Politique

Samedi 27 septembre 2008 6 27 /09 /Sep /2008 09:20
Le gouvernement a présenté hier matin son projet de budget pour l’an prochain. Il est en exacte opposition avec les propos tenus hier par le Président de la République à Toulon.

Ce projet devrait soutenir l’économie ? Il alourdit la fiscalité des entreprises. Il devait soutenir l’emploi ? Il supprime 35 000 postes de fonctionnaires au moment même où le chômage repart vivement à la hausse.


Il devait préparer l’avenir ? Il réduit les moyens éducatifs, gèle les crédits de la recherche et de l’enseignement supérieur, assèche les ressources des collectivités locales qui représentent 75 % des investissements d’infrastructures.


Nicolas Sarkozy prétendait protéger les Français, notamment les plus modestes ? Le projet de budget est socialement injuste. Sa politique fiscale se caractérise par l’illisibilité et l’incohérence.


Un exemple : le budget crée une incitation fiscale à l’intéressement et à la participation alors que dans le même temps le projet de budget de financement de la sécurité sociale accroît la taxation de ces revenus !


Le Président veut dire la vérité aux Français ? Le projet de budget est politiquement mensonger avec des prévisions notoirement irréalistes notamment dans la trajectoire de retour à l’équilibre des finances publiques.


En fait, ce texte est une démonstration d’une action gouvernementale déboussolée dont le seul phare dans la tempête est la préservation des plus aisés.

 

Jean Jacques URVOAS

Député PS du Finistère

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Vendredi 26 septembre 2008 5 26 /09 /Sep /2008 15:26
Le président socialiste de la commission des Finances de l'Assemblée nationale Didier Migaud estime que le projet de budget 2009 présenté vendredi "est en complet décalage avec le discours présidentiel" de Toulon et confirme "l'abandon des promesses électorales de 2007"  de Nicolas Sarkozy.

Dans un communiqué, M. Migaud observe que "Nicolas Sarkozy a été élu sur quatre promesses: plus de croissance, plus de pouvoir d'achat, moins d'impôts et moins de déficits et de dette".

Or, pour lui, "le bilan du chef de l'Etat depuis son élection, "c'est au contraire moins de croissance, moins de pouvoir d'achat, plus de déficit et de dette et les prélèvements obligatoires (qui) ne vont pas diminuer".

"Le projet de budget pour 2009 et le projet de loi de programmation des finances publiques pour la période 2009-2012 confirment l'abandon des promesses électorales de 2007", selon le député PS de l'Isère.

Ce projet de budget "est en complet décalage avec le discours présidentiel (...), puisqu'il met en oeuvre le recul de l'Etat et des politiques publiques, avec par exemple un recul du budget logement de 5% sur trois ans alors que tout le monde considère que c'est une priorité absolue!", conclut-il.

Source AFP
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Mercredi 24 septembre 2008 3 24 /09 /Sep /2008 08:56
Ca se bouscule sur le radeau. Le Parti socialiste français apparaît comme le naufragé le plus mal en point mais pour  tous, à quelques exceptions près, c'est le sauve-qui-peut. La social-démocratie, cette gauche adaptée à l'économie de marché et devenue une marque de fabrique de la politique européenne, est en plein désarroi.

 

Le New Labour britannique est épuisé par onze ans de pouvoir et l'impopularité du premier ministre, Gordon Brown ; le Parti démocrate italien s'est effondré aux dernières élections après s'être coupé des gauches extrêmes ; le SPD allemand hésite entre centrisme et radicalisme et s'essaie à un nouveau leader.


Depuis un an, les élections qui ont eu lieu en Italie, en Irlande, en Belgique, en Pologne, au Danemark, en Grèce, en Estonie, en Finlande, se sont soldées par la défaite de la gauche. Le socialiste espagnol José Luis Rodriguez Zapatero, rescapé sur une île quasi déserte, a de quoi se sentir un peu seul, provisoirement sauvé par une droite indigente, mais dangereusement cerné par les soubresauts de l'économie nationale.


Un mouvement général, à la fin des années 1990, avait propulsé les socialistes au pouvoir dans onze pays de l'Europe des quinze, du Britannique Tony Blair au Français Lionel Jospin, de l'Allemand Gerhard Schröder au Suédois Göran Persson. Aujourd'hui, le retour de bâton est tout aussi collectif. Sur les vingt-sept pays de l'Union européenne, seuls sept restent sociaux-démocrates (sans compter les coalitions avec les conservateurs, en Allemagne et en Autriche où des élections législatives ont lieu dimanche 28 septembre).


Le fait que le retournement soit aussi synchronisé est symptomatique. La crise de la social-démocratie n'est pas seulement une addition de cas particuliers. Elle est d'abord identitaire. Son malaise est une question : comment la gauche peut-elle à la fois conserver son idéologie et son génie propre - création de l'Etat providence, justice sociale, redistribution des richesses - et intégrer une économie de marché bousculée par la mondialisation et les migrations internationales ?


La gauche plus libérale a sa réponse : la social-démocratie reste paralysée par la surestimation du rôle de l'Etat, quand celui-ci peine à se financer. La gauche radicale, encouragée par les ratés du capitalisme et maintenant par la crise financière, a sa réponse : la social-démocratie s'est perdue en cédant passivement aux sirènes libérales. Entre les deux, les sociaux-démocrates se cherchent à tâtons dans le noir.


Leur politique économique, en voulant s'adapter à la mondialisation, ne les distingue plus d'une droite pragmatique qui, de son côté, tend à se libéraliser sur les questions sociétales. Une droite qui sait maintenant proposer, analyse l'historien Marc Lazar, "un ensemble de valeurs contradictoires mais présentées de manière cohérente : individualisme et compassion sociale, libéralisme et protectionnisme, modernité et tradition, sécurité et lutte contre l'immigration".


Une droite qui sait aussi habilement chiper à la gauche ses marques identitaires, comme l'écologie ou la justice sociale. L'opportunisme dérange l'idéologie de la gauche, il ne gêne pas la droite. "Chez nous, dit Gunnar Lund, ambassadeur de Suède à Paris et ex-ministre du gouvernement social-démocrate, la coalition de centre droit a conquis le pouvoir en 2006 en renonçant aux baisses d'impôts et en reprenant à son compte des paradigmes essentiels de l'Etat providence. Comme, à leur manière, Angela Merkel ou Nicolas Sarkozy."


Indépendamment d'un adversaire habile à se réinventer, les gouvernements sociaux-démocrates n'ont pas su tenir leurs promesses dans des Etats que n'alimente plus la prospérité des "trente glorieuses". Ils n'ont pas enrayé l'inversion du rapport de force entre capital et salariés - la redistribution de la richesse en faveur des revenus du capital et la baisse de la part des salaires dans le PIB. Ils n'ont pas empêché l'augmentation des inégalités sociales. Ils ont sous-estimé, par mauvaise conscience idéologique, les effets de l'immigration dont les classes populaires se sont senties les victimes incomprises. Ils ont vanté comme un projet protecteur une Europe qui n'est pas perçue comme tel.

 

"DES PARTIS D'ÉLITES"


"La gauche européenne s'est ralliée à une économie de marché raisonnée, analyse Hubert Védrine, ancien ministre socialiste des affaires étrangères. Le libéralisme a créé des richesses comme jamais dans l'humanité alors que tous les systèmes planifiés ont abouti à la pénurie et à l'autoritarisme. Mais la social-démocratie a été prise à contre-pied par la révolution conservatrice de Margaret Thatcher et un libéralisme pur et dur qui s'est imposé partout. Elle n'a pas su compenser les effets de la mondialisation libérale et, comme l'avait fait Roosevelt dans les années 1930, sauver le capitalisme contre lui-même. C'est ce qu'elle devrait faire maintenant."


L'effet est sans appel. La gauche européenne s'est déconnectée de sa base électorale traditionnelle, ces classes moyennes et populaires qu'elle était censée protéger. "Les partis de gauche sont devenus des partis d'élite, note Denis MacShane, député travailliste britannique. Ils n'ont pour lien avec le monde du travail que les diplômés des villes, les syndicalistes ou les fonctionnaires."


La déconfiture générale de la social-démocratie mérite d'être nuancée. Le cas français en est une illustration. Le Parti socialiste a perdu trois batailles présidentielles, mais ne cesse de remporter les élections locales et son leadership s'est renforcé au sein de la gauche. Pour l'essayiste socialiste Alain Bergounioux, il s'agit plutôt d'une fin de cycle. "La social-démocratie reste tout de même le pivot de l'alternance."

Source LeMonde.fr

 

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Mardi 23 septembre 2008 2 23 /09 /Sep /2008 11:57
Nous vivons des temps exceptionnels. Exceptionnels par l'évolution observée sur les marchés financiers, une évolution qui a parfois pris l'allure d'un effondrement. Mais exceptionnels aussi parce que les conséquences prévisibles sur l'ensemble de l'économie, à savoir une récession grave, ne se sont pas manifestées ou du moins pas encore.

C'est peut-être cette absence de récession qui conduit un certain nombre de personnes à considérer imprudemment l'éclatement de cette bulle de l'immobilier comme une simple correction, les carences du marché hypothécaire américain comme un incident malheureux, et la faillite d'institutions financières majeures comme des dommages collatéraux.

Il y a six mois, lorsque le Fonds monétaire international (FMI) a évalué à plus de 1 000 milliards de dollars (678,26 milliards d'euros) les pertes du secteur financier et prédit un fort ralentissement de l'économie mondiale, on nous a reproché d'être trop pessimistes.

Aujourd'hui pourtant, alors que la crise financière fait rage et que la majorité des pertes n'a pas encore été réalisée, il devient clair que des mesures au coup par coup comme celles adoptées au cours des douze derniers mois ne peuvent pas suffire. Seule une solution systémique, conçue pour faire face à toutes les retombées immédiates, mais aussi, et surtout, pour traiter l'ensemble des causes profondes, permettra de restaurer un semblant de fonctionnement normal à notre environnement économique, que ce soit aux Etats-Unis ou dans le monde.

SOLUTIONS ALTERNATIVES

A court terme, une telle approche doit prendre en compte trois éléments : l'approvisionnement en liquidités; le rachat des actifs dévalorisés; l'apport de capitaux aux institutions financières.

Le premier impératif des banques centrales est d'éviter des retraits massifs dans les banques et les institutions financières. Pour cela, il faut rassurer les déposants sur la sécurité de leurs avoirs bancaires et fournir des liquidités aux institutions financières en contrepartie de garanties solides. Cette politique a constitué la première ligne de défense utilisée dès 2007, et les banques centrales ont probablement fait autant qu'il leur était possible de faire.

La deuxième étape doit être de faire disparaître la cause profonde de la crise, c'est-à-dire la présence d'actifs dévalorisés au bilan des institutions financières. L'expérience internationale a montré qu'il était souvent efficace de créer une structure publique pour racheter ces actifs et en assurer la détention jusqu'à leur maturité. La question principale est alors celle du prix d'acquisition de ces actifs. Il doit être suffisamment élevé pour inciter les institutions financières à vendre, mais il doit être assez faible pour que l'Etat ait la possibilité de retrouver sa mise et de maintenir l'équilibre de ses finances sur le long terme.

Il y a toutefois des solutions alternatives potentiellement moins coûteuses que celle d'un rachat pur et simple des créances. C'est ainsi que le FMI a proposé, au cours du premier semestre, une solution basée sur des swaps à long terme de titres hypothécaires contre des obligations gouvernementales. Cette solution a l'avantage d'assainir le bilan des banques à court terme mais leur laisse supporter le risque de long terme plutôt que de le transférer sur le contribuable.

Enfin, une recapitalisation du système financier s'impose, et nécessitera vraisemblablement un soutien public. L'insuffisance des capitaux dans l'ensemble du système financier est au cœur de la crise actuelle. Même si le système financier voit sa taille se réduire et même après avoir résolu le problème des actifs douteux, nombre d'institutions financières resteront confrontées à la faiblesse de leur capital.

Or sans ces capitaux, elles ne peuvent jouer leur rôle, qui est d'alimenter en crédits l'ensemble de l'économie. Il existe toutefois des moyens pour que l'Etat apporte des capitaux aux banques sans recourir à la nationalisation. Ainsi, certains membres du FMI confrontés à des situations similaires par le passé ont équilibré les apports publics par des injections de capitaux privés. Cela permet de laisser le contrôle aux mains du secteur privé, afin d'éviter la nationalisation des pertes.

Les mesures que viennent de décider les Etats-Unis sont les bienvenues, il faut maintenant attendre leur mise en œuvre effective. Pour parer à toute éventualité, les autres pays industrialisés devraient également préparer des plans d'action, notamment en raison de la difficulté à traiter le problème des institutions financières travaillant dans plusieurs pays.

Si de tels plans d'ensemble sont mis en œuvre, je suis convaincu que les systèmes financiers, qui se sont développés à l'excès par rapport à l'économie réelle, peuvent se stabiliser à un niveau plus raisonnable.

CETTE CRISE EST LA CRISE DE LA RÉGLEMENTATION

Mais on ne peut s'arrêter là, il faut aborder de front les difficultés à long terme.

Un aspect évident touche aux conséquences budgétaires. L'effort initial des finances publiques doit être massif, mais cela n'implique pas que, à l'arrivée, le contribuable doive y perdre. L'expérience internationale montre que, en s'y prenant bien, l'Etat peut espérer recouvrer une grande partie de son investissement initial. Mais, si cela n'était pas le cas, des efforts budgétaires importants seront alors nécessaires pour garantir la stabilité à long terme des finances publiques.

Au-delà des finances publiques, la question structurelle la plus fondamentale est celle de la régulation. Pour parler crûment, cette crise est la crise de la réglementation et de son échec à éviter des prises de risque excessives par le système financier, en particulier aux Etats-Unis. Pour s'assurer que cela ne se reproduise pas, le travail de refondation a déjà commencé, et les grands pays industrialisés ont formulé certaines propositions d'amélioration des règles prudentielles, de principes comptables et de pratiques de transparence.

Au-delà, le rôle des agences de notation, sur lesquelles s'appuie le système financier mondial, devra aussi être repensé pour permettre une plus grande surveillance publique. Mais, dans la mondialisation, il est clair que tous ces efforts n'auront de sens que s'ils sont mis en œuvre par tous.

Il faut enfin se demander quelles seront les conséquences de cette crise financière sur le reste du monde. Les économies européennes subissent déjà un ralentissement prononcé, et tout donne à penser, en raison des turbulences actuelles, que ce phénomène se prolongera jusqu'en 2009. Les économies émergentes ont jusqu'à présent bien encaissé le choc, même si certains prédisent un contrecoup brutal dans ces économies à forte croissance, en raison à la fois du risque d'assèchement des flux de capitaux dont elles ont bénéficié jusqu'à maintenant et de la stagnation, voire d'une baisse possible, du cours des matières premières qu'elles exportent.

Il faut néanmoins se garder de considérer les marchés émergents comme un bloc homogène. Si certains peuvent souffrir, d'autres bénéficieront de la baisse des cours des matières premières ou de l'accalmie de la demande, d'autres encore ont accumulé des réserves importantes, ont réduit leur endettement et mis en place une politique monétaire équilibrée.

Vigilance, objectivité et collaboration –à l'échelle mondiale – seront indispensables pour faire face aux problèmes qui sont devant nous. Je souhaite qu'à l'occasion de l'assemblée du FMI, dans trois semaines, où se rencontreront à Washington les ministres des finances et les gouverneurs de banques centrales, ce dialogue s'établisse pour que chacun puisse tirer les leçons des récents événements sur la régulation du système financier mondial.

 

Dominique Strauss-Kahn, Directeur général du Fonds monétaire international (FMI)

Tribune parue dans Le Monde.fr

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Lundi 22 septembre 2008 1 22 /09 /Sep /2008 13:00
Le Parti Socialiste gersois se réveille ce matin avec la gueule de bois, non pas d’avoir fêté , comme cela aurait dû être le cas, la nette poussée de la gauche qui gagne, dans le pays, plus de 20 sièges aux élections sénatoriales de hier mais plutôt du fait du résultat de ces mêmes élections dans notre département.

Nous pensions, à juste titre et dans la suite logique de nos victoires aux dernières élections municipales et cantonales concrétiser ces succès en amenant nos deux camarades Jean Pierre Pujol et Robert Perrussan au Palais du Luxembourg.

Mais la politique n’est faîte ni de certitudes, ni de logique arithmétique. Et ces élections sénatoriales, plus que toutes autres, relèvent davantage de manœuvres diverses et variées, assorties parfois d’arrière-pensées et autres tactiques inavouables qui faussent le résultat tant espéré.

Que Philippe Martin nous indique, dans La Dépêche du Midi, qu’il veut " prendre sa part " dans cet échec ne doit en aucune manière dédouaner les socialistes gersois et plus particulièrement ses responsables d’une analyse de ce scrutin, avec lucidité et dans la clarté.

Une certaine façon de faire de la politique a sûrement pris fin hier. Une méthode aussi.

" Refus des ostracismes " certes comme l’a souligné aussi Philippe Martin mais il faut aller encore plus loin .

Nous devons nous interroger sur la façon de mieux répondre aux attentes de nos concitoyens, dont je ne suis pas sûr qu’ils aient été les seuls concernés ce dimanche.

Un autre discours, une autre démarche politique, une meilleure solidarité avec nos élu(e)s , une réelle volonté de mieux les associer avec nos militant(e)s pour rassembler et convaincre.

Mais c’est un autre débat que j’ouvre et j’espère que nous saurons y répondre le moment venu.

Philippe PUGNET
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Jeudi 18 septembre 2008 4 18 /09 /Sep /2008 10:01
Au moment où  les grands électeurs sont appelés , dimanche prochain, à élire nos deux nouveaux sénateurs gersois, il peut être intéressant de voir ce que pensent les français de cette éminente institution qu'est le Sénat .

Pour y répondre Profession Politique vient de publier un sondage réalisé par l’IFOP.

Quelle ambivalence à la lecture de ce sondage ? Tout d'abord, la légitimité du Sénat comme pilier de la Vème République ne souffre pas la moindre contestation.

Une nette majorité de sondés considère que ce dernier joue un rôle important dans la vie politique. En outre, cette perception est partagée quelle que soit la génération, la catégorie professionnelle et la sensibilité partisane.

Cette légitimité repose sur son son utilité à l'élaboration des lois et son rôle de contre-pouvoirs dans l’équilibre institutionnel.

Toutefois, s'agissant de sa composition comme de son ancrage dans la société, les réponses sont beaucoup plus sévères. A peine un quart seulement des sondés pensent que le Sénat est moderne et 28 % le jugent représentatif.

Quoiqu'il en soit , la réalité politique gersoise est là.

Nous avons deux candidats Jean Pierre PUJOL et Robert PERRUSSAN, associés à deux suppléantes Gisèle MAUCO et Suzanne MACABIAU.

Socialisme & Démocratie 32 leur apporte tout son soutien.

Le GERS a besoin de deux sénateurs socialistes
.

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Jeudi 18 septembre 2008 4 18 /09 /Sep /2008 09:46

Le chantier du redécoupage des circonscriptions législatives est lancé. Dans le principe, rien à redire. Mais Alain Marleix, le monsieur élections de l'UMP qui pilote l'affaire, aura le plus grand mal à résister à la tentation d'avantager ses amis.


Les ciseaux vont reprendre du service au ministère de l'Intérieur. Le Conseil des ministres vient de donner son feu vert au vaste chantier du redécoupage des circonscriptions législatives. Dans le principe, il n'y a rien à redire. La carte actuelle a terriblement vieilli puisqu'elle date de plus de vingt ans ! Le précédent redécoupage fut réalisé sur la base du recensement de 1982. A l'époque, la France comptait 55 millions d'habitants, contre 62 aujourd'hui.

Les inégalités entre les circonscriptions ont pris un tour scandaleux. Un électeur de la 2ème circonscription de Lozère (27.563 électeurs inscrits) pèse politiquement quatre fois plus que celui qui habite dans la 2ème circonscription du Val d'Oise (114.930 inscrits). Et si on raisonne en nombre de Français (inscrits ou pas) représentés, le premier est même huit fois plus influent que le second ! Le Conseil constitutionnel a pressé, à plusieurs reprises, le gouvernement de remédier à ces inégalités creusées par les mouvements démographiques. Il n'est que temps d'agir.

Toutes les raisons de craindre le charcutage

Mais il y a manière et manière. Rien n'est plus tentant qu'un redécoupage électoral pour une majorité aux manettes encline à se donner un petit coup de pouce. Il est aisé de dessiner des circonscriptions qui avantagent ses amis politiques. On appelle cela le charcutage électoral. Un bon exemple de cette dérive a été fourni en 1987 avec le redécoupage dirigé par le ministre de l'Intérieur de l'époque, Charles Pasqua, qui ne s'embarrassait pas de scrupules. Quand on connaît la propension du pouvoir sarkozyste à privilégier ses copains, on peut craindre le pire. D'autant plus que l'homme qui est à la manœuvre, Alain Marleix, n'est pas seulement secrétaire d'Etat à l'Intérieur. Il est aussi secrétaire national aux élections de l'UMP !

L'opposition est fondée à nourrir de sérieuses craintes. Elle ne sera guère rassurée par la mise en place d'une « commission de contrôle » comportant trois hauts magistrats et trois « personnalités qualifiées »… nommées par le président de la République, celui de l'Assemblée nationale et celui du Sénat (tous de droite).

Marleix a certes promis, la main sur le cœur, que son redécoupage serait « neutre politiquement ». Le problème est que cela ne veut pas dire grand chose. Le respect de l'égalité démographique entre les circonscriptions peut se concrétiser par des découpages variés dont aucun n'est parfaitement objectif. Comme l'opposition crie toujours au charcutage, la majorité en place peut cyniquement en profiter pour s'avantager autant que faire se peut.

Le jeu est toutefois limité. Pour des raisons techniques dont nous faisons ici grâce au lecteur, plus un découpage est biaisé en faveur d'un camp et plus il est risqué pour ce même camp. Autrement dit, son efficacité est conditionnée par un rapport de forces attendu qui ne se vérifie pas toujours dans la réalité. Il ne faut pas surestimer l'impact global du charcutage électoral le plus éhonté. S'il peut être une arme redoutable pour servir localement quelques affidés, il est impuissant à mettre une majorité à l'abri d'un désaveu électoral.

Source : par Eric Dupin pour Marianne 2



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Mardi 16 septembre 2008 2 16 /09 /Sep /2008 13:21
L 'appel lancé par les deux députés socialistes du Gers, Philippe Martin et Gisèle Biémouret à se rassembler hier devant les sous-préfectures de Mirande et Condom a alimenté un début de polémique avec des élus de droite: la manœuvre était-elle strictement politicienne -destinée à mettre les maires sous pression à la veille des élections sénatoriales- ou recelait-elle une inquiétude sincère quant à l'avenir des services publics dans les zones rurales?

Hier, à Mirande, devant une bonne centaine d'élus locaux en écharpes tricolores, Philippe Martin a fait tout ce qu'il fallait pour convaincre.

"Malgré toute l'estime que j'ai pour lui, Pierre Beaudran (le maire de Mirande qui a ostensiblement boudé la manifestation-Ndlr) a tort" a déclaré Philippe Martin qui se défend d'avoir jamais voulu laisser entendre que les sous-préfectures étaient immédiatement menacées.

"Vous verrez, dit-il, que nous serons amenés à nous mobiliser à nouveau dans quelques temps sur ce même sujet. "  Entre ses mains, une pétition portant les signatures de 127 élus parmi lesquels 72 maires de la circonscription qui compte quelque 150 communes.

A Condom, c'est une cinquantaine d'élus qui entourent Gisèle Biémouret et l'accompagne dans la même démarche. A leurs côtés, des représentants du syndicat Force ouvrière font part de leur inquiétude dans une «lettre ouverte aux élus du Gers».

" Le syndicat FO des personnels de préfecture et sous-préfectures n'est pas sur le principe hostile à la démarche de modernisation de la sphère publique, encore faut-il que la modernisation soit l'objectif réellement assigné et non le prétexte à sabrer la dépense publique à des fins strictement comptables ". écrivent-ils.

Chez les élus, la même question revient sans cesse: " Quand s'arrêtera le recul de la présence des services de l'Etat dans les territoires ruraux? "

Source La Dépêche du Midi

Socialisme & Démocratie 32 soutient l'appel de nos deux députés et s'associe à nos élus qui ont manifesté hier leur crainte de voir  l'Etat se désengager un peu plus dans notre département , soumis déjà au démantèlement  progressif de nos services publics ( écoles, hôpital, poste...)
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Mardi 16 septembre 2008 2 16 /09 /Sep /2008 11:39

Avec la faillite de la banque Lehman Brothers, le coût de la crise des subprimes dépasse déjà les 700 milliards de dollars, et pourrait atteindre ou excéder les 1500 milliards.


On savait que le néo-libéralisme faisait des dégâts sociaux et humains. On va bientôt pourvoir aussi chiffrer son coût économique. L'addition se construit sous nos yeux ébahis. Pour le moment, elle se monte, selon le site lesechos.fr, à 514,5 milliards de dollars.

Ce sont les dépréciations d'actifs avouées par les banques à la suite de la crise des subprimes. Il faut y ajouter les 200 milliards de dollars que le gouvernement des Etats-Unis a l'intention d'injecter dans les établissements de refinancement hypothécaire Fanny et Freddy, suite à leur « nationalisation ».


Et la facture n'est que provisoire : à la suite de la faillite de la banque américaine Lehman Brothers, les banques sont en train de faire leurs (mé)comptes à toute vitesse. La banque franco-belge Dexia avoue ainsi que le défaut de sa consoeur américaine pourrait lui coûter jusqu'à 2,5 milliards d'euros (3,6 milliards de dollars). Nul doute que les comptables s'arrachent les cheveux en ce moment même dans toutes les places financières de la planète !

Pourquoi qualifier ces pertes de « prix du néo-libéralisme » ? Tout simplement parce que la faillite du système financier est la conséquence d'un mouvement de fond du capitalisme contemporain : la tentation de substituer les marchés à l'action publique. Le cas de Fanny et Fredy est très instructif. A l'origine, l'agence Fanny Mae a été créée par l'administration Roosevelt (c'est le New Deal) pour apporter la garantie de l'Etat aux emprunts hypothécaires des Américains accédant à la propriété, avec des fonds publics.

En 1968, pendant la guerre du Vietnam, le président Johnson (démocrate), « privatise » Fanny Mae, pour mieux financer l'effort militaire. Quelques années plus tard, Freddy est créé sur le même modèle : une « entité sponsorisée par le gouvernement ». Ce statut bâtard (ni public ni privé) lui permet d'emprunter presque aussi peu cher que l'Etat. Or c'est Fanny et Freddy qui vont donc inventer la « titrisation » à grande échelle, c'est-à-dire le fait de revendre les créances dans tout le système financier américain d'abord, mondial ensuite.

Un système qui explose

Le système va exploser lorsqu'on va le charger de garantir de plus en plus de dettes, y compris celle des pauvres. C'était pratique pour les gouvernements : plutôt que de lever des impôts pour aider ensuite les pauvres à se loger, il suffisait de leur dire d'emprunter. Le marché a été chargé de suppléer l'absence de politique publique du logement aux Etats-Unis, et il a échoué lamentablement. Aujourd'hui la note est salée pour les actionnaires, mais surtout pour les deux millions d'Américains qui ont perdu ou vont perdre leurs logements et les économies de leur vie, et enfin pour les contribuables. Le néolibéralisme, ou capitalisme financier, qui devait être la solution à tous les maux est devenu le problème lui-même.

Le pire est que personne ne sait quand la crise s'arrêtera et donc quel sera le montant final de cette aventure. La perspective de 1500 milliards de dollars de pertes avancée par le FMI est devenue très crédible. Même les plus grands financiers perdent leurs repères : l'ancien patron de la Réserve fédérale américaine, Alan Greenspan, adulé autrefois comme le grand gourou de la finance mondiale, alors qu'il n'a pas voulu voir la bombe à retardement des subprimes placée sous les yeux de l'organisme qu'il présidait, proclame aujourd'hui: « C'est la plus grande crise depuis un siècle. »

Vous avez bien compris ce que cela veut dire : la Grande Dépression de 1929 est dépassée. Accrochez vos ceintures !


Source  par Hervé NATHAN
MARIANNE 2

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Lundi 18 août 2008 1 18 /08 /Août /2008 10:08
PARIS (AFP) - L'ancien Premier ministre socialiste Laurent Fabius a estimé lundi qu'il y avait "bien sûr un risque de récession" en France et il a demandé au gouvernement d'annuler "une partie du paquet fiscal" pour faire face à la crise.

"On ne peut pas reprocher à M. Sarkozy la conjoncture internationale, bien sûr, mais on peut lui reprocher d'avoir dilapidé tout ce qu'on avait", a affirmé M. Fabius sur RTL, en jugeant qu'il y a "bien sûr un risque récession" en France.

"On est en difficulté plus grande" que les autre pays européens, "notamment parce que budgétairement on a gaspillé tous nos moyens", a-t-il ajouté.

Selon le député PS de Seine-Maritime, le gouvernement doit "annuler une partie du paquet fiscal pour pouvoir donner un peu d'air, notamment sur les dispositions sociales" et, surtout, la France doit prendre "l'initiative d'un grand programme, en particulier énergétique", au niveau européen.

"Ca permettrait de redonner un supplément de croissance et d'éviter la récession", a-t-il expliqué. En tant que président de l'Union européenne, Nicolas Sarkozy doit "lancer un grand programme dans cette direction, c'est absolument essentiel", a insisté l'ancien ministre de l'Economie.

Selon lui, "augmenter le déficit budgétaire ne relancerait rien du tout" et la France dans ce domaine a "déjà crevé le plafond"

Interrogé sur les propos de la ministre de l'Economie évoquant un redémarrage de la croissance au 4e trimestre, il a jugé qu'avec Christine Lagarde c'est "tout va très bien Mme la marquise"

"La croissance va être autour de 1% cette année, ce qui est extrêmement faible, l'inflation est haute, le déficit commercial est catastrophique, les PME sont en difficulté, les comptes publics sont au rouge. Si on trouve que c'est bien!", a-t-il lancé.



Source AFP


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