Politique européenne

Mardi 2 juin 2009 2 02 /06 /Juin /2009 00:16

Cher(e) Camarade, 

Le 7 juin, les Français sont appelés aux urnes pour les élections européennes. 

L’enjeu de cette élection est historique. 
La droite a fait de cette Europe un grand marché mettant en concurrence les biens mais aussi les services publics, les territoires ainsi que les hommes et les femmes. Nous, nous souhaitons retrouver l’Europe, cette grande aventure humaine au service de la paix, de la justice et de la démocratie. 

Avec les partis socialistes et sociaux-démocrates des 27 pays de l’Union européenne, nous nous sommes unis pour la première fois pour présenter ce manifeste, cet autre modèle de société, que vous défendez depuis des semaines devant les Français. 

Dans ces derniers jours, il faut continuer à défendre avec force nos propositions, seules à même de mettre un coup d’arrêt au libéralisme, en Europe bien sûr, mais aussi en France. 

Au Parlement européen, la droite cherche à être reconduite pour continuer la politique mise en œuvre depuis 2004.
 Ce qui se profile, avec l’appui de l’UMP et du MODEM, ce sont de nouvelles remises en cause des services publics, la privatisation de la santé et une nouvelle vague de libéralisation du marché du travail… 

En France, c’est maintenant sûr, la droite prépare un nouveau tour de vis social pour l’après 7 juin. L’amendement Lefebvre sur le travail des malades et des femmes enceintes en constitue un avant-goût. D’autres mesures suivront : la hausse du coût de la santé, les fermetures de bureaux de postes, les baisses d’effectifs dans la fonction publique ou l’allongement de la durée de cotisation nécessaire pour une retraite à taux plein… 

En France comme en Europe, il faut une gauche forte et unie pour empêcher ces nouvelles régressions et imposer une autre politique qui en Europe combattra la crise avec un vrai plan de relance de 100 milliards, créant 10 millions d’emplois verts et un bouclier social de reconquête des services publics. 

Nicolas Sarkozy et l’UMP ont d’abord cherché à étouffer le débat. Ils tentent aujourd’hui de le détourner avec les leurres qu’ils ressortent à chaque élection : la sécurité, l’immigration ou la xénophobie (question de la Turquie). Dans ce contexte, il n’a pas été facile de mener campagne sur les vrais enjeux et les questions de fond. 

Nous avons réussi malgré tout à installer la campagne et elle bénéficie désormais d’une vraie dynamique. 
Les grands meetings nationaux de Toulouse, de Strasbourg, de Saint-Étienne, de Marseille, de Nantes ont réuni des milliers de personnes, alors que l’UMP tient les siens devant des salles vides et froides. 

Des réunions ont lieu dans toute la France, tous les jours, avec nos candidats. Ils vont à la rencontre des Français dans tous les territoires, dans toutes les villes, dans tous les quartiers. 

L’unité est là, comme l’a montré encore notre réunion à Nantes, la semaine dernière, avec Ségolène Royal, comme avant à Clermont-Ferrand avec François Hollande, à Paris avec Bertrand Delanoë, à Marseille avec Vincent Peillon. Unité des socialistes français, mais aussi unité de la famille socialiste européenne que nous avons eu la fierté de réunir à Toulouse pour le lancement le même jour, dans le même pays –le nôtre- cette campagne européenne.

Cette dynamique porte ses fruits. Les commentaires sur les sondages ont remplacé le débat sur l’Europe que la droite ne veut pas. Si nous devons retenir des leçons de ces sondages, c’est d’abord la défaite annoncée de l’UMP et ainsi que le risque d’abstention et de dispersion des voix de gauche. 

Des marges de progression existent. Près d’un Français sur deux n’a pas décidé s’il allait voter ou non, ni fait définitivement son choix. Et près d’un Français sur quatre le fera au tout dernier moment. Oui, tout confirme que dans une élection comme celle-ci, tout se décide dans la dernière semaine. 

Beaucoup de Français restent encore perplexes. Ils ne voient pas suffisamment l’importance de l’élection. Tout dépendra de notre capacité d’entraînement dans la dernière ligne droite. Nous en faisons toujours l’expérience. Quand on explique les vrais enjeux, quand on expose nos propositions, nos concitoyens se montrent prêts à nous soutenir. 

Ta mobilisation est essentielle pour que nous soyons collectivement au rendez-vous : elle peut faire la différence, chaque voix va compter. Notre Parti a une force que nul autre ne possède : celle de ses militants et ses élus.

Dans cette dernière ligne droite, chacun doit concentrer ses efforts sur deux priorités.

 

  •  La première, la plus essentielle, est de faire voter notre électorat. L’abstention est le plus grand danger qui nous guette. Il faut aller là où sont nos électeurs, par téléphone, en porte à porte, dans des pieds d’immeubles ; tous les moyens sont bons. A chacun de se mobiliser.
  •  La deuxième priorité est de rappeler que l’élection européenne ne laisse pas place aux hésitations. La dispersion est le deuxième danger pour la gauche. Le mode de scrutin - à un seul tour, à la proportionnelle et avec des listes régionales - est ainsi fait que les listes qui feront moins de 8 à 10% n’auront aucun élu au parlement européen. Il faut l’expliquer à tous. 

    Ainsi, les voix qui se seront portées sur ces listes seront perdues pour la gauche.
     Nous devons faire appel à toutes les voix de gauche pour voter socialiste car seul le parti socialiste avec ses alliés européens est en mesure de renverser la majorité actuelle et donc de changer l’Europe.


Il nous reste 7 jours pour convaincre, 7 jours pour être au rendez-vous historique du changement en Europe, 7 jours pour retrouver cette Europe de justice, de paix, de solidarité que nous aimons. 

Je compte sur toi pour aller chercher une à une les voix qui feront la différence dans les urnes le 7 juin. 

      Amitiés socialistes, 
      Martine Aubry

Par SD32 - Publié dans : Politique européenne
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Lundi 1 juin 2009 1 01 /06 /Juin /2009 11:37
Information passée quasiment sous silence en France… et pour cause , à quelques jours d'un scrutin décisif pour l'avenir de l'Europe: Dominique Strauss-Kahn vient de se voir décerner, à bulletin secret, par un jury de 12 experts internationaux indépendants et travaillant de Dubaï à Washington, le titre de meilleur responsable européen.

L’initiative de réunir un tel jury d’observateurs a été prise par le grand quotidien italien Corriere della Serra.

L’objectif était de connaître la crédibilité et la réactivité face à la crise, d’un certain nombre d’hommes et de femmes de l'Union Européenne et dont les décisions ont des répercussions internationales.

Ont été ainsi évalués les dirigeants de la Banque centrale européenne, de la Commission, de l’Eurogroupe (qui rassemble les ministres des finances de la zone euro), les premiers ministres des pays les plus importants (Allemagne, France, Grande Bretagne),  les responsables du FMI, de l’OMC…

Dominique Strauss-Kahn sort large vainqueur de cet examen devant Mario Draghi le gouverneur de la Banque d’Italie lui même très loin devant le président de la Banque Centrale Européenne Jean Claude Trichet.

Ne cherchons pas aux avant-postes François Fillon ou Christine Lagarde. Pas plus qu’Angela Merkel qui, avec Nicolas Sarkozy font campagne commune en n'arrêtant pas de nous vanter leurs mérites de bons gestionnaires face à la crise et les candidats du PPE qui soutiennent leur politique.

Quant à leur candidat attitré pour présider la Commission européenne, en cas de victoire de leur camp le 7 juin, José Manuel Barroso, il ne figure qu’en bas du tableau, tout comme d’ailleurs Jean Claude Juncker qui dirige l’Eurogroupe .

C’est l’engagement immédiat de Dominique Strauss-Kahn ainsi que ses plaidoyers répétés en faveur de la coopération et la coordination qui expliquent son succès. Il fut le premier, pour ces experts, à comprendre la gravité de la crise économique et financière et à en mesurer les conséquences dramatiques.

Mais comme il ne s’agit pas, en la matière de trouver uniquement des solutions pour corriger cette crise, mais de coordonner une politique, les observateurs ont reconnu à Dominique Strauss-Kahn sa capacité à plaider publiquement pour que toutes les formes de coopération soient recommandées, en condamnant parallèlement tout action solitaire des gouvernements.

Philippe PUGNET


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Vendredi 29 mai 2009 5 29 /05 /Mai /2009 11:32
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Dimanche 26 avril 2009 7 26 /04 /Avr /2009 23:32
Meeting de lancement de la campagne des élections européennes du Parti socialiste et du Parti Socialiste Européen. Le 24 avril à Toulouse


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Mercredi 22 avril 2009 3 22 /04 /Avr /2009 17:16
Le Parlement européen se dit déterminé à se battre contre toute suspension administrative de la connexion à internet telle que le prévoit en France le projet de loi Hadopi en cours d'examen.

Les députés européens veulent interdire cette suspension dans le "paquet télécom", un ensemble de mesures concernant les télécommunications au sein de l'Union.

"Nous lançons un appel tout à fait solennel au Conseil", a déclaré lors d'une conférence de presse l'eurodéputée socialiste française Catherine Trautmann, l'un des rapporteur de cette législation au sein de la commission parlementaire compétente.

"Un débat national ne peut préempter la décision de 27 pays à l'échelle de l'intérêt commun de l'ensemble de nos concitoyens", a-t-elle poursuivi.

La commission de l'Industrie a réintroduit lundi soir, par 40 voix contre 4 et 2 abstentions, un amendement selon lequel "aucune restriction ne peut être imposée aux droits et libertés fondamentaux des utilisateurs finaux sans décision préalable des autorités judiciaires (...) sauf lorsque la sécurité publique est menacée".

Déjà adopté à une large majorité par le Parlement, lors d'une première lecture en septembre dernier, cet amendement a toutefois été rejeté par le Conseil, codécideur avec Strasbourg, à l'instigation notamment de la France.

Le vote en seconde lecture doit avoir lieu le 6 mai à Strasbourg, lors de la dernière session de la législature.

Le projet de loi français contre le piratage sur internet doit être de nouveau présenté le 29 avril à l'assemblée nationale qui l'avait repoussé le 9 avril, à la surprise générale, lors d'un vote à main levée (21 voix contre 15).

Ce texte, que soutient l'Elysée, prévoit la création d'une Haute autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur internet (Hadopi) chargée de la mise en oeuvre d'une "riposte graduée" pouvant aller jusqu'à la suspension de l'abonnement en cas de récidive pour les auteurs de téléchargements illégaux.

Pilar del Castillo, eurodéputée espagnole du PPE, le groupe conservateur majoritaire, et co-rapporteur sur le paquet télécom a assuré Catherine Trautmann de son "soutien".

Selon les co-rapporteurs, l'amendement litigieux constitue désormais le seul point d'achoppement entre le Parlement et le Conseil.

Source Reuters

 

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Vendredi 17 avril 2009 5 17 /04 /Avr /2009 14:41

“A vous de choisir” : c’est le slogan de la campagne qui appelle les électeurs à se mobiliser pour le scrutin européen. Mais à en croire un sondage Eurobaromètre resté très discret, le choix que feraient 66% des Européens, c’est celui de ne pas voter aux élections de juin. L’abstention atteindrait alors un nouveau taux record. Une abstention qui n’a fait que progresser depuis que les eurodéputés sont élus au suffrage universel.


L’enquête, menée auprès de quelque 27.000 citoyens européens, a beau avoir été menée en début d’année – avant le lancement de la campagne – elle inquiète.


Pour l‘élu Alain Lamassoure, les partis nationaux ont leur part de responsabilité :“Les partis politiques ont tendance à confisquer l‘élection européenne sur des enjeux nationaux et à constituer des listes de candidats en fonction de la solution de problèmes intérieurs au lieu de comprendre qu’en fait, il s’agit d‘élire ceux qui vont les représenter au Parlement européen pour cinq ans.”


En tête de liste des pays où la participation serait la plus faible figurent la Pologne et le Royaume-Uni. La méconnaissance du Parlement européen et de son rôle contribue à ce désintérêt.


“Le paradoxe, c’est qu’aujourd’hui on vote pour des représentants, pour une institution qui est plus forte qu’il y a 30 ans. Mais en même temps, les citoyens ne l’ont pas perçu comme tel et donc ne s’investissent pas”, explique l’analyste Pascal Delwit.


Toujours selon cette enquête, la confiance envers les institutions européennes est elle aussi à la baisse. Avec la crise, le chômage devient la préoccupation numéro un des Européens, suivie de l’inflation et du pouvoir d’achat. Un tiers des sondés disent avoir entendu parler des actions engagées par les institutions pour combattre la crise, mais ils ne sont que 44% à les juger positives.

 

Source Euronews

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Vendredi 6 mars 2009 5 06 /03 /Mars /2009 17:55

Alors que la Commission européenne présentait ses propositions pour le sommet européen de printemps, le président du PSE Poul Nyrup Rasmussen déclarait: "La satisfaction de la Commission européenne sur son plan européen pour la relance économique, qu'elle considère comme étant un pas dans la bonne direction, me semble complètement déplacée. Pourquoi la Commission européenne ne nous dit pas la vérité? L'économie et l'emploi sont en chute libre. Le paquet fiscal européen est loin d'atteindre les 3,3% du PIB que nous annonçait la Commission, puisque la relance budgétaire totale réelle n'atteint même pas les 1%. La baisse du PIB ne se monterait pas à -2% comme prévu par la Commission, mais elle pourrait atteindre -4%".

"Il est primordial que nous adoptions un nouveau plan de relance sinon nous nous retrouverons avec 25 millions de chômeurs en 2010. Il nous faut une véritable coordination centrée sur de véritables investissements. L'UE a également besoin d'agir davantage en faveur de l'Europe centrale et orientale. Il est de notre intérêt économique et politique commun que d'empêcher un effondrement des systèmes financiers dans les pays de cette région. L'Europe parle énormément de solidarité. A présent, elle doit joindre le geste à la parole. Nous ne pouvons attendre le sommet de juin, nous devons agir maintenant".

En ce qui concerne la régulation des marchés financiers, M. Rasmussen a ajouté: "Il est heureux que M. Barroso ait finalement accepté de présenter une réglementation couvrant tous les acteurs financiers, y compris les fonds spéculatifs et de capital d'investissement. Ce qui m'inquiète, c'est qu'à présent, une grande partie du secteur du capital d'investissement va essayer d'échapper à la régulation en argumentant qu'il ne présente pas de 'risques systémiques'. Mais alors que le marché des prêts de société frise l'insolvabilité et qu'une partie importante de ce marché trouve son origine dans le capital à risque, je ne vois pas pourquoi on devrait permettre à ce dernier d'échapper à toute réglementation".

 

Source PSE

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Mardi 24 février 2009 2 24 /02 /Fév /2009 09:47
L’agenda européen ne désemplit pas. Les députés tchèques ont enfin ratifié le traité de Lisbonne. Et désormais on fourbit ses armes au sein des états-majors politiques, la perspective des élections au Parlement européen se rapprochant à grand pas !

Elles se préparent même déjà depuis de longues semaines au sein des commissions électorales des différents partis politiques. Elles y font, sans doute en permanence, l’objet d’âpres négociations et de jeux de coudes sans ménagement afin que les uns et les autres puissent se voir octroyer une position éligible sur les listes des huit grandes circonscriptions françaises. L’opinion publique imagine aisément les luttes d’influences larvées qui doivent se jouer dans l’ombre, phénomène récurrent de la vie des partis.

Elles se préparent également au sein du parti présidentiel et majoritaire, faisant sourire cette fois l’opinion publique. Mais ce sourire peut légitimement prendre l’aspect d’une grimace, tant les mouvements d’échiquier décidés par le Président de la République et les dirigeants de l’UMP ont quelque chose de désespérant. Certes, on ne peut nier à Nicolas Sarkozy d’avoir développé une fibre europhile durant ces derniers mois, ni d’ailleurs d’essayer d’envoyer au front certaines « étoiles » gouvernementales.

Mais ce qui prête à sourire, et ce qui dérange, c’est de voir à quel point lesdites étoiles rechignent lamentablement à prendre le train de Strasbourg. Que Rama Yade ait fermement refusé de prendre la tête d’une des listes de l’UMP et que Rachida Dati n’ait accepté que de mauvaise grâce de prendre place sur ces listes, autant dire le couteau sous la gorge, est significatif. Ces attitudes ne sont pas seulement symptomatique du peu de sens des responsabilités de certains leaders de l’UMP, non, cela est plus largement symptomatique du manque de considération navrant de la fonction de député européen au sein de la classe politique française.

Même au sein de notre parti, pour un Michel Rocard exemplaire qui renonça en 1994 à son confortable fauteuil de sénateur pour s’en aller siéger à Strasbourg, combien d’autres n’ont-ils faits ou ne rêvent-ils pas de faire le chemin inverse ? De même sur l’autre bord, pour un Michel Barnier dont on reconnaît l’engagement européen, on trouve deux égéries de la sarkozie peu enthousiastes à l’idée de se résoudre à ce qu’elles semblent toutes deux considérer comme un exil lointain. D’ailleurs si la seconde position sur les listes UMP de l’Ile-de-France a été au final proposée à Mme Dati, c’est bien pour pousser celle-ci hors du gouvernement. Exilerait-on encore aujourd’hui les disgraciés et autres retraités de la vie politique française loin de Paris, à Strasbourg, à l’instar du bannissement des Romains hors de Rome ?

Ce premier constat est infiniment regrettable appelle très naturellement à un changement des mentalités. Quand cesserons-nous de raisonner en jacobins hexagonaux ? Si il peut paraître naturel que nos principaux adversaires, héritiers du gaullisme, répugnent à s’investir dans l’Union, cela ne serait pas admissible chez les héritiers de Delors, et cela d’autant plus que la place occupée par les politiques communautaires est devenue aujourd’hui primordiale dans la vie des Français.

Les élections se préparent enfin à l’extrême-gauche. Au cours des semaines passées, le paysage morcelé de la kyrielle de mouvements épars, «trotskistes, socialistes, communistes, libertaires, guévaristes» ainsi que les a énumérés à cette occasion Olivier Besancenot, a amorcé dans l’optique des européennes de juin une tentative d’union, d’aucuns diront de réunion, pour autant que ces mouvements aient jamais été unis.

La question que tous, à gauche, nous nous posons est naturellement celle de la nouveauté de ce « Nouveau Parti Anticapitaliste », qui actuellement reprend surtout les anciens thèmes et les anciens militants de la LCR. Va-t-il réussir à fédérer la ribambelle d’autres mouvements qui composent le paysage de l’extrême-gauche française, tels Lutte Ouvrière, le Parti Communiste ou le Parti de Gauche ? La plupart se sont toujours positionnés de telle manière qu’ils ne puissent exercer ou être associés à des responsabilités gouvernementales, qu’ils seraient d’ailleurs bien en peine d’assumer.

Au-delà du programme, sur lequel, cela est naturel, les sociaux-démocrates trouveraient sans doute beaucoup à redire, l’union de l’extrême-gauche ne lasse pas d’inquiéter. Elle atteindrait 16% des intentions de votes selon un récent sondage Ifop-Match. Si une extrême-gauche morcelée ne peut prétendre à envoyer un député à Strasbourg, le seuil de 5% des voix au sein d’une circonscription aidant, l’émergence d’un « front de gauche » contestataire et populiste pourrait changer la donne. L’envoi de députés issus de ces mouvances, qui viendraient s’ajouter aux 10-15% attendus de l’extrême-droite ne ferait rien pour rendre les 72 députés français crédibles vis-à-vis de nos voisins…

Ce second constat appelle donc à une grande vigilance de la gauche plus modérée, nous dirons à vocation gouvernementale. Il s’agit non seulement de ne pas se laisser entrainer par une surenchère populiste irresponsable mais également de veiller à ce que les courants du Parti socialiste restent unis autour de leurs valeurs communes, que le PS lui-même réussisse à fédérer autour de celles-ci ses alliés naturels et indispensables. Surtout, nous devons faire comprendre aux Français l’enjeu fondamental de ces élections pour les citoyens de l’UE, et l’absurdité qu’il y aurait à les instrumentaliser comme exutoire extrémiste du mécontentement national, pour sa part légitime, vis-à-vis des politiques de l’actuel gouvernement.

Source le blog des socialistes de Sciences Po

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Vendredi 19 décembre 2008 5 19 /12 /Déc /2008 22:02

Le Parti Socialiste appelle les ressortissants des pays de l’Union européenne résidant en France à s’inscrire sur les listes électorales pour pouvoir voter aux élections européennes du 9 juin 2009.

Pour cela ils doivent s’inscrire sur les listes électorales avant le 31 décembre 2008.

Comment : se rendre dans la mairie de sa commune d’habitation et y remplir un formulaire d’inscription muni d’une pièce d’identité en cours de validité (passeport, CNI, carte de séjour) et  d’un justificatif de domicile ou de paiement des impôts locaux.

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Samedi 4 octobre 2008 6 04 /10 /Oct /2008 21:46
Le directeur général du FMI Dominique Strauss-Kahn a exhorté samedi l'Europe à coordonner ses efforts face à la crise financière.

"Il faut faire en sorte que toute action soit prise de façon coordonnée et qu'il soit indiqué aux marchés et à l'opinion européenne que les gouvernements et l'Union européenne prennent les choses en main", a-t-il déclaré à l'issue d'un entretien de près d'une heure avec le président français à l'Elysée.


"Toute l'expérience du FMI, c'est que dans une situation de ce genre il faut une réponse globale", a expliqué Dominique Strauss-Kahn. "C'est pour ça que la réponse du président du conseil européen, aujourd'hui Nicolas Sarkozy (...), qui veut une coordination des Européens, qui veut une réponse collective, qui veut éviter qu'il y ait une absence de solidarité entre les Européens, cette réponse est juste", a-t-il ajouté. "C'est celle que je soutiens."

 

Il a rappelé que le FMI avait soutenu le plan américain de sauvetage du système bancaire et financier des Etats-Unis - un plan de 700 milliards de dollars approuvé par le Congrès. "Nous devons faire en sorte que l'Europe prenne aujourd'hui ses responsabilités comme les Etats-Unis ont su les prendre", a estimé Dominique Strauss-Kahn.

"Peut-être aurait-il fallu, aux Etats-Unis, le faire un peu plus tôt. En tout cas, la leçon doit servir : il faut agir vite et il faut agir de façon concertée", a-t-il ajouté. "Le sommet qui doit se tenir cet après-midi autour de Nicolas Sarkozy est de ce point de vue-là très bienvenu."


Le directeur général du FMI a émis l'espoir qu'il sorte de ce sommet un "message de concertation, d'action collective", selon lui encore plus nécessaire en Europe qu'aux Etats-Unis parce que l'Europe est une construction plus complexe.


"Ce qui compte avant tout, c'est la coordination, la volonté de ne pas agir chacun pour soi comme ça a déjà été un petit peu le cas dans certains exemples européens", a-t-il souligné en faisant notamment allusion à l'Irlande.

Dominique Strauss-Kahn a également apporté son soutien à l'idée d'un sommet du G8 élargi aux principaux pays émergents  pour remettre à plat le système financier et monétaire mondial. Il a précisé que le FMI était prêt à participer à cette remise en ordre.


"Il faut revoir le fonctionnement, l'architecture du système financier mondial", a-t-il expliqué. "C'est évidemment aux Etats, aux grandes puissances, à commencer par le G8, peut-être plus que le G8, un G8 élargi à d'autres pays qui ont toutes les raisons aujourd'hui d'y être - la Chine, l'Inde, le Brésil, d'autres - de lancer la balle."


Il a estimé qu'il fallait mettre en place des éléments de régulation et de supervision. "Le FMI est préparé à le faire", a ajouté Dominique Strauss-Kahn.


Il a jugé la situation économique mondiale "très préoccupante" et annoncé que le FMI allait publier des prévisions de croissance "assez sensiblement en baisse par rapport à ce qu'on avait jusqu'à maintenant".


Il a également jugé la situation financière "préoccupante" et souligné que les pertes annoncées dès avril dans le secteur financier se révélaient aujourd'hui devoir être "un peu plus importantes (...) que ce qu'on avait mesuré."

 

D'après AFP

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