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Samedi 25 septembre 2010 6 25 /09 /Sep /2010 10:30

imfoit.jpg Le FMI et l’Organisation internationale du travail (OIT) viennent de tenir à Oslo un sommet conjoint, le premier de leur histoire, auquel Terra Nova était conviée. Les deux institutions y ont tiré la sonnette d’alarme : le chômage de masse pourrait bien devenir le prochain fléau de la mondialisation.

Les chiffres sont alarmants. Ils sont la conséquence, bien sur, de la crise financière, qui a métastasé en crise économique puis sociale. Le chômage a augmenté de 30 millions de personnes depuis 2008, pour atteindre aujourd’hui 210 millions, soit 7% de la population active mondiale. Les trois-quarts de cette hausse sont localisés dans les pays développés, avec bond de 3 points de leur taux de chômage (contre 0.25 point seulement dans les pays émergents). C’est aussi la conséquence d’une démographie mondiale dynamique. Le marché du travail va devoir absorber près de 500 millions de nouveaux entrants dans les dix ans qui viennent.

Les risques de destruction du capital humain mondial sont sérieux. Des études américaines, citées par le FMI et l’OIT, soulignent les pertes de long terme. Une personne licenciée subit ainsi : une chute de 20% en moyenne sur l’ensemble de ses revenus futurs ; une perte d’un an de son espérance de vie ; une baisse de 10% des revenus de ses enfants.

Ces risques sont critiques pour les jeunes. Le taux de chômage des jeunes est déjà particulièrement élevé : 13% au niveau mondial – 80 millions des jeunes de la planète sont chômeurs. Ils sont la variable d’ajustement de la crise. Le chômage des jeunes a bondi en France de 20 à 25%. En Espagne de 20 à 40% ! Et cinquante millions supplémentaires vont donc arriver chaque année sur le marché du travail. Comme l’a souligne Dominique Strauss-Kahn à Oslo, se profile le spectre d’une « génération perdue ».

Que faire pour l’éviter ? Les préconisations entendues à Oslo sont « non-conventionnelles », comme on dit pudiquement dans le jargon des institutions financières internationales.

Le soutien des finances publiques à l’économie doit se poursuivre. La consolidation budgétaire, nécessaire pour conjurer le surendettement des Etats, doit être progressive. Elle ne doit pas commencer avant 2011, ni dépasser 1.25 point de déficit, sous peine d’asphyxier la reprise de la croissance.

La coordination des politiques économiques pendant la crise a permis d’éviter une grande récession de type années 30. Elle doit se poursuivre pour piloter la reprise et éviter toute rechute. Le keynésianisme dans un seul pays a été invalidé par la mondialisation. Il renaît dans le cadre de la coopération internationale. A cette aune, la perte de dynamique du G20, manifeste au dernier sommet de Toronto, ne lasse pas d’inquiéter. La présidence française du G20, en 2011, sera cruciale.

La mobilisation d’un nouvel outil, iconoclaste, doit être envisagée : les politiques salariales. Ces trente dernières années sont en effet marquées par un phénomène majeur : la stagnation des salaires des classes moyennes. La répartition de la valeur ajoutée a été captée par le capital au détriment du travail : un point de croissance supplémentaire n’entraîne plus que 0.75 point de hausse salariale, les salaires n’évoluent plus au rythme de la productivité. Et au sein des salaires, les inégalités dans la distribution des revenus ont explosé. En 1980 aux Etats-Unis, les 1% les plus riches concentraient 8% des revenus ; ils en siphonnent aujourd’hui 24%. Au-delà des questions de justice sociale, ces déséquilibres sont une des causes du ralentissement économique occidental. Ils expliquent l’atonie de la consommation, et donc de la croissance. Ils ont suscité des politiques insoutenables de maintien artificiel du pouvoir d’achat des ménages : via le surendettement privé et les subprimes aux Etats-Unis ; via l’endettement public et les prestations sociales en Europe. La compression salariale a été le principal outil de compétitivité externe pour certains grands pays exportateurs, Chine et Allemagne notamment, aboutissant à des surplus extérieurs massifs et des déséquilibres globaux déstabilisants. Sauvegarder le pouvoir d’achat des classes moyennes passe par une série de leviers : l’activation du salaire minimum, des syndicats forts et des négociations réussies pour assurer une grille salariale dynamique, et la redistribution fiscale des plus hauts revenus. L’OIT et le FMI invitent tout particulièrement les pays à surplus extérieurs élevés, Allemagne et Chine en tête, à accroître leur demande interne par une hausse des salaires

L’économie internationale a longtemps été marquée par le « consensus de Washington », un mix néolibéral mêlant discipline budgétaire, libéralisation et dérégulation unilatérales, rigueur salariale. Les réflexions actuelles font émerger des prescriptions post-keynésiennes : volontarisme budgétaire, coordination internationale, expansion salariale. L’émergence, peut-être, d’un nouveau « consensus d’Oslo ».

 

Source : Notes - Olivier Ferrand - TERRA NOVA

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Mercredi 22 septembre 2010 3 22 /09 /Sep /2010 00:00

DSK-ONU-21092010.jpgSocialisme et Démocratie 32 vous propose de prendre connaissance de l'intervention de Dominique STRAUSS-KAHN, Directeur général du FMI, lors de la session d'ouverture de l'Assemblée générale des Nations-Unies

 

Discours d'ouverture

Sommet des Nations Unies sur les Objectifs du Millénaire pour le développement

20 septembre 2010,

 

Je m'adresse à vous aujourd'hui avec un sentiment d'urgence.

 

Avant la crise, nous avons connu une forte croissance et une stabilité macroéconomique dans les pays en développement principalement axées par des politiques endogènes bonnes mais supportées par un environnement international favorable. Cela s’est traduit par une baisse de la pauvreté et l'amélioration des indicateurs sociaux.

 

Mais à cause de la crise, qui n'est pas seulement économique mais aussi alimentaire et énergétique, des années de progrès ont été perdues et la dynamique a déraillé. En conséquence, près de 70 millions de personnes de plus vont devoir échapper aux chaînes de la pauvreté d'ici à 2020 et  des millions d'autres subiront les conséquences prolongées du chômage et du sous-emploi.

 

Nous devons redoubler d’efforts pour faire face à cette immense souffrance humaine. Pour ce faire, et ceci est mon message principal aujourd'hui, tout repose sur le rétablissement de l'équilibre, durable, de la croissance mondiale. Sans cela, tous les autres efforts visant à atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement seront insatisfaits.

 

Pour retrouver de l'élan, nous devons avoir le sens des responsabilités partagées entre les différents acteurs : les pays en développement, les économies avancées, et les institutions internationales.

 

Les économies avancées et les principaux marchés émergents devraient se concentrer avant tout pour la reprise durable de notre planète, relancer et faire tourner efficacement le moteur de la croissance. Une analyse effectuée par le FMI et la Banque mondiale pour le G20 a montré qu'une action concertée entre les grandes économies de la planète, durant les 5 prochaines années, pourrait relancer le PIB mondial de 2,5 % créant ainsi 30 millions d'emplois et soutirant 33 millions de personnes de la pauvreté.

 

Cet exposé de la coopération n'est pas seulement un mantra, il est réel, il est essentiel, et il affecte la vie des gens.

 

Les économies avancées doivent bien évidemment contribuer à cette relance en faisant preuve de générosité. Il ne faut pas oublier les promesses de Gleneagles mais aussi se servir du commerce, l'un des moyens les plus importants que les pays avancés peuvent mettre en œuvre pour aider leurs voisins à faible revenu, et sans coût budgétaire. Les exportations ont la capacité de déclencher une vague de productivité et de croissance dans les pays en développement.

 

Les pays en développement doivent aussi s'aider eux-mêmes. Ils doivent rebâtir leur politique pour être prêts  à faire face aux prochaines difficultés, y compris par la mobilisation des recettes fiscales nationales. Cela créera une marge pour investir dans les infrastructures et renforcera les filets de sécurité sociale, accélérant la croissance et protégeant les populations pauvres et vulnérables. Cela impliquera de s'appuyer également sur les réussites du passé.

 

Les institutions financières internationales doivent aussi jouer leur rôle. Pendant la crise, le FMI a rapidement accru son soutien aux membres à faible revenu. Nous avons quadruplé nos prêts, avec des taux d'intérêt à 0%, et réajusté les conditions d’octroi de l’aide financière, que beaucoup d’États jugeaient trop restrictives.

 

Permettez-moi de conclure.

 

L'ONU et le FMI partagent une même origine mais aussi un même but. Les deux ont été fondées dans le sillage de la Seconde Guerre mondiale, après un conflit économique devenu un conflit réel, laissant des dizaines de millions de morts et le monde en ruines. Dans un moment singulier de l'idéalisme, les dirigeants de l'après-guerre ont juré de ne jamais répéter les erreurs du passé, promettant la coopération, en sachant que le bien-être d'une nation favoriserait le bien-être de tous.

 

Le FMI a pour mandat principal de garantir la stabilité économique. En finalité il vise un autre but, bien plus important, l’avènement d’un monde juste et prospère. Nous ne pourrons pas nous en acquitter tant que nos concitoyens mondiaux resteront marginalisés. Nous devons leur offrir la possibilité de satisfaire à leurs besoins vitaux et de vivre une vie décente et sécurisée.

 

C'est pourquoi, nous devons tout faire pour soutenir le bien-être commun de l'humanité.

 

Honorons à nouveau la promesse de l'après-guerre.

 

Prenons un nouveau départ en faveur d’un monde débarrassé de la pauvreté et exempt de tout conflit.

 

Merci.

 

Dominique Strauss-Kahn

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Mardi 14 septembre 2010 2 14 /09 /Sep /2010 16:24

dsk-fmi.jpg Georges Papandréou, le premier ministre grec, a déclaré que le moment était "unique". Làszlo Andor, le commissaire européen à l'emploi, l'a qualifié "d'historique". Moins lyriques, Dominique Strauss-Kahn, directeur général du Fonds monétaire international (FMI), et Juan Somavia, son alter ego de l'Organisation internationale du travail (OIT), les deux coprésidents de la conférence sur la croissance et l'emploi qui s'est tenue à Oslo, lundi 13 septembre, ont estimé que cette manifestation représentait un "pas important" pour que la croissance profite enfin à tous.

La tenue de cette conférence, son thème même, représentent une petite révolution pour le FMI, qui s'était acquis une réputation de "Père Fouettard" imposant aux pays en difficulté de tailler dans leurs dépenses, notamment de protection sociale. Comme l'a souligné José Luis Rodriguez Zapatero, le premier ministre espagnol, le Fonds a "changé de visage".

Il ne s'occupait que de macroéconomie et la pratiquait façon "consensus de Washington", c'est-à-dire sur un mode ultra-libéral. Le voici qui cosigne avec l'OIT un document soulignant les dégâts humains provoqués par une crise qui a fait basculer 34 millions de travailleurs dans le chômage depuis 2007 : l'espérance de vie des demandeurs d'emploi réduite de 1 à 1,5 année ; le redoublement en cours de scolarité pour leurs enfants qui gagneront, en moyenne, 10 % de moins que ceux des non-chômeurs ; l'impossibilité de tirer de la misère 1,3 milliard de personnes vivant avec moins de 2 dollars par jour, etc.

Thème cher à l'OIT qui en a fait l'un de ses chevaux de bataille, l'annonce publiée au soir de la conférence d'Oslo qu'ensemble, les deux institutions "exploreront le concept d'un plancher de protection sociale pour les populations pauvres ou vulnérables", achève de brouiller l'image d'un FMI au coeur sec.

Tel était le but poursuivi par M. Strauss-Kahn qui, mois après mois, s'emploie à tirer de sa gangue comptable un "nouveau FMI" plus soucieux d'humain. "La croissance n'est pas tout ; encore faut-il qu'elle procure des emplois décents, a-t-il souligné. C'est le début d'une nouvelle façon de voir l'économie."

Un défi de taille

Ce souci va jusqu'à pousser le FMI à se poser, avec l'OIT, une question iconoclaste : "Les inégalités de revenus nées de la mondialisation ne constituent-elles pas un obstacle à la croissance et à la stabilité économique ?" Encore sans réponse, cette interrogation est une "première" pour le Fonds dont l'alpha et l'oméga étaient le laisser-faire.

M. Somavia n'est pas peu fier de son coup. Il y a deux ans, il avait persuadé l'Organisation mondiale du commerce (OMC) de mettre du social dans son libre-échange. Avec la complicité de M. Strauss-Kahn, il promeut encore un peu plus son objectif de prédilection. "Il faut faire figurer l'emploi décent parmi les objectifs macroéconomiques au même titre que la maîtrise de l'inflation ou l'équilibre des comptes publics, nous a-t-il déclaré. Et non le considérer comme une résultante des politiques macroéconomiques. Nous voulons changer les priorités et mettre l'homme au coeur de nos économies."

La prochaine "victime" de son combat en faveur de cette croissance recentrée ? La Banque mondiale, dont le rapport "Doing Business" juge les codes du travail comme un obstacle à l'investissement et qui note mal les pays dotés d'une solide législation en la matière.

Le FMI est-il devenu social-démocrate pour autant ? C'est aller un peu vite. Certes, au cours de ses derniers sauvetages, il a conseillé aux gouvernements de protéger les plus défavorisés, comme au Pakistan ou en Hongrie. Pourtant, il demeure un "médecin", selon la métaphore de M. Strauss-Kahn, celui qui administre des potions amères et prescrit une diète sévère aux pays malades de leurs excès, comme la Grèce.

Les syndicats présents à Oslo ne s'y sont pas trompés. Certes, ils applaudissent la mutation de l'institution de Washington, mais demandent à voir. Echaudée par les promesses non tenues des G20 de Londres et de Pittsburgh (Etats-Unis), Sharan Burrow, secrétaire général de la Confédération syndicale internationale (CSI), a donc "mis au défi le FMI et l'OIT" de mener à bien leur projet de défendre ensemble une croissance riche en emplois. Un défi de taille : sont en jeu les 440 millions d'emplois qu'il faudra créer dans les dix ans seulement pour accueillir les jeunes arrivant sur le marché du travail.

 

Source LeMonde.fr

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Samedi 11 septembre 2010 6 11 /09 /Sep /2010 15:29

 

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Vendredi 23 juillet 2010 5 23 /07 /Juil /2010 15:03

dsk1.jpg Les Etats-Unis soutiennent le projet du Fonds monétaire international de créer de nouveaux programmes de prêts et de reconsidérer ses ressources de financement, a indiqué jeudi un représentant du gouvernement américain.

Ces commentaires interviennent alors que le FMI , sur proposition de son Directeur général, Dominique Strauss-Kahn, est en train de développer de nouveaux types d'opérations de financement, qui ne seraient assortis de quasiment aucun des critères traditionnellement exigés.

 

Dominique Strauss-Kahn a, par ailleurs, expliqué vouloir porter les ressources de l'organisation à 1.000 milliards de dollars dans le cadre d'une réforme du système de quotas.

Le FMI envisagerait notamment de créer une ligne de crédit préventive, qui ne serait pas assortie des mêmes critères budgétaires et économiques stricts auxquels les pays doivent généralement se plier lorsqu'ils ont recours à un prêt du Fonds.

Le FMI et la Corée du Sud sont déjà en discussions pour mettre au point un nouveau programme de prêts d'urgence destiné à l'Asie, qui serait disponible en cas de crise financière.

Bien que le soutien des Etats-Unis, qui détient de loin le plus gros quota au FMI, soit décisif pour permettre une restructuration du portefeuille de prêts du Fonds, les négociations ne seront pas aisées: les responsables allemands ont déjà fait part de leur opposition à la création de nouveaux programmes de prêts dépourvus des conditions habituelles.

 

Selon Dow Jones Newswires

 

Une piqûre de rappel pour celles et ceux qui continuent à penser et à dire que Dominique Strauss-Kahn servirait, à la tête du FMI, le grand capital...

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Jeudi 22 juillet 2010 4 22 /07 /Juil /2010 10:57

dsk-fmi-17092009.jpg A celles et ceux qui véhiculent encore l'idée que Dominique Strauss-Kahn, Directeur général du FMI, ne serait qu'un libéral servant les intérêts de la finance internationale, il est temps pour eux de réviser leur position, sauf à vouloir nuire bien sûr à un homme de gauche, keynésien et réformiste.

S&D 32

 

 

Selon AFP

 

Le Fonds monétaire international a annoncé mercredi avoir annulé l'intégralité des sommes qu'Haïti lui doit et avoir accordé à ce pays une nouvelle facilité de caisse pour soutenir sa croissance et l'aider à se reconstruire.


Le conseil d'administration du FMI a accordé une annulation de dette totale à Haïti, ce qui correspond à une remise de dette de 268 millions de dollars, indique l'organisation multinationale dans un communiqué.


Dans le même temps, l'instance de décision du Fonds a accordé une nouvelle facilité de crédit au pays, frappé en janvier par un terrible séisme, indique le communiqué.

 


Cette facilité étendue de crédit (FEC), aide accordée à des pays connaissant des difficultés prolongées de balance des paiements, doit permettre à Haïti de bénéficier d'une facilité de caisse d'une durée de trois ans. L'argent, qui sera débloqué par tranches successives, permettra à Port-au-Prince de tirer à terme jusqu'à 60 millions de dollars auprès du Fonds, indique le FMI.


Le directeur général du Fonds, Dominique Strauss-Kahn, a appelé les nations ayant promis d'aider Haïti de "à tenir promesse rapidement afin que la reconstruction puisse s'accélérer, et que la qualité de vie des Haïtiens s'améliore en même temps que s'apaiseront les tensions sociales".


Dominique Strauss-Kahn faisait-là référence à l'aide promise lors d'une conférence organisée en mars pour aider Haïti à se reconstruire et au cours de laquelle ont été promis 9,9 milliards de dollars, dont 5,3 doivent être déboursés au cours des dix-huit mois à venir.


L'organisation de Washington a précisé que sa nouvelle aide à Haïti avait été financée grâce au Fonds fiduciaire du FMI pour l'allégement de la dette après une catastrophe (ADAC), lancé en juin.


Dans un communiqué distinct, le Fonds précise les modalités de fonctionnement de ce nouveau mécanisme et indique que celui-ci est destiné à "dégager des ressources supplémentaires pour satisfaire aux besoins exceptionnels de balance des paiements créés par la catastrophe puis par la reconstruction", en complément du financement des donateurs.





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Jeudi 29 avril 2010 4 29 /04 /Avr /2010 09:58

dsk-09062009.jpg Le directeur général du Fonds monétaire International vient d'accorder un entretien exclusif au quotidien de l'économie, La Tribune.

Dominique Strauss-Kahn y aborde longuement tous les grands sujets de l'actualité économique et financière : crise grecque, rôle du FMI, de l'Europe, régulation financière, réévaluation du yuan... En voici quelques extraits.


SUR LA REGULATION FINANCIERE

La Tribune : Les réunions du FMI et du G20, la semaine dernière, ont montré que la régulation du secteur financier n'avance guère...

Dominique Strauss-Kahn : En matière de régulation financière, on est encore loin du compte. Ce n'est pas surprenant, parce ce sont des questions extrêmement techniques. Il faut rappeler que pour élaborer les normes dites de "Bâle 2", on a mis douze ans ! On ne prendra pas ce temps-là aujourd'hui, on ne l'a d'ailleurs pas. Mais le travail sérieux n'a été lancé qu'il y a un an. Le calendrier de la complexité technique n'est pas le même que celui de la politique : dans tous les pays où la puissance publique a aidé les banques, l'opinion publique réclame que l'on agisse. On avance donc aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en France, alors que d'autres pays sont plus réticents, le Canada ou le Japon, parce que l'urgence est moins forte pour eux, leur système bancaire n'ayant pas été touché autant.


SUR LA CRISE GRECQUE

La situation sociale et politique en Grèce se durcit, et l'on voit se multiplier les manifestations d'hostilité à l'encontre du FMI.

Nous sommes là pour aider les Grecs. Si on ne les aide pas, ils vont être dans une situation insoutenable. Je ne dis pas que si on les aide, ce sera facile. Ce sera difficile. Il faut que les Grecs aient présent à l'esprit que le redressement de leurs comptes publics, après plusieurs années de dérapages inconsidérés, va être pénible et difficile. Mais il n'y a pas d'autre solution pour en sortir. Croire qu'il suffit de congédier le médecin, lorsqu'il prescrit des remèdes désagréables, pour ne plus être malade, serait une illusion totale. J'ajoute que les ressources prêtées proviennent des contributions des autres pays. Si nous prêtons à la Grèce, il y aura ainsi une contribution de très nombreux pays, y compris de pays assez pauvres. La solidarité internationale repose sur l'idée que chacun des membres de la "coopérative" fait les efforts nécessaires, à la demande des autres. Dans les pays où l'opinion publique est plus consciente de cela, les programmes du FMI se déroulent bien, et ils sont plus efficaces.


SUR LE NIVEAU DE LA MONNAIE CHINOISE

La Chine peut-elle mener un plan de relance centrée sur sa demande intérieure sans réévaluer sa monnaie ?

La réévaluation du renminbi est cohérente avec ce recentrage. Elle permettrait de lutter contre les tensions inflationnistes internes. Il est clairement de l'intérêt des Chinois eux-mêmes d'opérer cette réévaluation. Je pense donc que la réévaluation du renminbi va se faire, de façon progressive. A l'autre extrémité, il y a un pays qui accumule les déficits, les Etats-Unis. Mais là aussi, le balancier revient dans le bon sens. L'une des conséquences de la crise, c'est que le taux d'épargne des ménages américains est remonté en flèche. Des deux côtés de la balance, les forces rééquilibrantes sont en action.

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Jeudi 15 avril 2010 4 15 /04 /Avr /2010 23:12

dsk-face.jpg Le Fonds monétaire international tient son assemblée de printemps les 24 et 25 avril à Washington. Nommé à la tête d'une institution controversée, Dominique Strauss-Kahn a profité de la crise pour lui redonner son rôle stratégique. Mais aussi en changer la philosophie

Dominique Strauss-Kahn est prêt. S'il faut voler au secours de la Grèce, le Fonds monétaire international (FMI) qu'il dirige répondra présent. Encore une fois ! Deux ans et demi à peine après sa nomination, le patron du FMI est sur tous les fronts : il critique les banques pour leur opacité, pousse les Etats à faire plus de relance budgétaire, vole au secours des pays africains... Sa dernière trouvaille ? Sublimer l'échec de Copenhague en dessinant les contours d'un « fonds vert » pour aider les pays pauvres à financer leurs efforts environnementaux.


Qui aurait prédit cette visibilité ? Certainement pas Nicolas Sarkozy qui pensait écarter un rival de la scène politique française en lui offrant une retraite semi-dorée à Washington à la tête d'une organisation en perte de vitesse... Raté : à écouter les économistes de Washington et les équipes du Fonds, DSK a su se tailler l'image d'un homme politique hors pair. «Il a eu une chance incroyable sur le calendrier !», constate dans un grand sourire Uri Dadush, économiste au Carnegie Endowment for International Peace, l'un des nombreux « labo à idées » ou « think tanks » de Washington. Car le FMI, c'est un peu comme les pompiers : s'il n'y a pas d'incendie, tout le monde trouve qu'ils coûtent trop cher ; mais dès qu'un feu se déclare, on salue les héros !

 

Un G20 ministériel

 
Et DSK a su mieux que personne surfer sur l'« opportunité » de la crise financière. Pour Domenico Lombardi, chercheur à la démocrate Brookings Institution, son coup de maître aura été d'imposer le Fonds comme la « tête pensante » du G20. Ce cercle des chefs d'Etat des principales puissances économiques s'est réuni pour la première fois à Camp David, fin 2008, peu après la faillite de Lehman : « Strauss-Kahn a tout de suite repéré la niche politique», salue l'économiste. Plus habile qu'un Robert Zoellick, le patron de la Banque mondiale, qui a fait l'erreur de critiquer cette enceinte. Depuis, Strauss-Kahn creuse son sillon. Le 23 avril - deux jours avant ses 61 ans -, il profitera de l'assemblée de printemps du Fonds monétaire pour accueillir un G20 ministériel qui préparera le sommet de Toronto en juin, où il doit présenter aux chefs d'Etat son analyse sur la coordination des politiques économiques ainsi que les propositions du Fonds pour taxer le secteur financier.


Quel come-back ! « Quand DSK est arrivé en novembre 2007, le Fonds était pathétique, lâche Desmond Lachman, expert à l'American Enterprise Institute, l'influent « think tank » néoconservateur. Comme si ses équipes s'étaient endormies au volant... » Pas un signal d'alarme pour prévenir qu'une bulle immobilière menaçait aux Etats-Unis ; pas un avertissement sur la dissémination des actifs toxiques ; pas un mot pour anticiper la récession la plus grave depuis 1929. Pis : plus aucun pays ne voulait avoir le Fonds pour débiteur. Or sans prêt, plus de recette... Ne restait plus qu'à réduire les effectifs. La grande mission du nouveau managing director - le «MD», comme on dit au FMI -, c'était de convaincre 500 personnes de partir.


L'immeuble 1950 de la 19e Rue, un peu... stalinien et complètement défraîchi, a vu partir du monde. Mais des têtes nouvelles sont arrivées. Olivier Blanchard, l'économiste du Massachusetts Institute of Technology (MIT), s'est mis au service de DSK en septembre 2008. Suivi par une série de directeurs choisis à l'extérieur, plutôt politiques, ce qui est assez inhabituel au Fonds. Ainsi Antoinette Sayeh, la très efficace ministre des Finances du Liberia, a-t-elle pris la tête du département Afrique ; et l'ancien Premier ministre polonais Marek Belka (concurrent malheureux du Français pour le poste de directeur général), la direction du département Europe. Début mai, DSK aura même un nouveau conseiller spécial : le Chinois Zhu Min, vice-président de la banque centrale de son pays... « Il a nettoyé la vieille garde. Il s'est entouré de cercles rapprochés : des gens très intelligents, fidèles et souvent sous son charme», constate Simon Johnson, le prédécesseur britannique d'Olivier Blanchard, aujourd'hui professeur au MIT.


Surtout, le discours du Fonds a changé. «La deuxième chance de DSK, explique Uri Dadush, a été de comprendre d'instinct l'ampleur de la crise, l'impact social qu'elle risquait d'avoir, le risque de contagion aux pays pauvres. » Dès janvier 2008, au Forum de Davos, surprise ! Allant contre son numéro deux l'Américain John Lipsky plus optimiste -, DSK encourage les gouvernements qui avaient des marges de manoeuvre à faire de la relance pour sauver l'économie mondiale. En clair : à appuyer sur la pédale de la dépense publique. Quoi ? Le FMI poussant au laxisme, à contre-courant complet de sa culture d'austérité budgétaire ! Oui, le Fonds devient keynésien si nécessaire, et à partir de la fin 2008, une fois restructuré, il innove, offrant aux pays bons élèves des financements souples, préventifs. Ainsi la nouvelle « ligne de crédit modulable » réclamée depuis longtemps par les pays émergents a-t-elle permis au Mexique, à la Colombie ou à la Pologne de redevenir des clients.

 

Lire la suite :http://hebdo.nouvelobs.com/dsk-vu-de-washington.html

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Dimanche 11 avril 2010 7 11 /04 /Avr /2010 11:04

dsk 30032010 Dominique Strauss-Kahn, le directeur général du Fonds monétaire internationale a assuré ce samedi que son institution continuait à croire aux mérites d'une inflation basse et stable, après des propos semblant prôner l'inverse du chef économiste du FMI fin février.

Dans un discours fait au cours d'une conférence organisée par l'Institut pour une Nouvelle pensée économique, à Cambridge (nord-est de Londres), Dominique Strauss-Kahn est revenu sur la suggestion, formulée mi-février par Olivier Blanchard, d'étudier la possibilité pour les banques centrales de viser une inflation plus élevée en temps normal.

Dominique Strauss-Kahn a estimé que "cette idée de (son) bon ami et collègue était une idée intéressante qui méritait une discussion sérieuse, mais que ce n'était pas la principale question en termes de politique monétaire", et qu'elle "ne devait pas nous distraire de problèmes plus importants".

"Soyons clairs : nous demeurons une institution qui croit qu'une inflation basse et stable apporte des bienfaits à la croissance et à la stabilité économiques. Cela reste le message clé du FMI sur l'inflation" a-t-il dit.

M. Blanchard avait soutenu qu'avec un objectif de 4% au lieu de 2% comme c'est le cas actuellement dans de nombreux grands pays industrialisés, les banques centrales auraient plus d'armes contre le risque de déflation en cas de crise. Cette idée avait été aussitôt vivement critiquée par des responsables de la Fed américaine et de la Banque centrale européenne.

Dominique Strauss-Kahn a par ailleurs estimé que la reprise était "en bonne voie... bien qu'elle reste lente et inégale". Il a critiqué au passage le consensus d'avant-crise sur "la Grande Modération", marquée par une moindre volatilité de la production et une inflation modérée, considérant que cette limitation des fluctuations de l'économie avait "peut-être même aidé à semer les germes de la crise" en poussant les décideurs à une sous-estimation des risques. "Nous savons à présent que les menaces à la stabilité macro-financière peuvent se développer sous la surface apparemment tranquille de prix stables, de petits écarts de production et de finances publiques saines", a-t-il dit.

Dominique Strauss-Kahn a noté en outre que "la coopération sans précédent" obtenue pendant la crise entre les différents pays "était encore plus nécessaire dans l'après-crise pour créer un environnement qui soutienne une croissance forte et stable". Il a déploré que beaucoup de pays aient actuellement une approche trop dispersée des réformes à faire. Dominique Strauss-Kahn a remarqué "le formidable ajustement" des finances publiques qui va être désormais nécessaire, avec une dette moyenne des pays développés d'environ 110% du PIB d'ici à 2014, a-t-il relevé. Il a enfin encouragé à saisir les périodes d'amélioration des cycles économiques pour réduire la dette, et suggéré des mesures fiscales à déclenchement automatique, comme par exemple des crédits d'impôts pour les ménages et les entreprises quand le PIB tombe à un certain niveau.

Sur la manière dont les banques enfin devront contribuer à leur propre sauvetage, Dominique Strauss-Kahn a indiqué que le FMI continuait à réfléchir à "une série d'options", son rapport préliminaire devant être présenté au G20 ce mois-ci.

 

D'après source AFP

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Mercredi 31 mars 2010 3 31 /03 /Mars /2010 10:52

dsk-30032010.jpeg BUCAREST ( AFP )— Le directeur général du Fonds monétaire international (FMI) Dominique Strauss-Kahn a appelé mardi l'Union européenne (UE) à agir pour éviter de se retrouver en "2e division", derrière les Etats-Unis et l'Asie, qui semblent sortir plus rapidement de la crise économique.

"Le risque pour les économies européennes, c'est qu'elles soient en deuxième division, et non pas en première, avec les Etats-Unis et l'Asie", a déclaré Dominique Strauss-Kahn à Bucarest, en s'adressant à des étudiants en économie. "Il y a une probabilité que si les Européens n'agissent pas rapidement, d'ici 10 ou 20 ans la bataille se jouera entre les Etats-Unis et l'Asie, tandis que l'Europe sera laissée de côté", a-t-il renchéri.

Dans un discours prononcé peu après devant les deux chambres du Parlement roumain, le patron du FMI a insisté sur "le risque de voir l'Europe marginalisée dans les 20 prochaines années ". Selon lui, pour éviter cela, il faut "renforcer les institutions de l'Union, retourner à l'innovation, à la compétitivité et, enfin, retourner à la croissance, ce qui n'est pas exactement ce qu'on voit à la suite de la crise".

Insistant sur l'importance d'une réflexion sur l'"architecture financière" de l'UE, Dominique Strauss-Kahn a estimé que l'UE a besoin d'outils pour "gérer et résoudre une crise". "Au niveau européen, il n'est pas suffisant d'avoir régulation et supervision, il faut une autorité européenne de résolution".

Le chef du FMI, qui effectue une visite d'une journée en Roumanie, au lendemain d'un séjour en Pologne, a également souhaité "davantage de coordination" en Europe, notamment au vu des déboires financiers de la Grèce.

"La crise montre que nous ne pouvons pas avoir une monnaie unique sans avoir des politiques économiques mieux coordonnées", a souligné Dominique Strauss-Kahn.

Par SD32 - Publié dans : International
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