comment vont réagir les clients".

Mais outre sur les tarifs de consommation, c'est aussi sur les abonnements que les hausses se font sentir. Et parfois douloureusement. Les très petites installations de 3 Kilovoltampère (kVa) voient ainsi leur abonnement annuel hors taxes passer de 21,48 euros à 51,24 euros soit une hausse de 138,5%. Pour ceux qui utilisent 6 kVa, la puissance supérieure, l'abonnement annuel passera de 54,48 euros HT à 58,32 euros (+7%). Ces deux abonnements sont souscrits par la majorité de ménages.

A l'inverse, les gros consommateurs voient leur facture diminuer. Pour les utilisateurs de 36 kVa, l'abonnement annuel passe de 743,52 euros à 528 euros HT soit une baisse de 29%. Ces derniers font parti des 6 millions d'abonnés EDF qui verront leur facture baisser, par opposition aux 22 millions restant. Aucune anomalie à signaler pourtant, selon la CRE. "Les tarifs des plus petits étaient trop avantageux. Les plus gros payaient pour eux. Il faut savoir que les petits consommateurs ne payaient que l'équivalent de l'acheminement mais pas la fourniture. D'où l'intérêt d'une restructuration des tarifs".

La refonte des tarifs a donc été organisée de façon à prendre en compte le coût de la production de l'énergie mais aussi les coûts de l'acheminement et de commercialisation d'EDF. Le but étant de supprimer ce que le CRE appelle des "trappes tarifaires", c'est-à-dire des tarifs trop faibles pour couvrir les frais de production. La nouvelle grille de prix permettrait à EDF d'éradiquer plus de 80% de ces "anomalies" et "d'inciter les clients à des comportements rationnels en terme de choix tarifaires".

Le chiffre de 1,9% pour les particuliers n'est donc qu'une moyenne globale. Ces chiffres cachent de grandes disparités et surtout une facture nettement plus salée pour de nombreux clients. Sur le papier, EDF annonce 3 euros par mois environ. Mais selon les abonnements, cette hausse pourrait aller jusqu'à 60 euros.

Pour la CRE, pas de polémique : ces nouveaux tarifs sont "plus justes pour EDF, plus équitable et mieux équilibrés. Ils reflètent une meilleure couverture des coûts". Le détail de ces augmentations permet de considérer d'un jour nouveau les 20% de hausse sur trois ans, demandés par Pierre Gadonneix, patron d'EDF. La différence avec sa demande et les récentes évolutions tarifaires annoncées n'est peut-être pas aussi criante que cela.

Source La Tribune
Par SD32 - Publié dans : Problèmes économiques et sociaux
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