L'eau reste la première cause de mortalité dans le monde et tue 34 000 personnes chaque jour. L'actualité internationale nous montre que les guerres de l'eau
sont aujourd'hui une réalité. Qu'attendons-nous pour faire de l'accès à l'eau un droit inaliénable ?
Que devient la mobilisation politique et sociale qu'appelait de ses voeux Mme Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat à l'écologie, le 23 mars, à l'issue du dernier Forum mondial de l'eau à Istanbul ? Au lieu de cela, l'Etat français a signé le 15 octobre un partenariat pour l'organisation du prochain Forum mondial de l'eau à Marseille en mars 2012, avec ceux-là mêmes qui ont refusé, à Istanbul, de faire de l'accès à l'eau un droit.
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La France laisse aux mains d'un Conseil mondial de l'eau - présidé par ceux dont la raison d'être est de faire de l'accès à l'eau une source de profit - l'avenir de l'eau dans le monde ! Il faut en effet rappeler ici que la présidence et la vice-présidence du Conseil mondial de l'eau sont assurées depuis 2005 par des dirigeants des deux multinationales françaises de l'eau, de l'environnement et de l'énergie.
Au lieu de cela, le gouvernement français continue de croire que, face au problème urgent que constitue le droit à l'accès à l'eau, les multinationales sont la solution. Peut-on attendre des sociétés dont l'objectif est de faire du profit, et qui y réussissent brillamment, qu'elles puissent régler la question de la gouvernance et du partage équitable de la ressource ?
En treize ans, le Conseil mondial de l'eau a favorisé la construction de plusieurs milliers de barrages et d'autres infrastructures très coûteuses. Dans le même temps, qu'a-t-il fait pour régler les conflits liés à l'eau entre Israël et les territoires palestiniens, entre le Soudan, l'Ethiopie et l'Egypte, entre la Turquie, la Syrie, l'Iran et l'Irak, entre le Tibet et la Chine ?
Nous demandons que soit instaurée une gouvernance publique internationale pour la gestion et l'accès à l'eau pour tous ; que la conférence de Copenhague reconnaisse la nécessité et l'urgence d'un pacte mondial pour l'eau ; que la conférence de Copenhague entérine la création d'une organisation de régulation et de coopération internationale et indépendante, l'Autorité mondiale de l'eau, représentant notamment la société civile, les ONG, les associations de consommateurs, les associations environnementales, sociales et citoyennes.
Par l'intermédiaire de ses multinationales, la France a une lourde responsabilité dans l'appropriation par le secteur privé de la conduite de la politique mondiale de l'eau. Aujourd'hui, j'invite toutes celles et ceux qui, comme nous, s'indignent de la mainmise des marchands d'eau sur un bien commun de l'humanité à signer l'appel "Tous porteurs d'eau".
A Copenhague, nous avons la possibilité et le devoir de faire entendre un autre discours. Ne rien faire serait refuser de porter assistance à humanité en danger.
Danielle MITTERRAND
Présidente de la Fondation France Libertés
Source LeMonde.fr
Adhérez à La Charte des Porteurs d'eau
http://www.france-libertes.fr/IMG/pdf/charte_des_Porteurs_d_eau.pdf
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Le chiffre est passé inaperçu mais la ristourne est de taille : en dispensant de taxe carbone les entreprises qui sont soumises au marché européen des
quotas de CO2, le gouvernement leur fait économiser deux milliards d'euros par an. Soit presque la moitié de ce que le nouvel impôt doit rapporter à l'Etat. A 17 euros la tonne de carbone,
montant fixé en septembre par Nicolas Sarkozy, les recettes de la taxe en 2010 sont en effet estimées à 4,8 milliards d'euros.
Il ne s'est rien passé, ou presque. A peine retombé le souffle du typhon, la vie reprend. Comme avant. Bonus, salaires mirobolants, primes de départ
astronomiques. A tel point que plusieurs patrons de banques centrales viennent de tirer la sonnette d'alarme. En vain. On connaît le discours des financiers : il n'y aurait là que l'application
toute simple des règles du marché ; la nécessité de garder les meilleurs pour faire face à la concurrence, pour éviter que l'activité de "trading" aille s'exercer
ailleurs...
La crise économique mondiale menace des millions d'emplois et l'avenir des populations de par le monde.Le taux de chômage dans le monde est en croissance constante et
continuera de grimper même lorsque la croissance économique aura été restaurée.Les salaires sont soumis à des pressions baissières, entraînant à la fois une diminution du pouvoir d'achat et le
risque d'une spirale déflationniste, qui se traduirait par un déclin du niveau de vie, de l'activité économique et des échanges commerciaux. Il ne faut, cependant, pas oublier que nombre de pays
affrontaient une situation dramatique déjà avant la crise : pauvreté, disparités croissantes et insécurité au plan de l'alimentation et de l'approvisionnement énergétique.
Le million ! La mobilisation contre l’ouverture du capital de La Poste sonne comme une victoire miraculeuse pour les leaders de la gauche. Le chiffre de la
participation est annoncé par avance, nul ne sait s’il sera réellement atteint, mais l’essentiel est de sentir le parfum du succès. La Verte Cécile Duflot a voté, hier après-midi, devant la
mairie de Villeneuve-Saint-Georges, en banlieue parisienne, où elle est conseillère municipale. Laurent Fabius au Grand-Quevilly, près de Rouen. Olivier Besancenot, dans son bureau de poste de
Neuilly, avec ses collègues. Martine Aubry a voté ce matin à Lille, devant la mairie centrale, et Jean-Luc Mélenchon, devant l’Hôtel de Ville de Paris.
Le refus de la privatisation est dans l’air du temps, quand le président de la République ne veut plus croire aux vertus uniques du tout-marché. « Le
système marche sur la tête, cela finit par s’incarner », explique Cécile Duflot. La patronne des Verts y va, elle aussi, de son couplet citoyen.
Nicolas Sarkozy
a décliné ce mardi son «plan d'action pour la jeunesse». Mesure phare annoncée à grand renfort de communication: l'extension du RSA aux moins de 25 ans. En réalité, seule une petite partie des
jeunes Français seront en mesure de le toucher. Plus de 20% des 18-24 ans vivent aujourd'hui sous le seuil de pauvreté, mais seulement 2% des jeunes pourront toucher ce revenu.
Une grève du lait a été lancée le 10 septembre par l'association des producteurs de lait européens : le lait des grévistes sera donné ou détruit. Détruire sa
production est un geste exceptionnel et lourd de sens pour un agriculteur. En agissant ainsi, à contrecoeur, il épuise son ultime recours pour se faire entendre. Quelle que soit l'ampleur du
mouvement, cette grève est donc un signal fort lancé à tous les responsables politiques. Ceux-ci seraient bien inspirés de l'entendre.
rsuivre dans le monde en 2010 malgré la reprise, et peut-être encore en 2011 dans
les pays développés, prévient Dominique Strauss-Kahn.
L'entreprise publique parle d'une augmentation moyenne de ses tarifs réglementés de 1,9% depuis le 15 août. Mais dans le détail, les hausses peuvent être
nettement supérieures, à la fois pour la consommation et pour l'abonnement.